Un SDF meurt roué de coups à Alençon : trois jeunes hommes interpellés dans la foulée
Il dormait souvent sur ce banc, en face de La Poste. Un bonnet vissé sur la tête, calme, il ne demandait jamais rien à personne. Dans la nuit du 17 au 18 août 2026, cet homme d’une soixantaine d’années est mort dans le square Gisèle Halimi, en plein centre-ville d’Alençon.

Ce sont des cris qui ont d’abord alerté le voisinage. Il est environ 3 heures du matin quand des riverains entendent ce qui ressemble à une bagarre, non loin de La Poste. Ils appellent aussitôt la police.
Une scène de violence en pleine nuit

Les secours arrivent rapidement sur place, alertés en parallèle des forces de l’ordre. Mais il est déjà trop tard pour l’homme, retrouvé allongé au pied d’un banc de cette place récemment réaménagée.
Les pompiers tentent malgré tout un massage cardiaque. Sans succès. Le sexagénaire décède sur les lieux, quelques minutes après l’intervention des secours.
Selon nos informations, la victime a été rouée de coups à la tête. Trois personnes se seraient acharnées sur lui alors qu’il était allongé au sol, incapable de se défendre.
Les agresseurs ont ensuite quitté le square avant même l’arrivée de la police et des pompiers. Une fuite qui n’aura pourtant pas suffi à échapper à l’enquête.
Une interpellation qui ne traîne pas
L’enquête est ouverte dès les faits constatés, vers 3 heures du matin. Les policiers remontent une piste qui les mène jusqu’à un appartement du quartier de Montsort, à quelques minutes du centre-ville.
Au lever du jour, trois jeunes hommes sont interpellés dans ce logement. Le locataire, âgé d’une vingtaine d’années, ainsi que deux de ses amis, dont l’un est mineur.
Tous les trois sont alors en état d’ivresse. Aucun n’était jusque-là connu des services de police, ce qui rend l’affaire d’autant plus déroutante pour les enquêteurs locaux.
Ce type d’agression gratuite contre une personne sans défense n’est malheureusement pas un cas isolé. On se souvient par exemple de cet homme sans domicile abattu par la police après une attitude jugée menaçante devant une école, autre situation où la précarité a viré au drame.
Ce que dit son entourage de rue

Placés en garde à vue au commissariat d’Alençon, les trois suspects sont toujours entendus au moment où ces lignes sont écrites. L’enquête doit désormais déterminer les circonstances exactes de cette agression et le rôle de chacun.
Un riverain, habitué du quartier, a accepté de témoigner sur la victime. Il décrit un homme discret, presque invisible dans le paysage urbain quotidien.
« Il portait fréquemment un bonnet et était calme. Il ne me réclamait rien », confie-t-il, encore marqué par la nouvelle de sa mort violente.
Ce portrait tranche avec la brutalité des faits. Un homme sans histoires, connu du quartier pour sa discrétion, devenu la victime d’une violence aussi soudaine qu’incompréhensible.
Un drame qui interroge sur la précarité en centre-ville
L’affaire relance, une fois de plus, la question de la sécurité des personnes sans domicile fixe dans l’espace public. Alençon n’est pas épargnée par ce phénomène, comme d’autres villes moyennes françaises.
Des situations aussi tragiques rappellent que la rue reste un lieu d’extrême vulnérabilité. D’autres histoires, plus heureuses, montrent parfois qu’un simple geste peut changer une trajectoire, comme cet homme à la rue embauché en CDI après des mois passés devant un magasin.
Pour l’heure, la garde à vue des trois suspects se poursuit à Alençon. L’enquête devra établir les circonstances précises de cette nuit tragique et les responsabilités de chacun dans la mort du sexagénaire.
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