Prénommée Melon par son père à cause de sa rondeur de bébé, une Londonienne de 24 ans en fait un atout pro

Certains parents passent des mois à éplucher les listes de prénoms. Le père de Melon Mekonen, lui, n’a eu besoin que de quelques secondes à la maternité. Vingt-quatre ans plus tard, ce prénom que personne n’oublie est devenu bien plus qu’une anecdote de naissance. Mais quel rôle joue-t-il vraiment dans sa vie, et que lui a-t-il coûté ?
Une césarienne, un bébé très rond et une phrase lancée sur le vif
L’histoire commence à Addis-Abeba, en Éthiopie. Les parents de la future Melon pensaient que l’accouchement se ferait par voie basse. Mais le bébé était particulièrement gros, et les médecins ont finalement décidé de pratiquer une césarienne.
À la naissance, les parents découvrent une petite fille qu’ils décrivent comme « très ronde », potelée et imposante. Cette particularité inspire immédiatement le père, qui lance, selon le récit publié par Parents : « Elle ressemble à un melon bien sucré. »
La phrase aurait pu rester une plaisanterie de maternité. Elle a pourtant plu suffisamment pour devenir officielle : le fruit est devenu le prénom de l’enfant.
Ce genre de choix spontané n’est pas si rare, et les prénoms décalés ont leurs adeptes, comme ces parents tentés par des prénoms inspirés de Pokémon, dont le choix divise. Mais ici, personne n’a calculé quoi que ce soit.
Reste une question : une petite fille peut-elle grandir sereinement avec un prénom pareil ?
Grandir avec un prénom de fruit : fous rires au lycée et questions à répétition
Pendant des années, la petite Melon ne se rend pas vraiment compte de son originalité. Elle a expliqué à TODAY.com avoir grandi en Éthiopie au milieu de prénoms éthiopiens, anglais et de nombreux choix singuliers. Jusqu’à l’équivalent du CM1 ou du CM2, Melon est simplement son prénom.
Puis vient la prise de conscience. Au lycée, elle se souvient d’un cours où un professeur avait évoqué les melons : ses camarades s’étaient retournés vers elle en riant.
Pourtant, elle ne garde pas le souvenir de moqueries permanentes. La plupart des gens qu’elle croise réagissent avec amusement ou enthousiasme, et le prénom sert presque de brise-glace.
Aujourd’hui installée à Londres, elle constate qu’on lui demande souvent de répéter, ou qu’on s’étonne de n’avoir jamais entendu ce prénom. Elle se décrit comme quelqu’un de pétillant et dit qu’on lui répète qu’il lui correspond bien.
Elle attribue beaucoup de cette aisance à l’attitude de ses parents. Ils ne lui ont jamais présenté son prénom comme quelque chose à cacher, mais comme une particularité qui la distinguait.
Cette confiance, d’autres enfants l’ont moins facilement, comme cette mère de triplés qui a découvert trop tard le sandwich caché dans leurs initiales. Mais Melon, elle, a su transformer l’étrangeté en force, et c’est là que l’histoire devient intéressante.
Car le vrai tournant n’est pas dans la cour de récréation : il est dans sa carrière.

Le prénom qu’on retient : l’atout professionnel de Melon
Voilà le payoff : dans un monde où l’on cherche des prénoms rares, le sien est un avantage concret. Melon est créatrice de contenus et mannequin. Dans ces métiers où il faut se faire remarquer, un prénom facile à mémoriser compte.
Lors de ses campagnes de mannequinat comme dans son activité en ligne, Melon est facile à retenir et se démarque. Ce choix improvisé par son père à la maternité s’est donc transformé, plus de vingt ans après, en petit avantage professionnel.
Elle a même relayé son histoire en vidéo, avec une légende sans détour : « I was a chunky baby ». Autrement dit, elle assume pleinement l’origine du nom, sans détour.
Elle avoue néanmoins qu’il lui arrive de se présenter simplement comme « Mel ». Non par honte, précise-t-elle, mais parce qu’elle n’a pas toujours envie de répondre aux inévitables questions qui suivent.
Ce petit détail en dit long : un prénom hors norme, c’est aussi une explication à fournir, encore et encore. Pour elle, le jeu en vaut la chandelle.
Reste à savoir si cette histoire va se répéter dans la génération suivante.
Une tradition familiale que Melon pourrait bien prolonger
Récemment mariée à Daniel, Melon réfléchit déjà aux prénoms de ses futurs enfants. Et elle ne cache pas son envie de poursuivre l’esprit de la maison : « Je pense que ce serait très amusant de continuer la tradition et de donner à une fille un prénom un peu inattendu », confie-t-elle.
Le couple n’a, à ce stade, rien annoncé de précis. Mais une chose semble certaine : les prénoms trop classiques ne seront probablement pas les seuls sur leur liste.
Le mouvement inverse existe aussi. Beaucoup de parents français se tournent vers des valeurs sûres ou des retours rétro, comme ce prénom tout droit sorti de Tintin qui séduit à nouveau les maternités.
L’histoire de Melon rappelle que l’originalité n’est pas forcément un fardeau, à condition d’être accompagnée. Entre des parents qui assument et une enfant qui s’approprie le nom, le prénom devient une signature.
Même les célébrités se plient au rituel de l’annonce, comme Taylor Lautner, qui a fini par dévoiler le prénom de son premier enfant après des mois de suspense. Chez Melon, il n’y a eu ni suspense ni calcul : juste une phrase lâchée devant un nouveau-né.
Un fruit bien mûr, une phrase spontanée, et une vie entière pour en faire quelque chose. Parfois, le prénom le plus simple à choisir est celui qu’on porte le mieux.
Et si un prénom pouvait cacher une autre histoire, le prénom que Mattel voulait donner à Barbie vous réserve un vrai retournement. Quant à savoir ce que la science pense des plus beaux prénoms du monde, le verdict sur Sophia et Zayn pourrait vous surprendre.