66 hot-dogs en 10 minutes : Joey Chestnut pulvérise (encore) son propre record à Coney Island
Chaque 4 juillet, pendant que les Américains célèbrent leur indépendance en famille, une autre tradition, bien plus insolite, se joue à Coney Island. Depuis 1972, des concurrents s’affrontent pour savoir qui peut engloutir le plus de hot-dogs en dix minutes chrono. Cette année encore, un nom domine sans partage la compétition, et les chiffres donnent le vertige.

Une tradition new-yorkaise devenue un rendez-vous mondial
Direction cette péninsule balnéaire au sud de Brooklyn, où le Nathan’s Hot Dog Eating Contest attire chaque année une foule impressionnante. Cette fois, près de 25 000 spectateurs ont fait le déplacement, sans compter les millions de téléspectateurs scotchés à leur écran.
Ce concours, un peu fou vu de l’extérieur, s’est transformé en véritable institution populaire, un peu à l’image de ces traditions qui traversent les décennies sans perdre leur public. La règle est simple : le plus grand nombre de hot-dogs, avec leur pain, avalés en dix minutes remporte la mise.
Mais derrière cette apparente simplicité se cache une discipline extrême, où les concurrents s’entraînent toute l’année. Un peu comme ces records qu’on croit connaître mais qui réservent toujours des surprises.
Chestnut, la machine qui ne s’arrête jamais
Joey Chestnut, quadragénaire déjà surnommé « légendaire » par la presse américaine, a une fois de plus écrasé la concurrence. Il a avalé 66 hot-dogs en dix minutes, laissant son principal rival, Pat Bertoletti, loin derrière avec seulement 51 saucisses au compteur.
Le détail le plus impressionnant vient d’ailleurs de la vitesse d’exécution. Selon Fox News, l’Américain a englouti 28 hot-dogs en une seule minute, un rythme presque impossible à visualiser tant il paraît irréel.
Ce résultat lui offre son 18e titre dans cette compétition, confirmant une domination presque sans partage sur cette discipline très particulière. Un peu comme certains chiffres qui donnent le tournis une fois qu’on les remet en perspective.
Et niveau perspective, justement, le journal sportif Bleacher Report a fait le calcul qui fait froid dans le dos : la quantité de nourriture absorbée représente plus de 17 000 calories. De quoi couvrir les besoins énergétiques d’un adulte pendant près d’une semaine, avalés en dix petites minutes.

La chaleur, invitée surprise de la compétition féminine
Du côté des femmes, c’est Miki Sudo, championne en titre, qui a une nouvelle fois décroché la victoire. Elle a englouti près de 39 hot-dogs, un score honorable mais très loin de son propre record de 51 hot-dogs établi en 2024.
Cette baisse de performance n’est pas anodine. La vague de chaleur qui frappe actuellement les États-Unis pourrait bien expliquer ce retrait par rapport à l’an dernier. Manger sous une chaleur écrasante n’a rien à voir avec s’entraîner en conditions plus clémentes.
Le phénomène rappelle à quel point la météo peut influencer des performances qu’on pense pourtant réservées à l’entraînement et à la technique pure. Même les organismes les plus rodés à l’exercice trouvent leurs limites face à un thermomètre qui s’affole.
Cette édition confirme malgré tout la place centrale de Chestnut dans l’histoire de la compétition. Un athlète qui semble capable d’ignorer les éléments extérieurs, là où sa concurrente féminine, elle, a dû composer avec.
Dix-huit titres, 66 hot-dogs, 17 000 calories : Joey Chestnut n’est plus un concurrent, c’est une institution à lui tout seul. Reste une question qui amuse chaque année les internautes : jusqu’où ira-t-il avant que son propre record ne devienne, lui aussi, de l’histoire ancienne ?