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Selon Copernicus, une canicule menace la France début septembre, jusqu’à 100% de risque au nord-ouest

Publié par Elsa Fanjul le 26 Août 2026 à 13:39
Paysage aride sous une chaleur anticyclonique de septembre

La rentrée s’annonçait sous un ciel apaisé après une semaine d’orages violents. Mais les modèles météo prennent une tournure que personne n’attendait vraiment fin août. Un anticyclone va s’installer sur la France début septembre, ouvrant la porte à un phénomène redouté : la formation d’un dôme de chaleur, avec à la clé une possible canicule tardive.

Un temps calme qui cache un risque de surchauffe

Après le passage de plusieurs dégradations orageuses cette semaine, l’atmosphère se stabilise. Les quinze premiers jours de septembre s’annoncent anticycloniques, donc secs et globalement calmes. Un scénario qui, en apparence, rassure après un été marqué par des épisodes de vigilance orange à répétition.

Mais ce type de configuration est justement le terreau idéal pour l’apparition d’un dôme de chaleur. L’association d’un anticyclone stable et d’une remontée d’air chaud crée les conditions parfaites pour bloquer une masse d’air brûlant au-dessus du pays, un mécanisme déjà observé lors de plusieurs épisodes de canicule cet été. À plus d’une semaine d’échéance, impossible pour les météorologues de trancher : simple chaleur au-dessus des normales, ou véritable canicule ? La question reste entière, et la rentrée scolaire pourrait bien se jouer sous haute tension thermique.

Le Maghreb en ligne de mire dès le 5 septembre

Ce mardi 25 août, la majorité des modèles de prévision s’accordent sur un scénario commun. La première semaine de septembre restera estivale, avec des températures légèrement supérieures aux moyennes de saison, sans excès marqué. Le vrai basculement est attendu ensuite.

Pour la deuxième semaine du mois, une masse d’air très chaude en provenance du Maghreb et de la péninsule ibérique devrait remonter vers la France, en particulier sur le sud-ouest. Ce flux chaud pourrait s’installer à partir du 5 septembre, avec une intensification probable après le 7. Un scénario qui rappelle les précédentes vagues venues du sud, comme celles ayant déjà touché l’Espagne cet été avant de gagner le territoire français.

Copernicus, l’organisme européen de surveillance du climat, va plus loin. Il prévoit un mois de septembre globalement plus chaud que la moyenne sur l’ensemble du pays. Au nord-ouest, la probabilité de connaître un temps anormalement chaud sur tout le mois grimpe entre 70 et 100 %. Sur le reste du territoire, elle oscille entre 60 et 70 %, des chiffres qui confirment une tendance déjà perceptible dans les projections de Météo-France pour la fin de saison.

Vue aérienne d'une masse d'air chaud au-dessus de l'Europe

1987 et 2023 : les précédents qui donnent le vertige

L’histoire récente montre que la canicule ne prend jamais de vacances en septembre. Entre le 3 et le 11 septembre 2023, la France avait vécu neuf jours de chaleur extrême, avec des températures grimpant jusqu’à 35 °C à Paris et 39 °C dans le sud du pays. Un épisode gravé dans les mémoires météorologiques.

D’autres régions ont aussi payé leur tribut à ces coups de chaud tardifs. La Bretagne a connu une vague de chaleur de trois jours en 2016 puis en 2021, tandis que les Hauts-de-France subissaient le même sort en 2016. Mais le record absolu remonte plus loin encore : Météo-France rappelle qu’entre le 12 et le 22 septembre 1987, la France entière avait enregistré des températures moyennes supérieures de 4 à 6 °C aux normales saisonnières, sur près de dix jours consécutifs.

Ce contexte inscrit la France dans une dynamique plus large de réchauffement, un phénomène qui touche particulièrement l’Europe et explique pourquoi le continent devient un point chaud du climat mondial. Reste à savoir si septembre 2026 rejoindra la liste des épisodes exceptionnels, ou se contentera d’une chaleur simplement au-dessus de la moyenne.

La rentrée s’annonce donc sous le signe de l’incertitude thermique, entre un pic de chaleur venu du sud et un risque de canicule qui plane sur une bonne partie du pays. Les prochains jours diront si le scénario le plus chaud se confirme, ou si la France échappe une nouvelle fois au pire.

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