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Météo 2 juillet : Marseille fonce vers 33°C sous le vent, mais c’est samedi qu’une ville du Sud-Ouest vise les 35°C

Publié par Elsa Fanjul le 02 Juil 2026 à 7:01

Ce jeudi 2 juillet, la France joue à un drôle de jeu. Le Nord reste sous une couverture nuageuse tenace avec des températures qui peinent à décoller, pendant que le Sud s’offre une montée en puissance qui n’a rien d’anodin. Marseille affiche déjà 33°C, mais avec un vent à 29 km/h qui brouille les cartes.

Et ce n’est que l’échauffement. D’ici samedi, deux grandes villes du Sud-Ouest s’apprêtent à franchir un cap que le Nord ne peut qu’observer de loin. Voici ce que les prévisions réservent pour les trois prochains jours.

Un jeudi en demi-teinte pour la moitié nord

Paris ouvre la journée à 16°C sous un ciel couvert, sans une goutte de pluie. C’est sec, mais gris — le genre de ciel qui donne envie de rester au bureau. Le thermomètre atteint 24°C l’après-midi, correct sans être enthousiasmant.

Passant sous un ciel couvert à Paris début juillet

Lille fait à peine mieux en température, avec le même 24°C en pointe, mais s’offre en prime une bruine légère le matin. Rien de dramatique — 0,6 mm, juste de quoi mouiller le pare-brise. Brest, fidèle à sa réputation, plafonne à 21°C sous les nuages.

Le contraste avec le Sud saute aux yeux : entre Brest et Marseille, on compte 12°C d’écart en maximale. Comme si deux saisons cohabitaient sur le même territoire. Mais c’est du côté du mistral qu’il faut regarder de plus près.

Marseille brûle, mais le vent change la donne

Sur le papier, Marseille domine largement le tableau national avec 33°C affichés ce jeudi. C’est la ville la plus chaude de France, et de loin — 9°C de plus que Paris. Sauf que le ressenti raconte une autre histoire.

Femme face au vent et au soleil sur le Vieux-Port de Marseille

Avec un vent soufflant à 29 km/h, le plus fort des huit grandes villes suivies, la cité phocéenne vit une chaleur agitée. Ce flux d’air constant sèche la peau et fait claquer les nappes en terrasse, mais il empêche aussi la sensation d’étouffement que connaissent Lyon ou Toulouse.

Lyon, justement, grimpe à 30°C sous un ciel principalement clair. Strasbourg atteint 29°C malgré la couverture nuageuse. Les deux villes partagent un UV de 7 à 8 — suffisant pour attraper un coup de soleil en moins de 30 minutes sans protection.

Dans le Sud-Ouest, Bordeaux et Toulouse jouent déjà dans la cour des grands avec respectivement 28°C et 29°C. Mais ce jeudi n’est qu’un avant-goût de ce qui se prépare pour le week-end.

Vendredi : Paris se réveille enfin

Le basculement commence dès vendredi. Paris passe de 24°C à 28°C en une seule journée, sous un ciel enfin dégagé. C’est le plus gros bond thermique du week-end pour la capitale : +4°C en 24 heures, avec un indice UV qui grimpe à 7.

Brest réalise le saut le plus spectaculaire du lot. De 21°C jeudi à 26°C vendredi, la pointe bretonne gagne 5°C d’un coup. Le ciel reste couvert, mais la chaleur s’installe malgré tout — un phénomène que les prévisionnistes associent à une masse d’air chaud progressant par l’ouest.

Marseille, elle, ne bouge pas d’un iota : 33°C vendredi comme jeudi, mais cette fois sous un ciel parfaitement clair et un vent qui retombe à 23 km/h. La nuit s’annonce chaude avec un plancher à 26°C — difficile de dormir sans ventilateur. D’ailleurs, la demande en ventilateurs pourrait encore monter d’un cran.

Le vrai changement, pourtant, c’est samedi qu’il se joue. Et deux villes du Sud-Ouest préparent un cap symbolique.

Samedi : le Sud-Ouest franchit les 32°C, Marseille vise 35°C

Bordeaux atteint 32°C samedi sous un ciel principalement clair, avec un vent modéré à 16 km/h. C’est 4°C de plus qu’en début de séquence jeudi. Toulouse fait encore plus fort : 33°C, avec un vent quasi absent à 11 km/h — autant dire une chaleur qui colle à la peau.

Mais la palme revient une fois de plus à Marseille, qui pousse le curseur jusqu’à 35°C sous un ciel limpide. Le vent retombe à 20 km/h, rendant la chaleur nettement plus pesante que les jours précédents. L’indice UV reste scotché à 8, le maximum observé sur l’ensemble des villes suivies.

Paris, de son côté, s’offre un samedi quasi estival à 30°C sous un ciel totalement dégagé. C’est la première fois de la séquence que la capitale atteint ce seuil. Lyon suit la même trajectoire avec 32°C, et même Lille grimpe à 27°C — du jamais vu dans cette série de trois jours pour la capitale des Flandres.

Strasbourg clôt le peloton avec 29°C, stable mais toujours sous un ciel qui finit par se dégager. Côté précipitations, le bilan est simple : pas une seule goutte sur les huit villes samedi. Ni vendredi d’ailleurs. Les scénarios de chaleur pour juillet semblent se confirmer jour après jour.

Le vrai conseil à retenir

L’indice UV oscille entre 7 et 8 du vendredi au samedi sur quasiment toutes les villes du Sud et de l’Est. Même sous un ciel couvert, comme à Strasbourg jeudi, l’UV atteint déjà 7. Les gestes de protection contre la chaleur ne sont pas optionnels : crème solaire, hydratation, et surtout éviter l’exposition entre 12h et 16h.

À Marseille, les nuits ne redescendent plus sous 26°C dès vendredi. Pour ceux qui dorment sans climatisation, la température idéale de chambre recommandée par les experts (entre 16 et 19°C) devient un lointain souvenir.

En résumé : jeudi est la dernière journée supportable au Nord. Dès vendredi, tout le pays bascule dans une chaleur franche, et samedi marque le pic de cette montée. Marseille à 35°C, Toulouse à 33°C, Paris à 30°C — le thermomètre ne plaisante plus.

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