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Piscine : le saule et le figuier plantés trop près, une erreur qui coûte cher aux margelles

Publié par Elodie le 28 Août 2026 à 17:55

Vous rêvez d’une piscine encadrée d’arbres majestueux qui filtrent le soleil ? Attention, certains choix se transforment vite en cauchemar d’entretien. Feuilles à l’infini, racines qui soulèvent les margelles, guêpes en escadrille au-dessus des bouées : le décor de carte postale peut virer à la corvée quotidienne.

Propriétaire inquiet devant des margelles de piscine fissurées

L’erreur que presque tout le monde commet en plantant près du bassin

Épuisette retirant feuilles et figues tombées dans la piscine

On choisit souvent un arbre pour son ombre immédiate, sans penser à ce qui se passe sous terre. Résultat : des racines qui grignotent le sol sous la plage et fissurent parfois le liner en quelques années.

Autour d’un bassin, chaque arbre devient un voisin très encombrant. Ses feuilles tombent dans l’eau, son pollen flotte à la surface, et sa présence pèse directement sur la filtration du bassin.

Cette pollution organique encrasse les skimmers et fatigue la pompe. Certains propriétaires ont vu leur eau virer au vert en quelques jours seulement, sans qu’un simple test de chlore ne suffise à corriger le problème.

Mais le souci ne s’arrête pas à l’esthétique de l’eau. Certaines essences posent carrément un risque structurel pour toute l’installation.

Ces grands classiques qui remplissent l’épuisette en une nuit

Le Parisien est formel sur ce point : « Exit donc des arbres comme le chêne, le catalpa, le marronnier, l’acacia ou encore le pin. » Ces essences sont de véritables usines à feuilles et aiguilles.

On a tous pesté contre un pin qui recouvre la surface d’aiguilles en une seule nuit de vent. Ces grands salisseurs surchargent l’épuisette et abîment prématurément le système de filtration du bassin.

Le chêne et le peuplier ont un autre point commun moins connu : ils comptent parmi les arbres qui attirent le plus la foudre dans un jardin. Un argument de plus pour les éloigner des zones de vie.

Mais les feuilles ne sont pas le seul problème. Certains arbres attaquent l’eau d’une tout autre façon.

Le piège invisible du pollen et des fruits qui tombent

Bouleau, noisetier, frêne ou aulne chargent l’air de pollen en quantité. Résultat : un film jaunâtre se dépose à la surface de l’eau, parfois visible dès le matin.

Pour les baigneurs allergiques, la sieste au bord du bassin devient vite impossible. Le pollen colle aussi aux margelles et complique le nettoyage régulier du tour de piscine.

Les arbres fruitiers posent un problème différent, mais tout aussi gênant. Pommier, poirier, figuier, cerisier et mûrier laissent tomber des fruits sucrés qui tachent les margelles.

Ce sucre au sol attire guêpes, frelons et même des rongeurs. Une invasion qui peut vite gâcher les baignades des enfants, bien plus qu’une simple présence d’abeilles sur la terrasse.

Le figuier a d’ailleurs une autre réputation à ne pas négliger. Cet arbre fruitier très apprécié des Français attire les serpents dans le jardin dès le mois de juin, un détail que peu de propriétaires anticipent avant de planter.

Pourquoi les 9 mètres ne sont pas négociables

C’est là que se cache le vrai danger, souvent sous-estimé au moment de la plantation. Les racines du saule, de l’érable, du peuplier, du figuier ou du bambou cherchent activement l’humidité.

Ces essences peuvent littéralement soulever les margelles avec le temps. Certains propriétaires ont découvert des dalles fissurées ou un liner percé après plusieurs années sans le moindre signe visible en surface.

Les spécialistes sont unanimes sur la distance à respecter : au moins neuf mètres entre ces géants et le bassin. Une marge qui peut sembler excessive, mais qui évite des réparations bien plus coûteuses qu’un simple budget d’entretien annuel.

Autour des zones de passage, mieux vaut aussi écarter rosiers, ajoncs, citronniers épineux, houx, prunelliers ou copalmes d’Amérique. Ces plantes épineuses ne présentent pas de risque pour la structure, mais gâchent le confort des pieds nus sur les margelles.

Homme mesurant la distance entre un saule et la piscine

Le réflexe simple avant de planter quoi que ce soit

Avant d’installer un seul arbuste près du bassin, un exercice tout bête permet d’éviter bien des erreurs. Prenez une photo de la piscine et tracez au crayon un cercle de neuf mètres autour.

Cette visualisation rapide montre immédiatement les zones interdites aux grands arbres. Elle évite aussi de se laisser tenter par un saule pleureur vendu en jardinerie sans penser aux conséquences sur les fondations de la maison.

En analysant chaque essence par ses feuilles, ses racines et les insectes qu’elle attire, on écarte facilement les espèces à risque. Un bon arbre, bien choisi et bien placé, reste le meilleur allié d’une piscine réussie.

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