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Attaqué par un alligator en pleine rivière, ce triathlète de 31 ans révèle le geste fou qui l’a sauvé

Publié par Elsa Fanjul le 27 Août 2026 à 8:01
Attaqué par un alligator dans une rivière, ce triathlète s'en sort grâce à un geste vers l'œil

Un dimanche matin, une simple séance de natation en rivière. Et puis, en une fraction de seconde, tout bascule.

Jonathan Bruney, 31 ans, triathlète et coach en endurance, s’entraînait avec son équipe pour préparer un Ironman prévu fin septembre. Il ne se doutait pas qu’il allait devoir puiser dans un instinct de survie qu’il ne se connaissait pas.

Un choc si violent qu’il pense heurter un tronc

Les faits se déroulent le dimanche 23 août, vers 10h35, dans la rivière Savannah, à North Augusta, en Caroline du Sud. Jonathan nage tranquillement avec plusieurs athlètes de son club.

Soudain, quelque chose lui attrape le bras droit avec une force inouïe. « Ça m’a frappé sans prévenir. Tout à coup, j’ai reçu un violent choc », raconte-t-il à la chaîne américaine WRDW.

« L’impact a été assez important sur mon côté droit… J’ai eu l’impression d’avoir heurté un obstacle de plein fouet avec mon coude, comme si j’avais plongé sur le sol d’un terrain de basket. » Sur le moment, il pense avoir percuté un tronc d’arbre immergé.

Mais une « douleur glaciale » remonte le long de son bras. Il comprend alors : ce n’est pas du bois, c’est un alligator qui vient de refermer ses mâchoires sur lui.

La technique qui aurait pu tout aggraver

L’animal saisit sa proie et l’entraîne immédiatement sous l’eau. Jonathan sait qu’il n’a que quelques secondes pour réagir.

Les alligators pratiquent souvent le « death roll » : ils se mettent à tourner sur eux-mêmes pour déchiqueter ce qu’ils tiennent entre leurs mâchoires. Une technique redoutable, capable de causer des blessures bien plus graves qu’une simple morsure.

C’est exactement ce que Jonathan veut éviter à tout prix. Il n’a qu’une option : viser un point faible avant que le reptile n’entame sa rotation.

Main d'un homme repoussant le museau d'un alligator sous l'eau

Le geste qui lui sauve la vie

« Je savais que c’était les yeux qu’il fallait viser », explique-t-il. Dans l’eau, alors que l’alligator le tient toujours par le bras, il tâtonne pour trouver le museau de l’animal.

« J’ai posé ma main sur son museau, j’ai tendu le bras et j’ai enfoncé mon pouce dans son œil. Il m’a alors relâché. » Un réflexe digne d’un manuel de survie, exécuté en pleine panique, sous l’eau, avec un bras déjà mordu.

Une fois libéré, Jonathan hurle pour alerter les autres nageurs. Parmi eux, Matthew Davis, formé aux premiers secours, improvise un garrot avec la corde de sa bouée de natation pour stopper l’hémorragie.

Ce genre de sang-froid collectif rappelle d’autres histoires marquantes, comme celle de cette femme attaquée par un alligator de 3 mètres, sauvée par le geste d’un inconnu.

Des lésions graves, mais les muscles épargnés

Transporté d’urgence à l’hôpital, Jonathan Bruney souffre de lésions cutanées et graisseuses importantes. Bonne nouvelle : ses muscles, eux, sont restés intacts.

« Ça aurait pu être bien pire. Je suppose que j’ai gagné à la loterie des alligators », confie-t-il, avec un certain recul sur ce qu’il vient de vivre.

Triathlètes portant secours à un nageur blessé sur la berge

Les autorités locales ont fouillé les berges de la rivière Savannah dans l’espoir de localiser l’animal. Sans succès pour l’instant, rapporte le magazine américain People.

Direction l’Ironman malgré tout

Les médecins sont clairs : pas de baignade pendant environ un mois, le temps que les lésions cicatrisent correctement. Une consigne logique après une attaque aussi violente.

Mais Jonathan Bruney n’a visiblement pas l’intention de laisser un alligator décider de son calendrier sportif. Il compte bien s’aligner sur l’Ironman prévu le 27 septembre, comme si de rien n’était.

Une détermination qui n’est pas sans rappeler d’autres histoires de survie où l’instinct fait toute la différence, comme celle de ce surfeur attaqué par un requin qui a refusé de lâcher prise. Dans l’eau, parfois, la seule règle qui compte, c’est de ne jamais abandonner.

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