Cette femme mange ses ongles de pied depuis 26 ans : elle révèle enfin comment tout a commencé

On a tous nos petites manies bizarres. Se ronger les ongles des mains, OK, ça passe. Mais les ongles de pied ? Et pas juste les ronger — les manger, pendant plus d’un quart de siècle ? Janet, une Américaine devenue virale grâce à l’émission My Strange Addiction sur TLC, a brisé un tabou monumental en février dernier. Son témoignage est à la fois fascinant et profondément dérangeant.
26 ans d’une habitude que Janet n’a jamais réussi à abandonner
Tout a commencé quand Janet était enfant. Un geste anodin, presque innocent : elle s’est coupé un ongle de pied un peu trop court, l’a porté machinalement à sa bouche. Et elle a aimé ça. Le goût salé, la texture croquante — des sensations que la plupart d’entre nous trouveraient repoussantes sont devenues pour elle une source de réconfort.
Au fil des années, ce qui ressemblait à un tic ponctuel s’est transformé en véritable addiction. Janet ne pouvait plus s’en passer. Elle accumulait ses rognures d’ongles, les conservait parfois pour plus tard, comme d’autres gardent des bonbons dans un tiroir. Un comportement qui, on s’en doute, affecte la santé sur le long terme.
Ce n’est pas un cas isolé. Les spécialistes parlent d’onychophagie pour désigner l’action de se ronger les ongles, mais le cas de Janet va bien au-delà. Sa compulsion relève davantage du trouble du comportement alimentaire, voire du pica — ce trouble qui pousse à ingérer des substances non nutritives. Quand on sait que certains gestes du quotidien passent inaperçus, celui-ci est difficile à ignorer.
Face caméra sur TLC, Janet assume tout sans détour
C’est en février que Janet est apparue dans l’émission My Strange Addiction, diffusée sur la chaîne américaine TLC. Le concept est simple : des personnes témoignent de leurs addictions les plus inhabituelles. Manger de la craie, renifler des couches sales, dormir avec un sèche-cheveux allumé — le programme a vu défiler des cas spectaculaires. Mais Janet a marqué les esprits.
Devant les caméras, elle a décrit avec un calme déconcertant le goût salé qu’elle recherche dans ses ongles de pied. Elle a expliqué comment elle les arrache parfois avant même qu’ils soient assez longs pour être coupés. Le plaisir est sensoriel, presque instinctif, comme certaines habitudes profondément ancrées dans notre quotidien.
Les réactions en ligne ont été immédiates. Entre dégoût, fascination morbide et compassion, les internautes se sont déchaînés. Certains ont ri. D’autres ont reconnu, à demi-mot, avoir eux-mêmes des manies qu’ils n’oseraient jamais avouer. Le passage de Janet est rapidement devenu un sujet viral sur les réseaux sociaux.
Ce qui frappe, c’est l’absence totale de honte chez Janet. Elle ne cherche ni à se justifier ni à minimiser. Elle raconte, point. Et c’est précisément cette frontalité qui rend son témoignage aussi percutant.

Derrière le dégoût, un vrai trouble que la médecine prend au sérieux
Les professionnels de santé ne rigolent pas avec ce type de comportements. Le pica, ce trouble qui pousse à consommer des éléments non comestibles, touche entre 4 et 26 % de la population selon les études, avec une prévalence plus forte chez les enfants et les personnes souffrant de carences nutritionnelles.
Dans le cas de Janet, 26 années de cette habitude soulèvent des questions sérieuses. Ingérer régulièrement de la kératine — la protéine dont sont faits les ongles — n’est pas dangereux en soi en petite quantité. Mais les bactéries et champignons qui se logent sous les ongles de pied, eux, peuvent provoquer des infections digestives. Sans parler des dommages aux doigts et aux orteils quand l’arrachage devient compulsif.
Les thérapies comportementales et cognitives restent le traitement de référence pour ce type d’addiction. Mais encore faut-il que la personne veuille arrêter. Et c’est là tout le paradoxe de Janet : après un quart de siècle, cette habitude fait partie d’elle. Comme certaines découvertes sur nos comportements, son cas nous rappelle que le cerveau humain est capable de normaliser à peu près n’importe quoi.
26 ans, un goût salé et zéro intention d’arrêter : l’histoire de Janet prouve que nos addictions les plus secrètes sont souvent celles qui nous définissent le mieux. Et vous, quelle est la petite manie inavouable que vous n’avez jamais osé raconter à personne ?