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Les 8 desserts les plus vendus en boulangerie en France : le n°1 n’est pas le croissant

Publié par Claire le 30 Mai 2026 à 17:02

Chaque jour, plus de 12 millions de Français poussent la porte d’une boulangerie-pâtisserie. On y achète du pain, bien sûr — mais aussi, et de plus en plus, des pâtisseries et viennoiseries sucrées. Le marché du snacking sucré en boulangerie artisanale pèse aujourd’hui plus de 7 milliards d’euros par an, selon la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française. Et le classement des produits les plus vendus n’est pas du tout celui qu’on imagine. Le croissant, que tout le monde cite en premier, n’occupe même pas la première place. Et le vrai numéro 1, présent dans 85 % des vitrines, pourrait bien te laisser perplexe.

Vitrine d'une boulangerie française avec viennoiseries et pâtisseries

Positions 8 à 6 : les classiques qui résistent

En huitième position, l’éclair au chocolat. Longtemps star des vitrines réfrigérées, il a progressivement perdu du terrain face à des formats plus nomades. Selon les données de la filière CHD Expert (2024), l’éclair représente environ 3,2 % des ventes sucrées en boulangerie artisanale. Sa pâte à choux fragile et sa crème pâtissière supportent mal l’attente — un handicap à l’heure du « je mange en marchant ».

Septième : la brioche, sous toutes ses formes. Individuelle, tressée, fourrée aux pépites de chocolat… La brioche a bondi de 18 % en volume entre 2019 et 2024, portée par le goûter des enfants et le petit-déjeuner du week-end. Les boulangeries françaises, qui ferment rarement le même jour, en écoulent des quantités impressionnantes le dimanche matin.

Sixième place pour le chausson aux pommes. Ce feuilleté garni de compote reste un pilier de la vente à emporter, surtout dans les zones rurales et périurbaines. Son prix moyen — autour de 1,50 € — en fait l’un des meilleurs rapports plaisir/prix de la vitrine. Mais un autre feuilleté fruité le devance largement, et ce n’est pas celui qu’on croit.

Chausson aux pommes doré posé sur un comptoir de boulangerie

Positions 5 et 4 : deux outsiders que personne n’attendait

Cinquième du classement : la tarte aux fruits. Vendue à la part ou entière, elle explose entre mai et septembre. Fraise, citron meringuée, tatin… Les données de la Fédération des entreprises de boulangerie (FEB) montrent que la tarte aux fruits représente 6,8 % du chiffre d’affaires sucré annuel d’une boulangerie moyenne. Dans les régions les plus ensoleillées, ce chiffre grimpe à plus de 9 %.

Quatrième position : le cookie. Oui, le cookie. En dix ans, il a conquis les vitrines françaises à une vitesse sidérante. Le cabinet NPD Group estime que les ventes de cookies en boulangerie artisanale ont augmenté de 42 % entre 2018 et 2024. Format nomade, prix contenu (entre 1,80 € et 2,50 €), déclinaisons infinies — chocolat noir, praliné, matcha. Les 18-35 ans en sont les premiers acheteurs, mais les familles suivent. Et si tu te demandes où passe ton budget café-terrasse, ajoute le cookie : le duo représente en moyenne 5,20 € à Paris.

Le podium : trois produits, une surprise de taille

Troisième marche : le croissant. Non, il n’est pas premier. Malgré son statut d’icône mondiale de la pâtisserie française, le croissant au beurre se classe « seulement » troisième en volume de ventes sucrées. La Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie avance le chiffre de 2,5 milliards de croissants vendus par an en France — soit environ 37 par Français et par an. Impressionnant, mais insuffisant pour décrocher le titre.

Pourquoi ? Parce que le croissant souffre d’une concurrence féroce au petit-déjeuner, où les Français se tournent de plus en plus vers des alternatives perçues comme plus gourmandes. Le croissant nature perd du terrain face à ses propres dérivés : croissant aux amandes, croissant fourré au chocolat. Mais aucun d’entre eux ne figure individuellement dans le top 3.

Deuxième place : il écrase le croissant depuis 2021

Le pain au chocolat — ou chocolatine, selon le département où tu habites. En volume pur, le pain au chocolat dépasse le croissant depuis 2021, selon les chiffres compilés par la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie. L’explication est simple : il est plus rassasiant, plus gourmand, et il séduit autant les adultes que les enfants.

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En moyenne, un pain au chocolat se vend entre 1,20 € et 1,60 € en province, et jusqu’à 2,10 € à Paris. Les villes où le coût de la vie est le plus bas affichent logiquement les prix les plus doux — parfois sous la barre de 1 €. La consommation est massive : environ 2,8 milliards d’unités par an, soit 300 millions de plus que le croissant.

Mais même lui ne décroche pas la première place. Le numéro 1 est un produit auquel on ne pense jamais quand on parle de « pâtisserie ».

N°1 : le produit sucré le plus vendu n’est pas une viennoiserie

Premier du classement, et de très loin : la baguette viennoise. Ce pain brioché, légèrement sucré, souvent garni de pépites de chocolat, domine les ventes sucrées en boulangerie artisanale française. Selon les données croisées de la FEB et du panel IRI (2024), la baguette viennoise représente à elle seule près de 14 % du chiffre d’affaires sucré des boulangeries.

Son secret ? Elle se glisse dans tous les moments de la journée. Petit-déjeuner, goûter, pique-nique, sandwich sucré… Elle coûte en moyenne 1,30 € — moins cher qu’un pain au chocolat dans la plupart des villes. Et surtout, 85 % des boulangeries artisanales la proposent, contre 100 % pour la baguette tradition mais seulement 78 % pour les éclairs ou les tartes.

Le phénomène est récent. Il y a quinze ans, la baguette viennoise était un produit secondaire, coincé entre le rayon pain et la vitrine pâtisserie. Aujourd’hui, certaines enseignes artisanales en écoulent plus de 200 unités par jour. Dans les villes où les salaires sont les plus bas, c’est souvent le seul produit sucré que les familles s’offrent au quotidien — un goûter complet pour moins de 1,50 €.

Ce que ce classement révèle sur les Français

La tendance est nette : les Français privilégient le format nomade, le prix serré et la polyvalence. Les pâtisseries élaborées — entremets, mille-feuille, religieuse — ne figurent même pas dans ce top 8. Trop chères, trop fragiles, trop « occasion spéciale ». Le marché du sucré en boulangerie est devenu un marché du quotidien, tiré par le snacking et le goûter familial.

Autre signal : le cookie, produit anglo-saxon par excellence, s’est imposé en quatrième position dans un pays qui se targue de sa tradition pâtissière. Les artisans boulangers l’ont compris — et adaptent leurs vitrines en conséquence. Selon la Confédération, 62 % des boulangeries artisanales proposaient des cookies en 2024, contre seulement 28 % en 2017.

Alors, tu aurais deviné que la baguette viennoise écrasait le croissant ? Si tu veux d’autres classements surprenants sur la consommation des Français, découvre aussi les huiles les plus consommées ou les fruits préférés des Français — là aussi, les résultats cassent les idées reçues.

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