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Adieu l’Aperol Spritz : ce cocktail français à 5 % vol. lui vole la vedette sur toutes les terrasses cet été

Publié par Claire le 29 Juin 2026 à 17:00
Verre ballon de spritz rosé avec glaçons et pamplemousse en terrasse

L’Aperol Spritz règne sur les terrasses françaises depuis des années. Pourtant, un rival tricolore s’installe dans les verres ballons cet été, avec un argument massue : deux fois moins d’alcool que l’original italien. Voici la recette du cocktail qui pourrait bien redéfinir votre apéro estival.

Pourquoi ce spritz tricolore détrône l’Aperol sur les terrasses

Sous les parasols de la guinguette du Hangar Y à Meudon (Hauts-de-Seine), un même verre circule de table en table. Glaçons pilés, tranche de pamplemousse, robe rosée : on croirait un spritz classique. Sauf que ce n’est ni de l’Aperol, ni du Campari.

« Je commande toujours ça l’été », confie une cliente habituée du lieu. Son amie acquiesce : « C’est frais et ça ne monte pas trop vite à la tête. » Sur le comptoir, le barman confirme que cette version française rivalise désormais avec la bière en volume de commandes.

L’argument central tient en un chiffre : environ 5 % vol., soit l’équivalent d’une bière blonde. Un Aperol Spritz classique grimpe autour de 9 % vol. Près de la moitié en moins. Pour ceux qui cherchent à éviter la déshydratation en été, la différence n’est pas anecdotique.

Ce n’est pas un effet de mode isolé. Des guinguettes parisiennes aux terrasses du sud, le cocktail s’impose partout où l’on veut trinquer sans tourner. Et avec les vagues de chaleur annoncées cette saison, la légèreté devient un critère de choix à part entière.

Mais quel est l’ingrédient secret de cette version bleu-blanc-rouge ?

Lillet Rosé : l’apéritif bordelais qui change tout dans le verre

Le cœur de la recette s’appelle le Lillet Rosé. Élaboré à Podensac, près de Bordeaux, cet apéritif à base de vin blanc mêle fruits rouges, agrumes et une pointe de quinine. Résultat : une amertume discrète, bien plus douce que celle de l’Aperol, et un fruité naturel qui se suffit presque à lui-même.

La préparation est d’une simplicité désarmante. On remplit un verre ballon de glaçons, on verse 5 cl de Lillet Rosé, puis on complète avec 10 cl de tonic. Pas de prosecco, pas de soda à l’orange. Le ratio est d’une dose pour deux, ce qui explique la légèreté du résultat.

Côté tonic, le Schweppes fait l’affaire, mais des marques françaises comme Hysope ou La French S’il Vous Plaît apportent une touche artisanale supplémentaire. « C’est hyper facile à faire chez soi », confirme une internaute qui l’a adopté pour ses apéros estivaux.

Dernière touche : une tranche de pamplemousse ou d’orange glissée sur le bord du verre. Le geste prend trente secondes. En bord de plage comme sur un balcon parisien, le rendu visuel est immédiat. Rose pâle, pétillant, presque trop joli pour être bu.

Reste une question que les amateurs d’Aperol n’osent pas poser : est-ce que c’est vraiment bon ?

Préparation d'un spritz au Lillet Rosé avec tonic versé sur glaçons

Moins de sucre, moins d’alcool : le verdict qui fait mal à l’Aperol

Sur le plan gustatif, les palais français semblent conquis. « C’est fruité sans être trop sucré », résume une adepte rencontrée en terrasse. Et c’est précisément là que le spritz tricolore marque un point décisif.

L’Aperol contient une quantité notable de sucre ajouté, responsable de cette douceur sirupeuse qui divise. Le Lillet Rosé, élaboré à partir de vin, affiche un profil nettement moins sucré. Combiné au tonic plutôt qu’au prosecco, le mélange final reste vif et désaltérant, sans cette lourdeur qui colle au palais après le deuxième verre.

Ajoutez à cela un degré d’alcool presque divisé par deux, et vous obtenez un cocktail que l’on peut siroter plus longtemps sans sentir les effets monter. Pour ceux qui surveillent leur consommation pendant les fortes chaleurs, c’est un avantage concret.

Le prix reste comparable : une bouteille de Lillet Rosé se trouve entre 12 et 16 € en grande surface, de quoi préparer une dizaine de verres. L’Aperol coûte sensiblement le même prix, mais nécessite du prosecco en plus, ce qui alourdit la note.

Côté bar, la tendance se confirme. Les établissements qui le proposent rapportent que la version française séduit autant les habitués du spritz que ceux qui n’osaient pas en commander, rebutés par l’amertume ou le taux d’alcool de l’original italien.

Le spritz à la française n’essaie pas de remplacer l’Aperol : il propose simplement un apéro plus léger, moins sucré et tout aussi photogénique. Une bouteille de Lillet, du tonic, des glaçons et une tranche de pamplemousse — votre prochain apéro d’été tient en quatre ingrédients. Reste à savoir si l’Italie acceptera de partager le trône sans broncher.

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