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« Elle n’a jamais été oubliée » : la famille de Suzanne, disparue à 14 ans il y a 46 ans, relance l’appel

Publié par Cassandre le 05 Août 2026 à 14:26
« Elle n'a jamais été oubliée » : la famille de Suzanne, disparue à 14 ans il y a 46 ans, relance l'appel

Un été 1979, deux sœurs quittent la maison familiale pour aller voir des amis. Cinq jours plus tard, une seule revient. Depuis, une famille entière vit avec un vide impossible à combler, sans réponse, sans corps, sans certitude. Aujourd’hui, un nouvel appel relance cette énigme vieille de 46 ans, avec un détail qui pourrait tout changer.

Une disparition qui remonte à l’été 1979

Le 27 juillet 1979, Suzanne Lawrence, 14 ans, part avec sa petite sœur Michelle, 13 ans, de leur domicile de Harold Hill, dans la banlieue de Londres. Elles disent à leurs parents qu’elles vont passer quelques jours chez des amis à Dagenham. C’est la dernière fois que la famille verra Suzanne.

Cinq jours plus tard, Michelle réapparaît seule. Elle raconte que les deux sœurs se sont disputées pendant leur escapade, et qu’elles ont croisé trois garçons âgés de 14 à 17 ans lors d’une fête foraine à Highbury Fields. Selon elle, ces garçons les auraient conduites dans un squat des environs.

Quand les policiers l’accompagnent sur place pour retrouver l’endroit, elle ne parvient pas à le localiser. Les enquêteurs de l’époque envisagent alors une autre piste : Suzanne aurait pu suivre une fête foraine itinérante, comme le rappelle le contexte de cette précarité juvénile fréquente à cette époque.

Aucune trace de Suzanne n’a jamais été retrouvée. Son dossier n’a jamais été refermé, un peu à l’image de ces affaires oubliées qui traversent les décennies sans réponse.

L’e-fit qui pourrait relancer les recherches

Pour tenter de raviver la mémoire collective, les enquêteurs de la police métropolitaine ont fait réaliser un e-fit, un portrait numérique montrant à quoi Suzanne pourrait ressembler aujourd’hui, à 61 ans. L’espoir : que quelqu’un la reconnaisse, ou reconnaisse un détail de son parcours.

La sœur de Suzanne, Michelle, aujourd’hui adulte, a pris la parole publiquement pour soutenir cet appel. Elle explique que « pas un jour ne passe » sans qu’elle se demande ce qui est arrivé à sa sœur.

Leur mère, désormais âgée, aurait « vécu des décennies sans savoir ce qu’il est advenu de sa fille », un fardeau que Michelle juge insupportable pour n’importe quelle famille, un peu comme ces situations rappelées par l’isolement de certaines personnes âgées face aux drames non résolus.

« Si quelqu’un se souvient de nous avoir vues, de nous avoir aidées, hébergées, ou d’avoir parlé à ma sœur durant ces jours de l’été 1979, je l’implore de se manifester », a-t-elle déclaré. « Même le plus petit détail pourrait être important. »

Photo polaroïd vintage de deux adolescentes des années 1970

Ce que la police cherche vraiment à savoir aujourd’hui

Le détail qui change tout : les trois garçons croisés à la fête foraine de Highbury Fields n’ont, à ce jour, jamais été identifiés. Or, selon la police, ils pourraient détenir des informations cruciales sur ce qu’il est advenu de Suzanne après le retour de sa sœur au domicile familial.

La Detective Chief Inspector Kam Sodhi, qui dirige l’enquête, précise que les deux sœurs auraient connu « une brève période de sans-abrisme » après avoir quitté la maison en juillet 1979. Elle insiste : « Les relations et les circonstances changent avec le temps. Une information qui semblait autrefois insignifiante pourrait désormais être vitale pour apporter des réponses à cette famille. »

La police lance un appel élargi à toute personne ayant connu la famille, fréquenté l’école avec Suzanne, ou eu un contact quelconque avec les deux sœurs durant cet été 1979. Un message a également été adressé directement à Suzanne, si elle est toujours en vie : la contacter, même simplement pour donner de ses nouvelles à ses proches, comme le souligne le journaliste Joe Harker qui a suivi cette affaire.

Suzanne était décrite comme une adolescente blanche aux cheveux bruns raides, mesurant entre 1,60 et 1,65 mètre, de silhouette mince. Toute personne disposant d’informations peut contacter la police au 101 en citant la référence Op Examen 01/1106320/24, ou joindre Crimestoppers de manière anonyme au 0800 555 111. Vous pouvez également suivre ces actualités sur Google Discover pour rester informé des suites de l’enquête.

Quarante-six ans après, une phrase résume tout ce combat familial : « elle n’a jamais été oubliée ». Reste à savoir si, cette fois, quelqu’un se souviendra enfin.

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