Il garde un morceau de cerveau chez lui depuis des années — la police vient de le découvrir

Treize ans. C’est le temps qu’un homme du Wisconsin a passé à harceler une femme qu’il n’a fréquentée que quelques semaines, il y a plus d’une décennie. Quand la police a fini par perquisitionner chez lui, ce qu’elle a trouvé dépasse l’entendement.
Crânes humains, squelette dans un cercueil en verre, poupée sexuelle grandeur nature, et même un bocal censé contenir un morceau du cerveau du tueur en série John Wayne Gacy. L’affaire, révélée par Fox11, glace le sang des enquêteurs eux-mêmes.
Une rencontre anodine qui vire à l’obsession
Tout commence en juin 2013 à Madison, dans le Wisconsin. Benjamin Larson, aujourd’hui âgé de 47 ans, convainc une femme de le laisser réaliser un « moulage corporel » chez lui.
Les deux se fréquentent ensuite pendant deux mois, se voyant seulement « une poignée de fois », selon les documents judiciaires consultés par le Fond du Lac County Sheriff’s Office. La relation s’arrête net après un appel où Larson dit être « suicidaire, une arme sur la tempe ».
Terrifiée, la jeune femme s’installe au Canada et refuse de communiquer sa nouvelle adresse. Elle veut simplement « disparaître ». Mais Larson ne l’entend pas de cette oreille.
Des lettres à sa mère, un tatouage de ses initiales

Le harcèlement prend une tournure inquiétante. Larson envoie des e-mails obsessionnels à son ex, mais aussi des lettres directement à sa mère.
En 2015, il lui révèle s’être fait tatouer ses initiales sur le corps, pour être certain qu’elle ne puisse « jamais s’en aller ». Une phrase extraite de sa correspondance, versée au dossier, résume l’ampleur de son obsession : « Je ne lâche jamais prise, et je n’oublie rien. Je garde chaque mot que tu m’as écrit. »
Pendant des années, la victime tente d’échapper à cet homme qu’elle n’a côtoyé que quelques semaines. Une histoire qui rappelle, par son intensité glaçante, d’autres affaires criminelles qui bouleversent l’opinion.
Ce que la police découvre dans son sous-sol
Le 14 août dernier, les forces de l’ordre perquisitionnent la maison rurale de Larson, à Fond du Lac. La scène qu’elles découvrent tient du cabinet de curiosités macabre.
Un squelette complet repose dans un cercueil en verre. Un crâne humain trône dans une vitrine. Dans le sous-sol, dix classeurs entiers sont consacrés à Edward Gein, le tristement célèbre « Boucher de Plainfield », avec des objets qui auraient été prélevés directement chez le tueur, voire sur sa tombe.
Les enquêteurs mettent aussi la main sur différents types de poison et des balles correspondant au calibre utilisé par le Zodiac Killer, jamais identifié. Un panneau indique la présence, dans un bocal à proximité, d’un morceau du cerveau de John Wayne Gacy, le tueur de Chicago responsable de la mort d’au moins 33 jeunes hommes dans les années 1970.
Une chambre secrète et des dizaines de crânes
Mais le plus troublant se trouve dans une pièce fermée à clé du sous-sol. Une peinture représente une femme nue, dont l’apparence correspondrait à celle de la victime harcelée.
Juste en dessous, sur un lit, une poupée sexuelle en silicone « grandeur nature » repose aux côtés de notes adressées à cette même femme. Les murs de la chambre sont couverts de photos encadrées de femmes dénudées.
Sur les étagères, les enquêteurs comptent cinq crânes humains complets et un crâne partiel. Une mâchoire humaine repose sur la commode. Selon Fox11, les autorités travaillent désormais avec des anthropologues pour déterminer l’authenticité de ces restes, dont certains pourraient dater de la période amérindienne ancienne.
Des notes qui trahissent une jalousie maladive

Les policiers découvrent également un portfolio noir de 25 pages, rempli de notes manuscrites concernant sa victime. L’une d’elles trahit une rage à peine contenue : « Je suis furieux à l’idée qu’elle soit avec lui, et qu’ils aient un enfant… Qu’il connaisse son esprit merveilleusement érotique pendant que moi je pourris dans mon coin de sous-sol. »
Larson semble obsédé par le fait que le nouveau compagnon de son ex puisse « la tenir dans ses bras et l’embrasser ». Il décrit avec une précision troublante ses séances de filature, habillé « tout en noir, avec des gants noirs et un masque noir », observant les mouvements de la jeune femme depuis sa voiture, « rôdant dans l’obscurité ».
Le harcèlement ne s’est jamais arrêté. En décembre dernier encore, il lui envoie une carte de vœux détournée : « Season’s Creeping » — un jeu de mots glaçant sur « Season’s Greetings ».
Ce que risque désormais Benjamin Larson
Face à la justice, Benjamin Larson encourt jusqu’à 42 mois de prison s’il est reconnu coupable de stalking. Il doit comparaître le 11 septembre prochain.
En attendant, les enquêteurs poursuivent leurs analyses pour déterminer si certains des restes humains retrouvés chez lui pourraient être liés à d’autres crimes non résolus. Une question qui, pour l’instant, reste sans réponse.
Cette affaire hors normes rappelle à quel point certains faits divers dépassent la fiction. D’autres histoires tout aussi troublantes continuent de faire l’actualité, comme cette rubrique dédiée aux affaires criminelles le démontre régulièrement.