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Adieu la GoPro : ce que le rachat par un fabricant de coques change pour vos vidéos de vacances

Publié par Elodie le 05 Sep 2026 à 9:53

Il y a encore dix ans, on ne partait jamais en vacances sans elle. Fixée sur un casque de surf, un guidon de vélo ou un masque de plongée, la petite caméra carrée a filmé des générations de chutes en ski et de sauts en falaise. Aujourd’hui, GoPro change de mains. Et ce n’est pas n’importe qui qui reprend les rênes.

Homme filmant ses vacances avec une caméra sur casque

Le petit boîtier qui a inventé le vlog avant l’heure

Caméra GoPro entourée d'accessoires et coques de protection

Retour en 2010. Nick Woodman, un surfeur californien fatigué de perdre ses appareils photo dans les vagues, lance une caméra étanche et increvable. Le pari semble fou. Il devient un carton mondial.

La GoPro s’accroche partout : casque de ski, planche de surf, collier de chien, capot de voiture. Elle démocratise un genre entier, celui du POV, la vidéo vue à travers les yeux de celui qui vit l’action.

Les vloggeurs YouTube s’en emparent aussitôt. Sans elle, pas de tutos voyage filmés en scooter, pas de vidéos de van life, pas de contenus extrêmes tournés en immersion totale.

Comment le smartphone a tout changé

Puis les iPhone et Samsung ont rattrapé leur retard. Stabilisation optique, mode nuit, 4K native : le téléphone dans la poche fait aujourd’hui presque aussi bien, sans accessoire à trimballer.

Résultat, les ventes de GoPro s’effondrent année après année. L’entreprise licencie, cherche des relais de croissance, tente les caméras 360°, sans jamais retrouver son âge d’or.

Un symbole de cette bascule technologique : même la photo argentique a connu son propre effondrement quand le numérique a débarqué dans les foyers, comme le rappelle l’histoire du rayon photo du drugstore français disparu en vingt ans à peine.

Un rachat qui ne vient pas d’un géant de l’électronique

C’est là que l’histoire prend un tournant inattendu. GoPro n’est pas rachetée par un mastodonte de la tech, ni par un fonds d’investissement classique.

L’acheteur est un fabricant connu pour ses coques et accessoires de protection pour smartphones et objets connectés. Un acteur du marché de l’étui, de la housse et du support, pas de la captation vidéo.

Ce choix en dit long sur la nouvelle vie envisagée pour la marque : moins la caméra elle-même, plus l’écosystème d’accessoires qui gravite autour.

Comparaison entre une ancienne caméra GoPro et un smartphone

Ce qui va concrètement bouger pour les propriétaires

Première question sur toutes les lèvres : les garanties existantes. En général, ce type de rachat n’annule pas les garanties en cours, mais le service après-vente peut changer de circuit dans les mois qui suivent.

Deuxième sujet sensible, l’application mobile GoPro. C’est elle qui permet de monter, stabiliser et partager les vidéos directement depuis le téléphone. Son avenir dépendra des priorités du nouveau propriétaire.

Troisième point, les accessoires. Fixations, dômes, batteries, poignées : si le rachat vient bien d’un spécialiste des coques et supports, il pourrait justement muscler cette gamme plutôt que la sacrifier.

Reste la question de l’innovation produit. Sans les moyens d’un géant tech, GoPro pourrait continuer sur un rythme de sorties plus lent, en misant sur la fidélité de sa communauté plutôt que sur la course aux specs.

Pourquoi la nostalgie GoPro reste intacte

Malgré la chute commerciale, la marque garde un capital sympathie énorme. Elle reste associée à une époque précise : celle où filmer ses vacances demandait un vrai geste, pas juste sortir son téléphone.

Beaucoup de possesseurs actuels ne rachèteront sans doute jamais de nouveau modèle. Mais ils gardent leur ancienne caméra, comme un objet culte, au même titre qu’un vieux Nokia ou un Walkman retrouvé au fond d’un tiroir.

Ce mélange de rachat surprenant et de fidélité nostalgique illustre une tendance plus large du secteur tech, où les rachats d’entreprises historiques se multiplient, à l’image du rachat de SFR qui a bousculé des millions d’abonnés cet été, ou de celui d’un club de foot légendaire par Jeff Bezos.

Faut-il s’inquiéter pour sa caméra actuelle ?

Pour l’instant, aucune annonce ne parle d’un arrêt des mises à jour logicielles. Les caméras déjà en circulation continuent de fonctionner normalement.

La vraie inconnue concerne le moyen terme. Un nouvel investissement dans l’appli et les accessoires pourrait relancer la marque. Un désintérêt progressif pourrait au contraire l’enterrer doucement, comme d’autres pionniers technologiques avant elle.

Une chose est sûre : la caméra qui a filmé les vacances de toute une génération n’appartient plus à ses fondateurs. Reste à voir ce qu’en fera son nouveau propriétaire.

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