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Floride : une police s’apprête à voler dans un engin à 150 000 $ qui décolle comme un drone

Publié par Elodie le 02 Nov 2026 à 14:30
Engin volant électrique monoplace en vol stationnaire au-dessus d'une pelouse

Les voitures volantes de la police, on les croyait réservées aux films de science-fiction. Plus pour longtemps en Floride, où une université vient de présenter un engin monoplace qui décolle à la verticale comme un drone, mais avec un agent à bord. Son prix, ses missions et le feu vert qu’il attend encore : tout se joue dans les prochains mois.

Astro, le nom de code d’un engin sorti d’un dessin animé

Tout part de la Florida Polytechnic University Police Department, la police de l’Université polytechnique de Floride. Elle vient de dévoiler Astro, un aéronef électrique à une seule place conçu par l’entreprise Jetson.

Le principe tient en une phrase : il décolle à la verticale depuis le sol, exactement comme un drone. Sauf qu’ici, personne ne pilote à distance. Le conducteur est installé à l’intérieur.

Selon l’université, ce serait la première force de l’ordre du pays à intégrer ce type de véhicule dans ses opérations. C’est elle qui l’affirme, et la formule a de quoi faire tourner les têtes.

Le nom, lui, est un double clin d’œil. Il renvoie à la science, mais aussi à Astro, le chien de la série animée classique Les Jetson. Un petit côté rétro-futuriste parfaitement assumé.

Techniquement, Astro est un Jetson ONE, ce qu’on appelle un eVTOL : un véhicule électrique à décollage et atterrissage verticaux. Il n’a donc pas besoin de piste. Et contrairement à un drone ordinaire, il peut emmener un policier jusqu’au lieu d’une urgence.

Reste à comprendre ce qu’une police universitaire peut bien faire d’un tel engin. Le ciel n’est pas un terrain de jeu anodin, comme le rappelle ce Boeing 737 qui a percuté un drone à 900 mètres d’altitude. Alors, à quoi servira Astro, au juste ?

150 000 dollars, trois ans d’attente… et une file d’attente doublée

Combien coûte un véhicule volant ? Selon des médias locaux, cet eVTOL se négocierait autour de 150 000 dollars. Ce n’est pas donné, mais c’est le chiffre qui circule.

L’autre surprise tient au délai. Chez Jetson, la liste d’attente atteint normalement trois ans. Pourtant, l’entreprise aurait accéléré la commande de l’université.

Son PDG, Stéphan D’haene, l’assume sans détour. « Nous pensons que ce projet est si important, et qu’il correspond tellement à ce que nous voulons faire, que nous en avons fait une priorité », a-t-il déclaré, d’après l’article de Florida Polytechnic.

Pour le constructeur, cette police pèse donc plus qu’une simple ligne dans un carnet de commandes. On l’imagine aussi comme une belle vitrine pour sa technologie.

Les drones, on les voit déjà à l’œuvre dans des missions surprenantes. À Hawaï, par exemple, des drones lâchent des nuées de moustiques pour sauver des oiseaux en danger. Mais ici, l’humain ne reste pas au sol.

Alors, que fera concrètement Astro ? C’est le chef de la police universitaire, Aaron Murray, qui a détaillé le programme.

Selon lui, l’engin servirait à surveiller le campus et les terres environnantes, à atteindre des zones difficiles d’accès en voiture et à rechercher des personnes disparues. Il appuierait aussi les opérations de reprise après les tempêtes et permettrait d’acheminer du matériel d’urgence. Mais une condition pèse encore sur tout ça.

Policier levant les yeux vers un aéronef futuriste, regard émerveillé

Le feu vert de la FAA, pièce manquante du puzzle

Autre terrain où la technologie avance plus vite que les habitudes : la route, où des radars quasi invisibles en Espagne montrent que l’équipement des forces de l’ordre évolue vite. Dans le ciel, le calendrier dépend d’une seule administration.

L’université serait dans les dernières étapes de sa demande d’autorisation auprès de la Federal Aviation Administration, la FAA. Elle espère l’obtenir entre novembre et décembre.

Voilà le détail qui change la lecture de l’annonce. Astro est présenté, mais il n’a pas encore reçu l’autorisation de voler dans le cadre de ces missions. Tout reste donc suspendu à ce feu vert fédéral.

Aaron Murray, lui, ne cache pas son pari. « La mobilité aérienne avancée est une technologie en plein essor, et nous pouvons choisir d’être proactifs ou réactifs à mesure qu’elle se développe », a-t-il expliqué.

La phrase résume la logique de toute l’opération. Plutôt que d’attendre que ces engins s’imposent et d’en subir les règles, cette police préfère s’y frotter la première. Le choix est assumé, avec ses risques et ses promesses.

Résultat : un véhicule monoplace, électrique, capable de décoller sans piste, pour un budget d’environ 150 000 dollars, qui attend désormais un tampon administratif. C’est la réponse à la question du titre, et le début d’une autre histoire.

Ce que ça pourrait changer pour les secours et la sécurité

Si l’autorisation arrive, les missions prévues dessinent un usage très concret. Chercher une personne disparue, atteindre un secteur inaccessible en voiture ou livrer des fournitures d’urgence : tout cela suppose d’aller vite, là où la route s’arrête.

Les secours en milieu difficile sont d’ailleurs un terrain familier de l’aérien. On l’a vu quand un policier a été hélitreuillé dans une rivière infestée de crocodiles en Afrique du Sud. Astro se veut une version légère et électrique de ce type de moyen.

Autre point à surveiller : la place de l’humain à bord. Aujourd’hui, la technologie sait déjà conduire seule, comme le montre cette Tesla en Autopilot qui s’est arrêtée toute seule après que sa conductrice s’est endormie. Ici, c’est bien un agent qui pilote, ce qui change la nature de l’engin.

Prochaine étape visible : la réponse de la FAA, attendue en fin d’année. Elle dira si cette première annoncée par l’université devient une réalité opérationnelle, ou reste une jolie démonstration. D’ici là, Astro attend son heure.

Un décollage vertical, un agent aux commandes, un nom de chien de dessin animé : la science-fiction vient de prendre rendez-vous avec l’administration. Reste maintenant à savoir si le ciel suivra.

Et si vous aimez les histoires où la science fait des calculs vertigineux, la date exacte de la fin de l’humanité calculée par un scientifique ne vous laissera pas indifférent.

Et avant de lever les yeux au ciel, regardez par terre : le nombre de fourmis qui vivent pour chaque humain a de quoi donner le vertige.

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