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Les anciens plantaient toujours cet arbuste avant les premiers froids : la vraie raison ressurgit

Publié par Elodie le 11 Sep 2026 à 6:30
Lierre dense sur un mur avec un oiseau réfugié

Chaque automne, les anciens avaient un geste rituel dans leur jardin : planter cette même plante grimpante, toujours au même endroit, avant les premiers froids. Un réflexe transmis de génération en génération, sans grande explication.

Aujourd’hui, cette habitude oubliée refait surface. Et la raison derrière ce geste dépasse largement la simple décoration.

Un geste d’automne que les jardiniers répétaient sans trop l’expliquer

Dès les premiers frimas, une plante précise trouvait systématiquement sa place contre un mur, une clôture ou le tronc d’un arbre : le lierre. Pas par hasard, mais parce que les jardins d’autrefois devaient offrir un refuge à la faune locale avant l’hiver.

Cette période de l’année est cruciale. Les oiseaux cherchent des abris sûrs contre les intempéries, les prédateurs, et surtout contre le manque de nourriture qui s’installe avec le froid. Un jardin bien préparé, à l’image de ceux où l’on cultive aussi des plantes grimpantes résistantes, peut littéralement sauver une population d’oiseaux pendant les mois les plus rudes.

Le lierre, souvent relégué au rang de plante envahissante ou négligeable, cochait pourtant toutes les cases. Facile à vivre, increvable, il ne demandait presque rien en échange d’un service rendu à toute la biodiversité du jardin, un peu comme ces arbres oubliés qu’on redécouvre aujourd’hui pour d’autres raisons.

La vraie raison derrière cette plantation systématique

Voici le fond de l’histoire : le lierre forme un feuillage dense et persistant toute l’année. Contrairement à la majorité des plantes qui perdent leurs feuilles en automne, lui reste vert, épais, et surtout impénétrable au vent glacial.

Résultat, il devient un abri d’hiver parfait pour plusieurs espèces d’oiseaux. Les merles, les rouges-gorges et les troglodytes s’y réfugient en priorité, rapidement rejoints par les mésanges et les moineaux qui profitent aussi des insectes attirés par le feuillage.

Ce n’est pas tout. Le lierre agit également comme un excellent couvre-sol : il empêche les mauvaises herbes de coloniser le terrain et ses racines limitent l’érosion, un enjeu qui rejoint des problématiques plus larges comme celles abordées autour de la disparition d’arbres en France.

Sa culture reste accessible à tous les jardiniers, même débutants, contrairement à d’autres cultures capricieuses comme le poirier qui refuse parfois de fructifier pendant des années.

Mains d'un jardinier plantant du lierre en automne

Ce qu’il faut savoir avant de planter, pour ne pas rater son coup

Avant de foncer acheter votre plant, un détail change tout : l’emplacement. Le lierre préfère une exposition semi-ombragée, ni en plein soleil brûlant, ni dans une obscurité totale. Un mur exposé nord-est ou une clôture partiellement à l’ombre fait parfaitement l’affaire.

Côté sol, le lierre n’est pas exigeant, mais il se développe nettement mieux dans une terre humifère et bien drainée. Si votre jardin a un sol argileux ou trop lourd, un apport de compost ou de sable améliore franchement sa croissance.

Autre avantage trop souvent ignoré : à la fin de l’été, ses petites fleurs discrètes attirent les abeilles et divers insectes pollinisateurs. Une aubaine supplémentaire pour l’écosystème du jardin, qui rejoint les stratégies déjà connues des jardiniers avertis, un peu à la manière des plantes grimpantes traditionnelles plébiscitées par les anciens.

Enfin, le lierre participe modestement à la qualité de l’air en captant du dioxyde de carbone. Un rôle écologique discret, mais bien réel, qui explique pourquoi cette plante longtemps boudée revient aujourd’hui au centre de l’attention des jardiniers.

Ce geste que les anciens répétaient sans toujours l’expliquer prend enfin tout son sens : offrir un refuge vivant à la faune, saison après saison. Et vous, avez-vous déjà un coin du jardin réservé au lierre ?

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