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« Suivie par trois hommes » : ce vol Ryanair a activé le code réservé aux détournements d’avion

Publié par Elodie le 26 Sep 2026 à 20:26
Hôtesse recevant une note manuscrite d'une passagère

Un vol Porto-Dublin qui décolle sans accroc, un mardi soir de fin septembre comme un autre. Puis, quelques minutes après le décollage, l’appareil fait brutalement demi-tour vers l’aéroport de départ.

À bord, une passagère vient de remettre un mot inquiétant à l’équipage. Ce que le pilote a fait ensuite déclenche une mécanique d’urgence que très peu de vols connaissent un jour, et la réponse arrive plus vite qu’on ne l’imagine.

Un vol Ryanair qui bascule en quelques minutes à peine

Le vol FR7073 de Ryanair devait relier tranquillement Porto à Dublin, ce mardi 22 septembre. Décollage prévu à 22h25, trajet classique de deux heures et demie au-dessus de l’Atlantique, à bord d’un Boeing 737 MAX 8.

Sauf que l’appareil, immatriculé EI-IKJ, n’est jamais arrivé directement à destination. Selon les informations du Mirror, relayées ensuite par plusieurs médias portugais, une passagère de 48 ans aurait remis à une hôtesse plusieurs feuilles de papier peu après le décollage.

Elle y affirmait être suivie par trois personnes, et demandait que ces documents soient transmis directement au commandant de bord. Un détail qui, seul, ne justifierait pas forcément un demi-tour en pleine ascension.

Mais l’équipage a pris la situation très au sérieux, et n’a pas attendu longtemps pour réagir. L’avion venait tout juste de quitter le sol portugais lorsqu’il a commencé à rebrousser chemin vers Porto, un scénario aussi rare que celui vécu récemment par certains voyageurs confrontés à des règles de sécurité aérienne très strictes.

Ce demi-tour précipité aurait pu s’arrêter là, comme un simple incident de sécurité géré discrètement. Ce genre de rebroussement existe régulièrement dans l’aviation commerciale, pour des raisons médicales ou techniques bien plus banales.

Mais le geste posé par le pilote dans les minutes qui ont suivi allait transformer ce vol en véritable alerte internationale.

Le geste rarissime du pilote qui change tout

Face à cette alerte, le commandant de bord n’a pas simplement fait demi-tour par précaution. Selon plusieurs médias portugais, il aurait introduit dans le transpondeur de l’appareil un code très précis : le code 7500.

Ce transpondeur est ce petit boîtier électronique qui reçoit un signal radio et y répond automatiquement en émettant un autre signal vers les contrôleurs aériens. En temps normal, il sert simplement à identifier l’avion sur les écrans radar, sans rien de plus.

Mais le code 7500 change complètement la donne. Il s’agit du signal international utilisé dans le monde entier pour alerter secrètement les contrôleurs d’une possible intervention illégale à bord : un détournement, ou une intrusion dans le cockpit.

Contrairement à un mayday classique, ce code ne prévient ni les passagers, ni les autres avions alentour. Seuls les contrôleurs au sol comprennent l’urgence, sans que personne à bord ne s’en rende vraiment compte.

C’est un fonctionnement que méconnaissent la plupart des voyageurs, même les plus habitués des vols long-courriers comme ceux évoqués après les récents ajustements tarifaires de certaines compagnies low-cost.

Le simple fait d’entrer ces quatre chiffres suffit à faire basculer tout un dispositif de sécurité au sol, sans qu’aucune sirène ne retentisse en cabine. Dès que le signal a été reçu, la mécanique d’urgence s’est enclenchée du côté des autorités portugaises.

Et c’est là que l’histoire prend une tournure encore plus étonnante : ce code n’est censé être activé que dans des situations extrêmes, et cette fois, il n’était absolument pas nécessaire.

Gros plan sur un transpondeur de cockpit d'avion

Pourquoi ce signal a mobilisé toute une chaîne de sécurité pour rien

Comme le rappellent les spécialistes du secteur, un signal d’alerte déclenche presque toujours une mécanique disproportionnée par rapport à la réalité du danger. Un code 7500 ne fait pas exception : d’après le site spécialisé Airlive, dès que le signal apparaît, une alarme visuelle et sonore automatique se déclenche directement sur les écrans des contrôleurs aériens.

Ces derniers cherchent d’abord à confirmer avec l’équipage qu’il ne s’agit pas d’une simple erreur de manipulation, avant d’alerter la défense nationale, les forces de l’ordre et les services d’urgence de l’aéroport. Une fois la menace jugée crédible, une communication prioritaire est établie avec le vol FR7073.

L’espace aérien alentour est alors dégagé pour lui offrir un couloir direct vers Porto, avec des indications radar précises fournies en temps réel. Résultat : l’appareil s’est posé en toute sécurité à l’aéroport Francisco-Sá-Carneiro, environ 37 minutes seulement après son décollage.

Mais une fois au sol, les autorités ont tranché rapidement : il ne s’agissait pas d’une menace réelle, seulement d’une fausse alerte de sécurité. Un porte-parole de Ryanair a confirmé au Mirror que l’incident avait été « rapidement résolu » après cette parenthèse tendue.

Selon le média portugais Correio da Manhã, le vol a finalement redécollé avec 2h33 de retard, pour atterrir à Dublin peu après 3 heures du matin. La promesse de la compagnie était tenue, mais l’attente pour les passagers avait été particulièrement longue et éprouvante.

Ce que l’on sait désormais de la passagère et de la suite du dossier

Les informations sur l’identité de la passagère se sont précisées après l’atterrissage. Selon le site spécialisé Airlive, il s’agirait d’une femme brésilienne de 48 ans, décrite comme ayant tenu des propos incohérents avant de remettre ses notes à l’équipage.

Certains médias rapportent qu’elle aurait été extraite du Boeing 737 après son atterrissage à Porto, avant d’être identifiée par les autorités locales en raison d’un comportement jugé désordonné. D’autres précisent qu’elle aurait finalement été réintégrée à bord une fois la situation clarifiée, pour continuer le trajet vers l’Irlande avec les autres passagers.

Ce type d’épisode n’est pas totalement isolé dans le ciel européen ces derniers mois. Les compagnies aériennes multiplient les protocoles renforcés face à des comportements imprévisibles à bord, un peu comme le montrent certaines mesures de sécurité qui se durcissent ailleurs dans les transports.

Reste une question en suspens : aucune sanction officielle n’a pour l’instant été annoncée à l’encontre de la passagère. Les autorités portugaises n’ont pas communiqué sur une éventuelle suite judiciaire, et Ryanair n’a pas précisé si des poursuites étaient envisagées pour ce type de fausse alerte, pourtant coûteuse en mobilisation humaine et matérielle sur le terrain.

Un signal pensé pour les pires scénarios, activé pour une peur qui n’en était pas une : voilà comment un simple mot griffonné a suffi à mobiliser toute une chaîne de sécurité aérienne en pleine nuit.

Et si cette mésaventure vous a fait froid dans le dos, ce qui attendait une autre femme derrière sa propre porte, bien après le décès de son mari, risque de vous glacer tout autant.

D’ailleurs, la prochaine fois que vous lèverez les yeux vers le ciel, ce que la science vient tout juste de filmer bien plus bas, dans les abysses, pourrait bien changer votre regard sur ce qui nous entoure.

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