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Infidélité : les femmes ont triplé leur taux de tromperie en 40 ans, révèle une étude

Publié par Claire le 26 Juil 2026 à 12:33

16% en 1983, 31% aujourd’hui. En quarante ans, le nombre de Français ayant déjà trompé leur partenaire a quasiment doublé. Mais c’est du côté des femmes que le chiffre donne le vertige.

Une nouvelle enquête menée en mai 2026 par l’institut Discurv pour la plateforme XLovecam vient de sortir. Elle a interrogé 1 000 personnes représentatives de la population française adulte. Résultat : le couple exclusif tient toujours la corde, mais l’infidélité grimpe, et surtout, elle change de visage.

Femme pensive assise seule à une table le soir

Le grand rattrapage que personne n’avait vu venir

Couple aux mains proches sur une table de restaurant

En 1983, seules 9% des femmes reconnaissaient avoir été infidèles. En 2026, elles sont 29%. Un chiffre multiplié par plus de trois en une génération.

Chez les hommes, la progression est bien plus lente : 33% aujourd’hui, contre un niveau déjà élevé quarante ans plus tôt. L’écart entre les sexes, qui semblait immuable, s’est presque effacé.

Pour Discurv, ce rattrapage s’inscrit dans un mouvement long : l’autonomisation de la sexualité féminine. Mais l’institut prévient qu’il faut aussi le lire à la lumière d’une asymétrie persistante entre hommes et femmes face au désir.

Un chiffre encore plus large éclaire ce climat : 19% des Français jugent crédible l’idée de tromper un jour leur partenaire. Ajoutés aux 31% qui l’ont déjà fait, c’est une personne sur deux qui se situe, d’une manière ou d’une autre, du côté de l’infidélité.

Pourquoi la fidélité reste malgré tout un idéal solide

Voilà le paradoxe de cette étude : plus l’infidélité progresse, plus les Français continuent d’y croire. 92% des personnes en couple se disent dans une relation exclusive sur le plan sexuel.

73% jugent crédible l’idée de rester fidèles toute leur vie. C’est moins qu’en 1983 (80%), mais l’écart reste modeste au regard du bond enregistré sur les tromperies déclarées.

Le vrai twist vient des jeunes. Chez les 18-34 ans, 82% croient encore à la fidélité à vie, un score supérieur à la moyenne nationale. Discurv y voit un signal fort : les jeunes générations ne rejettent pas l’idéal conjugal, elles le réinvestissent comme une valeur refuge dans un monde incertain.

Reste une question : si la fidélité reste un idéal partagé, pourquoi les fantasmes, eux, ne cessent de déborder ? La réponse tient en quelques chiffres qui donnent le tournis.

Ce qui se passe dans les têtes, même quand le corps reste fidèle

55% des personnes en couple déclarent fantasmer régulièrement sur quelqu’un de plus attirant que leur partenaire. 62% chez les hommes, 48% chez les femmes.

39% des sondés ont déjà pensé à une autre personne pendant un rapport sexuel. Et 50% des hommes repensent avec nostalgie à leur vie sexuelle avec une ex, contre 36% des femmes.

31% des hommes ont déjà échangé des messages ambigus avec un tiers. Ce chiffre illustre une zone grise que beaucoup de couples connaissent, sans forcément la nommer clairement comme une forme de tromperie.

Et puis il y a l’intelligence artificielle, nouvelle venue dans ce paysage. 20% des sondés racontent avoir eu une conversation intime ou sexuelle avec une IA. 23% chez les hommes, 18% chez les femmes. Un chiffre qui n’existait tout simplement pas il y a dix ans.

36% des hommes prêts à céder, un chiffre qui divise les sexes

Certaines attitudes restent, elles, très marquées par le genre. 36% des hommes se disent prêts à coucher avec une personne plus belle que leur partenaire actuel. Chez les femmes, ce chiffre tombe à 17%, plus de deux fois moins.

26% des Français ont déjà vécu une relation libre, et 20% une expérience à plusieurs. Mais le couple ouvert au quotidien, lui, reste marginal : seulement 8% des Français le pratiquent réellement.

Cette proportion contraste avec la place que prennent ces pratiques dans l’imaginaire collectif et les discussions sur le désir en couple, souvent bien plus vives que la réalité statistique.

Le nouveau contrat : tout savoir, tout le temps

Dernier basculement, et peut-être le plus révélateur : si une tromperie survient, 64% des Français préfèrent désormais le savoir plutôt que l’ignorer.

Chez les 18-34 ans, cette proportion grimpe à 82%. Un chiffre qui dessine un nouveau contrat amoureux, fondé moins sur la protection du silence que sur l’exigence de transparence, même douloureuse.

Femme souriant en regardant son smartphone la nuit

Ce basculement générationnel dit quelque chose de plus large sur la manière dont on envisage aujourd’hui la relation de couple, entre fidélité réaffirmée comme valeur et vérité érigée en condition non négociable. L’infidélité progresse, mais le mensonge, lui, devient de moins en moins tolérable.

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