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À Colomiers, un boa constrictor de 1,50 mètre découvert dans le moteur d’une voiture

Publié par Elsa Fanjul le 23 Août 2026 à 7:08
À Colomiers, un boa constrictor de 1,50 mètre découvert dans le moteur d'une voiture

Un mois. C’est le temps qu’une voiture est restée immobilisée à Colomiers, près de Toulouse, avant que son propriétaire ne se décide enfin à changer la batterie. Un geste banal, presque routinier pour n’importe quel automobiliste bricoleur du dimanche.

Sauf que ce jour-là, rien ne s’est passé comme prévu. En soulevant le capot, l’homme n’a pas trouvé une batterie à plat. Il a trouvé un boa constrictor de 1,50 mètre, parfaitement installé dans le compartiment moteur.

Un mois d’immobilisation, et un locataire clandestin

Difficile d’imaginer scène plus improbable qu’un reptile lové entre les durites et le bloc moteur. Pourtant, c’est exactement ce qui attendait cet habitant de Haute-Garonne.

Un mois sans démarrer, c’est largement le temps qu’il faut à un serpent en quête de chaleur et de tranquillité pour élire domicile dans un recoin sombre et protégé. Le compartiment moteur d’une voiture à l’arrêt coche toutes les cases : obscurité, abri contre les prédateurs, tranquillité totale.

Mais un boa constrictor de cette taille, ce n’est pas un animal qu’on croise tous les jours dans son jardin français. Comment un tel reptile a-t-il pu se retrouver là, et surtout, qui a bien pu le perdre ?

Cinq pompiers mobilisés pour une opération sous haute précaution

Face à la découverte, l’automobiliste a rapidement alerté les secours. Le SDIS de la Haute-Garonne a dépêché cinq sapeurs-pompiers sur place, un déploiement qui peut surprendre pour un seul animal.

Mais parmi eux, deux étaient des spécialistes du risque animalier, formés spécifiquement à ce type d’intervention délicate. Leur mission : extraire l’animal sans provoquer de mouvement brusque, ni pour le serpent, ni pour les personnes présentes.

Un boa constrictor n’est pas venimeux, mais sa force de constriction impressionne. Extraire un animal de cette taille d’un espace aussi confiné que le compartiment moteur exigeait méthode et sang-froid, bien loin de l’image d’une simple capture au filet.

Les pompiers ont donc fait appel à un expert en nouveaux animaux de compagnie pour les épauler. Ensemble, ils ont procédé étape par étape, sans précipitation, jusqu’à réussir l’extraction complète du reptile.

Ce n’est pas la première fois qu’un serpent surprend des automobilistes ou des habitants en pleine ville. À Castelginest, près de Toulouse, un cobra venimeux avait forcé toute une commune à fermer écoles et parcs. Et récemment, à Nîmes, un serpent de plus d’un mètre s’était même invité dans une salle d’examen du bac.

Direction l’école vétérinaire, faute de propriétaire identifié

Pompiers extrayant un boa constrictor d'un moteur de voiture

Une fois libéré de sa cachette mécanique, le boa n’a évidemment pas été relâché dans la nature. Ce n’est pas une espèce originaire de France, et sa présence en liberté représenterait un danger, pour lui comme pour l’écosystème local.

L’animal a donc été transporté jusqu’à l’École Nationale Vétérinaire de Toulouse, où des équipes spécialisées ont pris le relais pour s’assurer de son état de santé. Aucun propriétaire ne s’est manifesté à ce jour.

Le boa reste donc sous surveillance vétérinaire, dans l’attente d’une éventuelle réclamation ou d’une prise en charge définitive par une structure adaptée.

Une réglementation stricte que beaucoup ignorent

Cette mésaventure remet en lumière un point souvent méconnu : posséder un boa constrictor, comme la plupart des reptiles non domestiques, est soumis à une réglementation précise en France.

Certaines espèces nécessitent un certificat de capacité et une autorisation préfectorale avant toute détention. Un cadre légal qui vise justement à éviter ce genre de situation, où un animal se retrouve livré à lui-même, potentiellement dangereux pour lui-même et pour autrui.

Posséder un serpent exotique ne s’improvise pas, et son évasion peut avoir des conséquences bien plus graves qu’une simple frayeur sous un capot. Il faut d’ailleurs rappeler que la cohabitation entre serpents et humains peut parfois mal tourner, comme le montre ce drame survenu ailleurs impliquant un jeune enfant.

Vétérinaire examinant le boa constrictor à l'école vétérinaire

Pour l’automobiliste de Colomiers, l’anecdote restera longtemps gravée dans sa mémoire. Il cherchait une simple panne de batterie sous son capot. Il y a trouvé un reptile de 1,50 mètre, et une histoire qu’il ne racontera plus jamais de la même façon à ses amis.

La mécanique, elle, attendra encore un peu. Après une telle frayeur, difficile de replonger les mains sous le capot sans un minimum d’appréhension.

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