Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. Le saviez-vous ?

Frigidaire, scotch, sopalin : 15 mots du quotidien qui étaient à l’origine des marques

Publié par Ambre Détoit le 31 Oct 2026 à 6:30

Vous dites « passe-moi le scotch » sans réfléchir. Vous ouvrez le frigidaire, vous épongez avec du sopalin, vous fermez le tout d’un coup de tupperware.

Sauf que ces mots n’ont pas toujours été des mots. Ce sont des marques. Des vraies, avec des fondateurs, des brevets et des avocats. Voici l’origine de quinze d’entre elles, certaines très surprenantes.

Ces mots de la cuisine que vous prononcez sans le savoir

Frigidaire. C’est le roi du genre. Le nom vient de la marque américaine Frigidaire, lancée au début du XXe siècle. Le mot est resté dans la langue française pour désigner n’importe quel réfrigérateur, même d’une autre marque.

Il suffit de demander à vos grands-parents. Chez eux, le « frigo » est né de cette marque, avant d’être raccourci.

Sopalin. Ici, c’est un acronyme, ce qui est plus rare. Il vient de « Société du Papier Linge », la société qui a lancé ce papier absorbant en France. Résultat : on dit « sopalin » pour tous les rouleaux d’essuie-tout.

Femme souriante dans une cuisine avec du papier absorbant et un vieux frigo

Tupperware. Le nom est celui de son inventeur, l’Américain Earl Tupper, qui a créé ces boîtes en plastique dans les années 1940. Elles se sont vendues en réunions à domicile, une méthode devenue légendaire. Mais attention, le plus étonnant arrive juste après.

Cocotte-Minute. La marque appartient à SEB, qui l’a lancée en 1953. Le nom promettait une cuisson rapide, et a fini par désigner toutes les autocuiseurs. Si vous voulez fouiller dans l’histoire de ces mots, vous pouvez aussi lire ces autres marques que vous utilisez chaque jour.

Thermos. La marque vient du grec « therme », la chaleur. Elle a été déposée en Allemagne au début du XXe siècle. Elle est devenue le mot courant pour toute bouteille isotherme, même si, légalement, ce n’est pas le cas.

Les petits objets qui ont avalé leur propre marque

Scotch. L’adhésif transparent est une invention de la société américaine 3M, dans les années 1930. Le mot « scotch » aurait été lancé par un client mécontent, qui trouvait le produit trop « radin » sur la colle. En anglais, « Scotch » désigne les Écossais, réputés économes, d’après un vieux cliché.

La marque a été déposée par 3M, qui continue d’en défendre l’usage. Mais dans la bouche des Français, c’est un nom commun pour tout ruban adhésif.

Kleenex. Lancés en 1924 par Kimberly-Clark, ces mouchoirs en papier étaient d’abord destinés à enlever le maquillage. Les clients les ont détournés pour se moucher. La marque s’est adaptée, et le mot est entré dans le langage courant.

Bic. Marcel Bich a simplifié son nom de famille pour en faire une marque plus facile à retenir. Son stylo à bille bon marché a conquis la planète dans les années 1950. Aujourd’hui, on demande un « bic » à son voisin, même si c’est un autre stylo.

Post-it. Là, c’est une histoire d’erreur. Un chercheur de 3M avait créé une colle trop faible, qui ne tenait pas vraiment. Un collègue a eu l’idée de s’en servir pour marquer ses pages de chorale. Le papier repositionnable était né.

Velcro. L’ingénieur suisse George de Mestral a observé des graines de bardane accrochées à son pantalon après une promenade. Il a copié le principe. Le nom mélange « velours » et « crochet ». Et en France, on parle de « scratch », un mot venu d’une autre marque.

Les marques qui ont conquis la rue, le sport et la salle de bain

Homme emballant un cadeau avec du ruban adhésif et des notes repositionnables

Rollers. À l’origine, c’est Rollerblade, une marque américaine fondée dans les années 1980, qui a popularisé les patins en ligne. Le nom est devenu synonyme de patins en ligne, quelle que soit la marque.

Jacuzzi. La famille Jacuzzi, d’origine italienne, a inventé une pompe à hydromassage pour soulager un proche malade. Le produit est ensuite devenu un équipement de loisir. Aujourd’hui, tout bain à remous porte son nom.

Femme détendue dans un jacuzzi au coucher du soleil avec des rollers

Polaroïd. Edwin Land a lancé l’appareil photo à développement instantané en 1948. Le mot est vite passé dans le langage courant pour désigner la photo elle-même. Certains jeunes l’utilisent encore pour toute photo imprimée.

Photomaton. Inventé dans les années 1920, ce nom a désigné la cabine automatique de photos d’identité. Dans la langue de tous les jours, on dit « aller au photomaton », même quand la cabine appartient à un autre opérateur.

Rimmel. Pour finir, un cas moins connu : le mascara. Le chimiste Eugène Rimmel a donné son nom à ses cosmétiques au XIXe siècle. En anglais comme en français, on a longtemps dit « du rimmel » pour parler du mascara.

Pourquoi les marques détestent (et adorent) ça

Devenir un nom commun, c’est le rêve de tout publicitaire. C’est aussi un cauchemar juridique. Quand un mot devient générique, la marque peut perdre sa protection. C’est arrivé à l’aspirine, au trampoline ou à l’escalator, qui ont été des marques déposées.

Voilà pourquoi des entreprises comme 3M ou SEB surveillent de près leur usage. Elles publient parfois des rappels. Mais la langue est plus forte que les avocats.

Et les mots du quotidien cachent d’autres surprises. Vous aimez les histoires de langue ? Découvrez les origines de nos expressions préférées, ou celle d’un bonbon né d’une panne de machine.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *