Ce Samsung Galaxy A55 « n’aurait jamais dû » être vendu en France, quatre autres smartphones aussi retirés
Cinq smartphones viennent d’être retirés de la vente en France. Certains dépassent carrément la limite légale d’exposition aux ondes. Un autre n’aurait tout simplement jamais dû se retrouver en rayon chez nous.
L’Agence nationale des fréquences (ANFR) vient de trancher après une campagne de contrôles. Verdict : rappel immédiat pour les modèles déjà vendus.

Quatre téléphones qui dépassaient largement la limite autorisée
Le DAS, ou débit d’absorption spécifique, mesure la quantité d’ondes que votre corps absorbe quand vous utilisez votre téléphone. Plus le chiffre est élevé, plus l’exposition est importante.
La réglementation française plafonne le DAS « membre » (mesuré au contact du corps) à 4 W/kg. Un laboratoire agréé a testé plusieurs appareils récents et les résultats ne laissent pas de place au doute.
L’AGM Note 1 grimpe à 4,44 W/kg. Le Doogee N55 Plus atteint 4,85 W/kg, soit plus de 20% au-dessus de la limite légale. L’Infinix Smart 9 culmine à 4,53 W/kg, et le Nothing Phone (3a) à 4,32 W/kg.
Ces quatre modèles se sont donc retrouvés dans le viseur de l’ANFR. L’agence a d’abord tenté le dialogue avec les fabricants avant de sortir l’artillerie lourde.
Si vous possédez l’un de ces smartphones, mieux vaut vérifier vos habitudes d’utilisation en attendant des nouvelles de votre revendeur. Ce genre de contrôle rappelle aussi que certains gestes du quotidien méritent d’être questionnés, comme ce que révèle vraiment votre téléphone après un passage aux toilettes.
Sans correction, l’ANFR passe à l’étape supérieure
L’agence a laissé une chance aux fabricants et importateurs de ces quatre modèles. Objectif : mettre les appareils en conformité avant que ça ne dégénère.
Mais faute de mesures correctives suffisantes, l’ANFR a fini par ordonner le retrait pur et simple du marché français. Conséquence directe : un rappel de tous les exemplaires déjà vendus.
Concrètement, si vous avez l’un de ces quatre smartphones dans la poche, l’agence recommande de contacter votre revendeur ou le fabricant. C’est là que vous obtiendrez les modalités précises du rappel, remboursement ou remplacement selon les cas.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Un cinquième appareil, bien plus connu du grand public, pose un problème d’une tout autre nature.
Le Samsung qui n’aurait jamais dû arriver sur le marché français
Le Samsung Galaxy A55 fait partie de la liste, mais pour une raison totalement différente des quatre premiers. Ici, aucun souci de DAS.
Le problème est plus fondamental : selon l’ANFR, ce modèle « n’aurait jamais dû être mis sur le marché en France ». Une phrase qui en dit long sur la gravité du manquement.
Les contrôles ont mis en lumière plusieurs failles dans la procédure réglementaire européenne. Absence de procédure d’évaluation de la conformité, documentation technique incomplète, et défaut de marquage CE, la fameuse certification obligatoire pour tout produit vendu dans l’Union européenne.

Autrement dit, ce Galaxy A55 aurait contourné les étapes de vérification censées garantir sa sécurité avant même sa mise en rayon. Un cas rare pour une marque aussi établie que Samsung.
Là encore, l’ANFR ordonne le retrait du marché et le rappel des appareils déjà commercialisés. Les propriétaires concernés doivent se tourner vers le magasin ou le site où ils ont effectué leur achat.
Pourquoi ces contrôles existent (et pourquoi ça vous concerne)
Ces vérifications ne sont pas de simples formalités administratives. Elles garantissent que les téléphones vendus en France respectent des exigences précises en matière de sécurité et d’exposition aux ondes radio.
Le smartphone est devenu un objet qu’on garde collé au corps ou à l’oreille des heures par jour. La question du DAS, longtemps reléguée au second plan, revient régulièrement sur le devant de la scène.
Cette affaire rappelle aussi que même les grandes marques ne sont pas à l’abri d’un couac réglementaire. Un rappel comme celui du Galaxy A55 reste exceptionnel pour un acteur de ce poids.

Si vous voulez vérifier la conformité de votre propre appareil, direction le site de l’ANFR ou celui du fabricant. Et en attendant, un petit tour du côté des smartphones déjà interdits en France ne fera pas de mal si vous cherchez à renouveler votre téléphone en toute tranquillité.
Reste une question qui plane : combien d’autres appareils circulent encore sans avoir été soumis à ces contrôles ? L’ANFR promet de continuer sa traque, modèle après modèle.