« Un Coca à 35 euros » : ces restaurateurs de Mykonos accusés de matraquer les vacanciers

Chaque été, les vacanciers partagent leurs coups de cœur en Grèce. Mais un établissement de Mykonos fait aujourd’hui l’unanimité contre lui, pour de tout autres raisons. Des additions qui donnent le vertige, des boissons hors de prix, une réputation qui vire au cauchemar sur les réseaux. Reste à savoir jusqu’où grimpent réellement ces tarifs, et ce que le propriétaire a répondu aux accusations.
Un bar de rêve, une addition de cauchemar

L’établissement se trouve face à la mer, sur l’une des îles les plus prisées de Grèce. Un cadre idyllique que beaucoup de touristes viennent chercher, quitte à payer un peu plus cher qu’ailleurs. Sauf que sur Mykonos, certains clients disent avoir franchi un cap que rien ne justifiait.
Selon le Daily Mail, tout est parti de témoignages publiés sur Tripadvisor. Un voyageur britannique prénommé Nathan raconte qu’après avoir demandé une table en terrasse, on lui a proposé une bière blonde à 100 euros le litre. Face à son refus, le prix a soudainement baissé. Lui et ses proches ont finalement quitté les lieux pour un autre bar, où la même bière coûtait 7 euros.
Une autre cliente, Sue, décrit une facture proche de 400 euros pour quelques verres, dont certains n’avaient même pas été commandés. Ce genre de mésaventure rappelle d’autres arnaques touristiques repérées cet été, où l’addition finale n’a plus rien à voir avec ce qui a été consommé. Tripadvisor a fini par ajouter un avertissement officiel sur la page du bar, invitant les internautes à « effectuer leurs propres recherches » avant de s’y aventurer.
Des additions qui donnent le vertige
Les récits ne s’arrêtent pas à la bière ou aux sodas. Des reçus publiés en ligne montrent des montants qui dépassent l’entendement pour de simples consommations de bar. Deux verres de Prosecco affichés à 136 euros, un Chardonnay seul à 130 euros, un Aperol à 58 euros, ou encore un whisky Jack Daniel’s facturé 49 euros.
Côté cuisine, l’addition ne s’arrange guère. Selon les témoignages recueillis, une simple omelette peut grimper jusqu’à 15 euros. Un journaliste infiltré du MailOnline avait même vu une bouchée de crabe facturée plus de 100 euros l’an dernier. De quoi rappeler que même en vacances, mieux vaut se méfier des restos qui ciblent surtout les touristes plutôt que les habitués.
Face à la polémique, le propriétaire, Dimitrios Kalamaras, a répliqué. Il affirme que son établissement serait victime de diffamation orchestrée par des « profiteurs qui voulaient manger gratuitement et se positionner comme des influenceurs ». Selon lui, le cadre luxueux et le service haut de gamme justifieraient des tarifs supérieurs à la moyenne. Un argument qui peine à convaincre les clients échaudés, comparable à celui utilisé lors d’autres litiges commerciaux, comme dans cette affaire de facturation abusive sur une location de voiture.
Une amende de 31 000 euros qui n’a rien changé
Ce n’est pas la première fois que ce bar attire l’attention des autorités. Il y a trois ans, deux touristes américains avaient déjà dénoncé une addition de 600 euros pour deux cocktails et une assiette de pattes de crabe.
L’affaire avait pris une tournure officielle. Le ministre grec du Tourisme, Vassillis Kikilias, avait ordonné une enquête approfondie sur l’établissement. Les vérifications avaient révélé plusieurs irrégularités fiscales, et le restaurant avait écopé d’une amende de 31 000 euros.
Cette sanction n’a visiblement rien changé aux pratiques dénoncées aujourd’hui. Les plaintes continuent d’affluer sur les plateformes d’avis, et le contraste devient de plus en plus frappant avec d’autres établissements de l’île. Beaucoup pratiquent des tarifs raisonnables et fidélisent leur clientèle sans recourir à ce genre de méthode. Comme pour les fausses promos qu’il faut savoir repérer, la vigilance reste le meilleur réflexe avant de poser sa carte bancaire.
Une bière à 100 euros, une omelette à 15 euros, une amende à 31 000 euros qui n’a rien réglé : l’addition de Mykonos raconte à elle seule les dérives de certains pièges à touristes. La prochaine fois qu’un bar en terrasse fait de l’œil, mieux vaut peut-être commencer par demander le prix de la bière avant de s’asseoir.