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Les 8 fruits secs préférés des Français : le n°1 n’est même pas l’amande

Publié par Claire le 12 Juil 2026 à 17:02

Sur le comptoir de l’apéro, dans les salades ou en grignotage devant Netflix, les fruits secs se sont taillé une place de choix dans les placards français. Entre les données de consommation des industriels du secteur et les enquêtes de l’Alliance 7 (syndicat des industries des aliments de grignotage), un classement précis se dessine.

Et il réserve une surprise : celui qu’on imagine tout en haut du podium n’est même pas premier. Direction le classement, du 8e au 1er rang.

Assortiment de fruits secs dans des bols sur une table

Les outsiders qui grignotent des parts de marché

À la 8e place, on retrouve la pistache, longtemps considérée comme un produit de niche réservé aux apéros chics. Sa consommation a bondi de plus de 40% en dix ans en France, portée par son image healthy et sa couleur photogénique sur les réseaux sociaux.

En 7e position, la noix de cajou s’impose comme la grande gagnante de la décennie. Importée majoritairement du Vietnam et de l’Inde, elle a détrôné des classiques plus anciens grâce à son goût doux qui plaît aux enfants comme aux adultes.

La 6e place revient à la noisette, un fruit à coque profondément ancré dans les habitudes françaises, notamment via le Nutella et les confiseries. La France en importe l’essentiel de Turquie, premier producteur mondial avec plus de 60% de l’offre.

Mais ces trois-là ne sont que des amuse-bouches avant le vrai match du podium.

Le trio qui truste les paquets d’apéritif

À la 5e place, la pignon de pin surprend par sa présence si haute dans le classement. Cher à l’achat (souvent plus de 30 €/kg), il reste pourtant un incontournable des salades et pestos maison, consommé en petites quantités mais très régulièrement.

La 4e place est occupée par la noix, star historique des campagnes françaises, notamment dans le Périgord et l’Isère, régions productrices majeures avec l’AOP Noix de Grenoble. Elle reste un pilier des fêtes de fin d’année.

Main tenant des cacahuètes et amandes à l'apéritif

Sur la 3e marche, on trouve enfin l’amande, celle que tout le monde imaginait en tête du classement. Elle domine largement en tant qu’ingrédient (pâtisserie, lait végétal, dragées) mais recule légèrement en consommation directe, grignotée telle quelle à l’apéritif.

Le trio de tête approche. Et il va contredire une idée reçue tenace sur les fruits secs préférés des Français.

Le n°2 qui devrait logiquement gagner

À la 2e place du classement, la cacahuète (qui est botaniquement une légumineuse, mais toujours classée avec les fruits secs dans les études de consommation) reste l’indétrônable star de l’apéritif français. Salée, grillée, en biscuits ou nature, elle représente à elle seule près d’un quart du marché des fruits à grignoter en France.

Son prix modique (moins de 5 €/kg en moyenne) et sa présence systématique dans les paquets mélangés expliquent son omniprésence. Pourtant, elle ne décroche pas la première place.

Alors qui bat la cacahuète sur son propre terrain ? La réponse tient en un mot que personne n’associe spontanément aux fruits secs.

Le n°1 qui ne ressemble à aucun autre fruit sec

La première place du classement revient… au raisin sec. Selon les données de l’Alliance 7 et les panels de consommation Kantar, ce petit fruit ridé et sucré devance très largement tous les fruits à coque réunis en volume consommé par foyer.

La raison est simple : le raisin sec ne se limite pas à l’apéritif. Il se glisse dans les céréales du petit-déjeuner, les pains d’épices, les tajines, les cakes salés et sucrés, et même certaines salades composées.

Sa présence discrète mais constante dans des dizaines de recettes du quotidien lui permet de cumuler un volume total impressionnant, largement supérieur à celui de l’amande ou de la cacahuète prises isolément. Un fruit sec de l’ombre qui gagne à la régularité plutôt qu’au coup d’éclat.

Une consommation qui en dit long sur nos habitudes

Ce classement révèle une tendance de fond : les Français consomment de moins en moins de fruits secs comme simple grignotage isolé, et de plus en plus comme ingrédient intégré à d’autres plats. Le raisin sec en est l’exemple parfait.

C’est aussi un marché en pleine mutation économique, comme d’autres secteurs alimentaires où le vrai coût de fabrication surprend souvent les consommateurs. Les prix des fruits à coque ont explosé ces dernières années à cause des sécheresses en Californie, premier producteur mondial d’amandes.

Alors, tu aurais deviné le n°1 ? Si tu penses encore que l’amande ou la cacahuète dominent, jette un œil au fond de ton placard : il y a sûrement un paquet de raisins secs qui traîne, sans même que tu y prêtes attention.

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