« Je gagne 150 € par jour depuis ma chambre » : cette étudiante a fait de Vinted un job à temps plein

Une penderie qui déborde, des fringues jamais portées, et un compte en banque famélique d’étudiante fraîchement débarquée à Londres. C’est là qu’Hattie Cooke a commencé, presque par hasard, ce qui allait devenir une véritable machine à cash.
Deux ans plus tard, elle gagne parfois 150 € par jour depuis sa chambre. De quoi donner des idées à tous ceux qui ont un carton de vêtements qui prend la poussière au fond du placard.
Une étudiante fauchée qui vide sa penderie pour survivre
Hattie Cooke a 20 ans et étudie la mode au London College of Fashion. Une école qui coûte cher, dans une ville qui coûte encore plus cher, et un budget étudiant qui craque de partout dès la première année.
Being entourée de gens stylés à longueur de journée, elle a pris l’habitude d’acheter frénétiquement dans les friperies de la capitale britannique. « J’ai eu plein d’inspiration et je suis devenue folle des achats », admet-elle sans détour.
Résultat : des vêtements accumulés, un budget explosé, et une solution toute trouvée. Elle vendait déjà sur Vinted depuis deux ans, en amateur. Il ne restait plus qu’à passer à la vitesse supérieure.
De side hustle à véritable business : le déclic
Ce qui n’était qu’un moyen de faire un peu de cash rapide est devenu une routine millimétrée. Hattie revend ses propres vêtements, mais aussi des pièces achetées spécifiquement pour être revendues.
Sa botte secrète : les lots de vêtements vintage. Un récent achat de 50 jupes en jean pour 50 £ chez un revendeur londonien lui a permis de dégager une marge immédiate. « Je me suis dit que si les jupes se vendaient plus d’une livre chacune, c’était déjà du profit pur », raconte-t-elle.
Elle a désormais trouvé sa niche : la mode des années 2000, le fameux style « Y2K », qu’elle revend souvent plus du double de son prix d’achat. Une spécialisation payante, à l’heure où la nostalgie des années 2000 fait fureur chez les jeunes générations.

Les chiffres qui donnent le vertige
Aujourd’hui, Hattie vend entre cinq et dix articles par jour quand elle est « à fond dedans ». Résultat : jusqu’à 4 500 £ par mois, soit environ 5 300 €.
Depuis ses débuts, elle a déjà généré près de 10 000 £ de revenus grâce à ses ventes. Un montant qu’elle n’aurait jamais imaginé atteindre. « Je n’ai jamais pensé que ça pourrait devenir un vrai job à plein temps. C’est fou tout l’argent qu’on peut gagner depuis chez soi », confie-t-elle.
Ce type de business Vinted séduit de plus en plus de jeunes, séduits par la flexibilité et les revenus potentiels. Certains ados en font même leur activité principale, comme cet adolescent de 17 ans qui a quitté l’école pour se consacrer à la revente.
Le décor qui fait vendre : un détail que personne ne soupçonne
Première leçon d’Hattie : l’arrière-plan des photos compte autant que le vêtement lui-même. « Quand j’étale mes vêtements sur un parquet, ils se vendent moins bien que sur mon lit », explique-t-elle.
Elle photographie systématiquement ses pièces posées sur sa parure de lit à imprimé léopard. Un choix loin d’être anodin : l’esthétique matche parfaitement avec le style vintage qu’elle propose.
Un détail qui peut sembler futile, mais qui illustre une règle d’or de la vente en ligne : l’ambiance visuelle vend autant que le produit. Sur Vinted comme ailleurs, la présentation fait souvent la différence entre un article qui traîne et un article qui part en quelques heures.
L’heure et le jour où tout se joue
Publier une annonce n’importe quand, c’est prendre le risque qu’elle se noie dans le flux. Hattie a identifié un créneau précis : 18h ou 19h, quand les gens sortent du travail.
« J’essaie de publier quand les gens finissent le boulot, mes affaires ont tendance à se vendre le soir même », explique-t-elle. Le dimanche est aussi, selon elle, un jour particulièrement propice aux ventes.
Deuxième arme secrète : les hashtags et mots-clés qui collent à l’ambiance de l’article. « Y2K », « années 2000 », voire le nom d’une célébrité qui porterait un look similaire. De quoi capter l’algorithme de la plateforme et gagner en visibilité.
La régularité, l’arme la plus sous-estimée
Hattie a connu ses périodes creuses, ces fameux « dry spells » où les ventes s’effondrent sans raison apparente. Sa conclusion a été sans appel.
« Je remarque que quand je publie de façon régulière, mes ventes sont plus régulières », dit-elle simplement. Ce conseil, en apparence basique, fait aujourd’hui partie de ses priorités absolues.
Autre détail technique qui change tout : indiquer précisément les mensurations dans chaque annonce. Tour de taille, tour de poitrine — ces informations évitent les allers-retours de messages et accélèrent la vente.
Le prix malin et la livraison qui fidélise
Sur la question du prix, Hattie a une méthode bien rodée. « Je recommande d’afficher un prix légèrement supérieur à ce qu’on serait prêt à accepter. Comme ça, on peut accepter des offres et l’acheteur a l’impression de faire une bonne affaire. »
Une astuce simple qui joue sur la psychologie de l’acheteur, flatté d’avoir « négocié » alors que le prix final était prévu depuis le départ.
Dernier point, non négociable selon elle : la rapidité d’envoi. Expédier le jour même ou le lendemain de la vente encourage les clients à revenir. « Un envoi rapide rassure l’acheteur sur votre fiabilité », insiste-t-elle. Une fidélisation qui, mise bout à bout avec toutes ces techniques, transforme une simple penderie en véritable petite entreprise.