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Une chance sur 15 millions : cette Australienne accouche de quadruplées identiques, sa médecin y voit un miracle

Publié par Cassandre le 20 Juil 2026 à 19:24
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Mère émue en salle d'accouchement à Brisbane

Une grossesse naturelle, un seul placenta, quatre bébés qui partagent le même ADN. À Brisbane, une histoire tellement rare que les médecins peinent encore à y croire s’est jouée dans une salle d’accouchement bondée.

Jenitar Na’amoana, 34 ans, savait sa grossesse à risque. Ce qu’elle ignorait, c’est à quel point son cas allait devenir exceptionnel aux yeux de la médecine mondiale.

Quatre prénoms, quatre poids différents, un seul destin commun scellé dans le même placenta : voici comment tout s’est joué.

Une grossesse à haut risque suivie de très près

Tout commence en Australie, à l’hôpital de Brisbane, sur la côte est du pays. Jenitar Na’amoana et son époux Jortham sont déjà parents de quatre enfants, âgés d’1 an, 3 ans, 8 ans et 10 ans. Un cinquième bébé n’était pas prévu. Encore moins quatre d’un coup.

Dès les premières échographies, l’équipe médicale comprend qu’elle a affaire à une situation exceptionnelle. Les quadruplées partagent le même placenta, ce qui multiplie les dangers pour leur développement. Le docteur Alexa Bendall, qui suit la patiente jusqu’à l’accouchement, qualifie cette grossesse de « très très à risque ».

La raison est simple mais redoutable : quand plusieurs bébés partagent un seul réseau de vaisseaux sanguins, un déséquilibre de circulation peut provoquer un retard de croissance sévère chez l’un d’entre eux, voire des complications graves pour tous. Le risque de mortalité, pour les fœtus comme pour la mère, grimpe en flèche.

C’est un peu comme si quatre passagers devaient se partager l’oxygène d’un seul masque, un détail qui donne le vertige rien qu’à l’écrire.

Jenitar est hospitalisée dès la 25e semaine de grossesse, sous surveillance constante. Un choix qui, avec le recul, s’est révélé décisif pour la suite de l’histoire, tout comme certaines situations où la vigilance médicale fait toute la différence face à l’imprévisible. D’autres familles, confrontées à des bouleversements soudains, ont dû elles aussi composer avec des circonstances qu’elles n’avaient jamais anticipées.

Le chiffre qui a stupéfié les médecins australiens

Le 14 juillet, après 28 semaines et 4 jours de grossesse, Jenitar accouche par césarienne. Une vingtaine de soignants sont mobilisés pour l’occasion, preuve du niveau de préparation exigé par un cas aussi rare.

Les quatre petites filles arrivent en parfaite santé. Emily pèse 1,03 kg, Harriet et Alexa 1,12 kg chacune, et Catherine, la plus costaude du quatuor, affiche 1,15 kg sur la balance. Elles sont aujourd’hui suivies dans l’unité de néonatologie de l’hôpital.

C’est là qu’intervient le chiffre qui a fait le tour de l’Australie : selon le docteur Bendall, les chances qu’un seul ovule fécondé se divise en quatre embryons distincts au tout début du développement sont d’environ une sur quinze millions. Un événement statistiquement plus rare que de gagner à certaines loteries nationales.

À sa connaissance, il s’agit d’une première dans l’histoire médicale australienne. Elle n’a par ailleurs jamais entendu parler d’un cas similaire dans la littérature scientifique mondiale concernant des quadruplées partageant un seul et même placenta.

« S’il y a eu quelques cas ailleurs dans le monde, c’est vraiment un ou deux », précise-t-elle à la télévision publique ABC. Un chiffre qui rappelle à quel point certains événements de la vie, comme certaines rencontres improbables entre un être vivant et son environnement, défient toute logique statistique.

Quatre incubateurs de nouveau-nés en néonatologie

Le geste qui a bouleversé toute la famille

Au-delà de la performance médicale, c’est un geste symbolique qui a particulièrement touché l’équipe soignante. L’une des quadruplées porte le prénom Alexa, en hommage direct à la médecin qui a suivi Jenitar tout au long de cette grossesse hors norme. Le docteur Bendall s’est dite « incroyablement honorée » par cette attention.

Pour les parents, la joie se mêle à une inquiétude bien réelle. Gérer un budget familial devient soudain un tout autre défi quand quatre nouveau-nés arrivent en même temps. « Nos quatre petits miracles sont arrivés sains et saufs, et bien que nos cœurs débordent de gratitude, la réalité de devoir s’occuper de quatre nouveau-nés à la fois nous a confrontés à des défis que nous n’aurions jamais pu imaginer », écrit Jenitar Na’amoana.

Face à ce bouleversement logistique et financier, le couple a lancé une cagnotte en ligne. Ils espèrent notamment réunir assez d’argent pour acheter un van capable de transporter toute la famille, désormais composée de huit enfants. À ce jour, plus de 38 000 dollars australiens ont déjà été récoltés, soit environ 23 500 euros.

Une somme qui témoigne de l’élan de solidarité suscité par cette histoire, largement relayée outre-mer, un peu comme d’autres initiatives où la générosité collective change concrètement le quotidien d’une famille.

Une chance sur quinze millions, quatre visages identiques, une famille de huit enfants désormais soudée par ce miracle statistique. L’histoire d’Emily, Harriet, Alexa et Catherine rappelle que la nature garde encore quelques secrets capables de sidérer même les spécialistes les plus aguerris. Et si le prochain cas similaire n’apparaissait que dans quinze millions d’accouchements ?

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