Pourquoi le Nutella Peanut envahit déjà les rayons français avant même son lancement officiel
Ça y est, la rumeur enfle dans les rayons. Un nouveau pot au packaging familier, mais avec une twist inattendue, commence à apparaître dans certaines boutiques françaises. Le hic ? La marque italienne n’a encore rien annoncé officiellement pour l’Hexagone. Alors comment ce pot venu d’ailleurs a-t-il déjà traversé l’Atlantique pour finir sur nos étagères ?

Une nouveauté qui n’était pas censée arriver ici
Voilà plus de 60 ans que la recette du Nutella n’avait pas connu de véritable évolution de goût. Le géant Ferrero vient pourtant de créer l’événement avec une version inédite : le Nutella Peanut. On y retrouve la texture crémeuse habituelle, le mélange cacao-noisette qui a fait la réputation du produit, mais avec une note supplémentaire de cacahuètes grillées qui change complètement la donne en bouche.
Le produit n’a pas été pensé pour la France dès le départ. Il a d’abord été conçu pour séduire le marché nord-américain, là où le beurre de cacahuète fait partie intégrante des habitudes du petit-déjeuner.
Après une campagne de communication très soignée, la commercialisation à grande échelle a débuté en avril dernier aux États-Unis et au Canada. Un lancement pensé localement, donc, mais qui semble déjà déborder ses frontières prévues.
D’ailleurs, ce genre de stratégie n’est pas sans rappeler d’autres tendances food qui traversent l’Atlantique plus vite que prévu, portées par la curiosité des consommateurs et le bouche-à-oreille sur les réseaux. Reste que Ferrero n’avait, à l’origine, donné aucune date pour une arrivée officielle chez nous.
Comment il s’est retrouvé dans les rayons français
C’est là que l’histoire devient intéressante. Plusieurs enseignes indépendantes spécialisées dans les produits importés ont flairé le bon coup. Sans attendre le feu vert de Ferrero, elles ont commencé à faire venir des pots directement depuis l’Amérique du Nord, profitant d’un engouement déjà bien réel sur les réseaux sociaux autour de cette nouveauté.
Selon les informations relayées par RMC Conso, il est désormais possible de dénicher des pots de Nutella Peanut dans les magasins Normal, cette chaîne connue pour vendre des produits étrangers à prix cassés issus d’invendus ou de surplus. Une aubaine pour les curieux qui n’ont pas envie d’attendre un hypothétique lancement français, comme on peut parfois retrouver des bonnes surprises inattendues au détour d’un rayon.
Mais la boutique physique n’est pas la seule option. Sur Internet aussi, l’offre se structure. Le site My American Shop commercialise le pot à 12,99 euros, hors frais de port. De son côté, Pop’s America le propose légèrement plus cher, à 13,99 euros.
Deux options qui permettent de se faire une idée du produit avant même que la grande distribution française ne s’en empare, un peu à la manière de certains produits régionaux qui circulent d’abord en circuit confidentiel.

Pourquoi Ferrero pourrait finir par céder
Ce qui rend cette situation encore plus savoureuse, c’est le silence radio de Ferrero sur le sujet. Officiellement, aucune date n’est arrêtée pour un lancement en France. Mais le groupe italien avait quand même glissé une petite phrase révélatrice dès l’annonce du Nutella Peanut : un succès outre-Atlantique pourrait bel et bien ouvrir la voie à une commercialisation dans d’autres pays.
Et sur ce terrain-là, Ferrero n’a clairement rien à craindre. Le groupe reste ultra-dominant sur le marché français des pâtes à tartiner, un secteur qui pèse plusieurs centaines de millions d’euros chaque année. Autant dire que le terrain est déjà favorable pour accueillir une nouvelle référence sans bousculer les habitudes des consommateurs, un peu comme certaines marques dominent leur secteur sans réel concurrent à leur portée.
La question n’est donc plus vraiment de savoir si le Nutella Peanut débarquera officiellement en France, mais plutôt quand. En attendant, les fans les plus impatients continuent de se rabattre sur l’importation, quitte à payer un peu plus cher pour être parmi les premiers à tester cette recette qui a mis six décennies à voir le jour.
Reste à savoir si le palais français, plus habitué au sucré-cacao qu’au duo cacahuète-noisette, réservera le même accueil enthousiaste que les Américains. Une chose est sûre : le pot est déjà dans certains paniers, bien avant l’heure officielle.