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Après la Toussaint, de l’air froid venu de Russie pourrait faire geler une partie de la France : les régions les plus exposées

Publié par Elsa Fanjul le 27 Oct 2026 à 13:45

Après un mois d’octobre marqué par les tempêtes et une belle douceur, le décor pourrait changer du tout au tout dès le lendemain de la Toussaint. Les modèles météo voient arriver de l’air froid venu de l’Est, avec des après-midi frais et des nuits froides. Certaines régions seraient plus concernées que d’autres.

froid début novembre 2026

Un changement de décor attendu après le week-end de la Toussaint

Le long week-end de la Toussaint ne devrait pas être celui d’un grand coup de froid, comme nous l’avions évoqué il y a quelques jours dans nos prévisions pour la Toussaint 2026. Mais la semaine qui suit pourrait marquer une vraie bascule.

D’après les dernières tendances publiées le 26 octobre par plusieurs sites spécialisés, dont Météo Paris et Meteored, un scénario se dessine pour la semaine du lundi 2 au dimanche 8 novembre. Il prévoit un rafraîchissement net sur une grande partie du pays.

Rien n’est encore figé, l’échéance étant d’une dizaine de jours. Mais ce scénario est aujourd’hui jugé majoritaire, assez pour que les prévisionnistes en parlent déjà.

Un anticyclone mal placé… pour la douceur

Tout se joue à plusieurs milliers de kilomètres de chez nous. Selon ces prévisions, un anticyclone pourrait s’installer entre les îles Britanniques et la Scandinavie au début du mois de novembre.

Ce positionnement change tout. Il ferme la porte aux perturbations atlantiques, porteuses de douceur et de pluie, qui ont rythmé le mois d’octobre. À la place, il installerait sur la France un flux de vent venu de l’est et du nord-est.

Or, à l’est, l’air est déjà froid. Il stationne actuellement sur la Russie, et ce flux pourrait le faire progresser jusqu’à nous, en traversant l’Europe.

Jusqu’à 3 °C sous les normales

Les chiffres avancés par le modèle européen ECMWF donnent une idée de ce qui pourrait nous attendre. Pour la semaine du 2 au 8 novembre, il prévoit des températures inférieures de 1 à 3 °C aux normales de saison sur la France.

Concrètement, cela se traduirait surtout par des après-midi frais. Selon ce même modèle, les températures maximales resteraient sous la barre des 10 °C sur près des deux tiers du pays.

En altitude, vers 1 500 mètres, l’air pourrait même devenir négatif sur une large bande allant de la Russie à l’Angleterre et à la France, selon la carte du 26 octobre analysée par Météo Paris. Pour le jeudi 5 novembre, ce modèle place la quasi-totalité du pays sous les normales.

Pour rappel, les normales de saison correspondent aux moyennes observées sur une période de trente ans. Un écart de 1 à 3 °C peut sembler modeste sur le papier, mais il suffit à transformer une matinée fraîche en matinée de gel lorsque le ciel est dégagé.

Pas une vague de froid, mais un vrai coup de frais

Attention toutefois à ne pas s’emballer. Les deux sources insistent sur ce point : il ne s’agit pas d’une vague de froid au sens météorologique du terme.

Ce qui se dessine ressemble plutôt à un coup de frais marqué, typique d’un début de mois de novembre sous un régime anticyclonique. Les journées seraient sèches et souvent ensoleillées, mais avec une sensation de fraîcheur nettement plus prononcée qu’en octobre.

Quant à la neige, les prévisions actuelles ne l’évoquent pas pour cet épisode en plaine.

C’est surtout la nuit que la différence se ferait sentir. Et c’est là que le risque de gel apparaît.

Le retour des gelées dans le paysage

Sous un anticyclone, le ciel est souvent dégagé et le vent faible la nuit. Ces conditions favorisent un refroidissement rapide du sol après le coucher du soleil. D’où un risque de gelées matinales plus fréquentes.

La difficulté, c’est que ce risque dépend beaucoup de la couverture nuageuse nocturne. Un simple voile de nuages ou de brouillard suffit à limiter la baisse des températures, et cela reste très difficile à anticiper dix jours à l’avance.

Faut-il s’en étonner ? Pas vraiment. Selon Meteored, les premières gelées surviennent habituellement avant la fin octobre dans le nord, le centre et l’est de la France, et durant la première quinzaine de novembre dans l’ouest. Même près de l’océan, le gel n’est d’ailleurs pas rare, comme nous l’avions vu avec les gelées observées dans les Landes.

Les régions les plus exposées

Si le scénario se confirme, toutes les régions ne seraient pas logées à la même enseigne. Les prévisions désignent clairement deux grands secteurs.

Le centre et l’est de la France apparaissent comme les plus concernés par les températures sous les normales et par le risque de gel au petit matin. Le jeudi 5 novembre, ce sont ces régions qui affichent les écarts les plus marqués sur les cartes du modèle européen.

Concrètement, les habitants de ces régions pourraient voir le thermomètre passer sous zéro en fin de nuit, par ciel clair. En général, les plaines éloignées de la mer et les fonds de vallée, où l’air froid s’accumule pendant la nuit, sont les premiers touchés.

À l’inverse, les secteurs proches des côtes sont en général moins exposés au gel, la mer jouant un rôle de tampon thermique.

Les bons réflexes avant mercredi

Si vous vivez dans le centre ou l’est, quelques précautions simples peuvent vous éviter de mauvaises surprises. Au jardin, c’est le moment de rentrer les plantes en pot sensibles au froid ou de prévoir un voile d’hivernage pour les protéger.

Pensez aussi aux animaux qui vivent dehors, poules, chevaux ou chats du quartier : leur eau peut geler pendant la nuit, et il faudra la vérifier chaque matin.

Côté voiture, mieux vaut anticiper le givre du matin, par exemple en couvrant le pare-brise la veille au soir. Nous avions d’ailleurs testé une astuce qui circule beaucoup pour dégivrer son pare-brise.

Enfin, si vous n’avez pas encore préparé votre chauffage, c’est le moment de vous en occuper. Pour ceux qui se chauffent au bois, voici les vérifications à faire avant d’acheter du bois à un particulier. Et si vous avez une piscine, pensez au geste d’hivernage qui évite les fissures au printemps.

Un scénario encore à confirmer

Reste que la météo à dix jours garde sa part d’incertitude. Selon Météo Paris, tout dépendra de la force et de la position exacte de l’anticyclone. Un léger décalage pourrait modifier sensiblement les prévisions, dans un sens comme dans l’autre.

Les prochaines mises à jour des modèles permettront d’y voir plus clair dans les jours qui viennent. Nous mettrons cet article à jour dès que les prévisions se préciseront, en particulier pour la carte des gelées. Pour la suite du mois, retrouvez aussi nos tendances pour le mois de novembre.

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