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« C’est écrit nulle part qu’on n’a pas le droit » : ce cercueil embarqué dans un bus TCL sème la panique à Lyon (vidéo)

Publié par Gabrielle Nourry le 28 Juil 2026 à 10:32

Un mardi comme un autre, dans un bus TCL de Lyon. Sauf que ce jour-là, une femme et plusieurs hommes en costume noir montent à bord avec un cercueil. Les passagers, eux, n’ont rien demandé. La vidéo, filmée sur le vif, a explosé sur TikTok en quelques heures, et la vraie raison de cette scène surréaliste va vous surprendre.

Un cercueil dans un bus, la scène qui affole Lyon

Tout se passe sur la ligne TB11 des transports en commun lyonnais. Une femme habillée de noir, accompagnée d’hommes en costume tout aussi sombre, embarque avec un cercueil comme s’il s’agissait d’un simple bagage. Les regards se tournent, les téléphones sortent, et la scène finit filmée dans les moindres détails.

La vidéo dépasse rapidement les 300 000 vues sur TikTok. Dans les commentaires, l’incompréhension domine. Certains y voient une blague de mauvais goût, d’autres une arnaque ou un canular filmé pour le buzz. Le ton de la légende TikTok n’aide pas à calmer le jeu : « les Lyonnais c’est le tacos qui vous rend comme ça ? ».

Ce qui frappe surtout, c’est le sang-froid de la femme en noir. Face aux regards médusés, elle ne se cache pas et improvise carrément une réplique devant la caméra. Une phrase qui va relancer toute l’affaire et qu’on retrouve un peu plus loin dans cette histoire, digne d’un épisode de feuilleton improbable.

La vérité derrière le cercueil : ni un enterrement, ni une arnaque

La réponse tient en un mot : théâtre. Derrière cette mise en scène se cache en réalité une performance de théâtre de rue, orchestrée par un collectif bien connu à Lyon. Il s’agit des Brigades de déraillement public pour transports en commun, une branche du collectif Xanadou.

Leur objectif est simple sur le papier, mais redoutablement efficace en pratique : provoquer une réaction chez les passagers en pleine routine. Colin Bonnet, membre du collectif, explique la démarche sans détour : ils écrivent des sketchs joués directement dans les transports en commun pour « intervenir dans le quotidien des gens et faire dérailler la routine ».

Cette prestation s’inscrit dans le cadre du festival Les Invites de Villeurbanne, qui s’est tenu du 19 au 21 juin. Un rendez-vous culturel qui multiplie les interventions surprises dans l’espace public, loin des salles de spectacle classiques. Et le cercueil n’est pas leur premier coup d’éclat, loin de là.

Screenshot

La phrase choc de l’actrice, et le précédent qui en dit long

Face à la caméra, l’actrice ne se démonte pas et assume totalement la scène. Sa réplique, aussi absurde que redoutablement calculée, résume tout l’esprit de la performance : « C’est écrit nulle part qu’on n’a pas le droit de transporter un cercueil dans un bus. Si c’était une maladie contagieuse, on ne le transporterait pas comme ça. »

Une phrase pensée pour désamorcer la tension tout en la prolongeant, exactement le principe recherché par le collectif. Et ce n’est pas un coup d’essai.

Colin Bonnet révèle qu’une autre intervention, tout aussi audacieuse, a eu lieu récemment : « Nous avons aussi fait un sketch dans le métro B avec une rame de métro transformée en restaurant de luxe.

L’idée, c’était de faire manger les gens dans les rames de métro, toujours dans le cadre des Invites de Villeurbanne et en accord avec les TCL. Cela avait super bien marché. »

Ces interventions, aussi déstabilisantes soient-elles pour les passagers surpris en pleine journée, sont donc parfaitement encadrées et validées en amont par le réseau de transport lyonnais. Rien d’illégal, rien d’inquiétant : juste une provocation artistique assumée, pensée pour bousculer le quotidien morne des trajets en bus.

De quoi relativiser la prochaine fois qu’un cercueil montera à bord d’un bus lyonnais : la routine, elle, n’a qu’à bien se tenir. Et vous, auriez-vous eu le réflexe de sortir votre téléphone ou de descendre du bus au prochain arrêt ?

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