Météo 2 novembre : Marseille tombe sous 36 km/h de vent mercredi, Toulouse plonge à -1°C
Lendemain de Toussaint, et la France ne sait pas trop sur quel pied danser. Lundi, ce sont les écarts du matin qui frappent : certains se réveillent sous 2°C, d’autres sous 10°C, avec quelques gouttes ici ou là.
Mais le vrai sujet de cette semaine, c’est mercredi. Un matin sous zéro dans le Sud-Ouest, un coup de vent sur la Méditerranée, et un ciel qui se vide enfin au Nord. On démêle tout ça, jour par jour.
Lundi : un pays à deux vitesses dès le réveil
Premier réflexe en sortant ce lundi matin : regarder le thermomètre. À Toulouse, il affiche 2°C et un brouillard bien installé, tandis qu’à Bordeaux on démarre à 3°C sous un ciel pourtant parfaitement clair. À Brest, c’est une autre ambiance : 10°C dès l’aube, mais une bruine légère qui colle aux vêtements.
Le Nord, lui, ne s’en sort pas trop mal. Paris voit quelques averses faibles passer (0,4 mm, à peine de quoi mouiller un trottoir), alors que Lille encaisse un peu plus avec environ 3 mm. Le parapluie reste utile, sans devenir indispensable.

L’après-midi rebat un peu les cartes. Marseille monte à 16°C sous un ciel partiellement nuageux, soit 5°C de plus que Lyon, coincée sous un plafond couvert à 11°C. Le Sud-Ouest profite du meilleur lot : Bordeaux atteint 14°C avec du soleil, après une matinée glaciale.
Voilà un amplitude à ne pas sous-estimer : 11°C d’écart entre le matin et l’après-midi à Bordeaux. Pensez aux couches qu’on enlève, pas seulement à celles qu’on enfile. Et mardi ?
Mardi : le jour où Brest prend le large (de la pluie)
Si lundi était contrasté, mardi est plus uniforme. Presque partout, le ciel est couvert et sec : Bordeaux, Toulouse, Lyon, Strasbourg et Marseille restent sans une goutte. Le genre de journée grise qui ne fait pas de bruit mais qui ne remonte pas le moral non plus.
La seule vraie exception vient de la pointe bretonne. Brest passe en bruine dense avec 1,8 mm de pluie et un vent qui grimpe à 26 km/h, de quoi rendre la balade sur le port nettement moins romantique.

Et puis il y a Marseille, qui joue les élèves à part. Elle grimpe à 18°C, le meilleur score des huit villes, malgré un ciel couvert. Presque 8°C de plus que Lyon et Strasbourg, qui plafonnent à 10°C. Un petit goût d’arrière-saison pour les Marseillais, qui peuvent encore laisser la doudoune au placard.
Mais cette douceur ne durera pas. Car mercredi, la Méditerranée a prévu un tout autre programme.
Mercredi : sous zéro à Toulouse, et Marseille qui vacille
C’est la journée à surveiller. À Toulouse, le thermomètre descend à -1°C au réveil, avec du brouillard : première vraie gelée blanche de la saison pour la Ville rose. Le pare-brise sera à gratter, et mieux vaut prévoir quelques minutes de plus avant de partir. À Lyon, on frôle aussi le zéro avec 0°C.
Mais la vraie rupture se joue sur la côte. Marseille, qui profitait d’un mardi doux, voit débarquer 6,3 mm de pluie et un vent de 36 km/h, le plus fort de toute la semaine parmi nos huit villes. Les volets claquent, les terrasses se vident.
Ailleurs, le calme domine. Paris reste au sec, bien couverte, avec 3°C le matin et 10°C l’après-midi. Strasbourg et Lille suivent la même partition, grise mais sans pluie. Bordeaux, elle, s’offre un redoux spectaculaire : de 1°C à 13°C, soit 12°C d’amplitude en une seule journée.
Et ce n’est pas la seule curiosité de ce début de semaine : la douceur de Marseille et le froid toulousain racontent la même histoire.
Ce que racontent vraiment ces écarts
Regardez les chiffres de près : entre Toulouse (-1°C) et Marseille (13°C minimum) mercredi matin, il y a 14°C d’écart entre deux villes que séparent à peine 400 km. C’est le signe d’un début de novembre où le ciel dégagé de la nuit laisse filer la chaleur au sol, pendant que la mer garde la sienne.
Pour votre quotidien, la règle est simple : habillez-vous en oignon. Un manteau pour le matin, une couche de moins l’après-midi, et un parapluie compact dans le sac si vous êtes à l’Ouest ou sur la côte méditerranéenne. Le Nord, lui, peut presque oublier le parapluie dès mardi.
Si vous vous demandez ce que cache ce refroidissement progressif, l’histoire de l’air froid venu de Russie après la Toussaint éclaire pas mal de choses. Et pour comprendre comment on en arrive là, la météo du 30 octobre avait déjà donné quelques indices, avec Bordeaux qui partait de 2°C.
Le piège du Sud-Ouest : froid dehors, doux dedans
Autre détail qui fait sourire : les nuits glaciales du Sud-Ouest contrastent avec des après-midi presque printaniers. Toulouse démarre à -1°C mercredi et remonte à 12°C. Bordeaux grimpe de 1°C à 13°C. Un grand écart qui fatigue le corps autant que la garde-robe.
Les UV restent à 3 dans le Sud et l’Ouest, un niveau modéré qui ne justifie pas la crème solaire, mais qui rappelle que le soleil d’automne reste présent quand le ciel se dégage. Un détail que beaucoup oublient en novembre.
Le même type de scénario s’était déjà dessiné fin octobre, quand Strasbourg se réveillait sous 4°C pendant que Marseille jouait encore avec les 20°C. Le schéma se répète, mais avec quelques degrés de moins à chaque fois.
Et si vous voulez comprendre ce qui nous attend plus tard dans l’hiver, une question revient souvent : l’hiver sera-t-il vraiment doux comme on l’entend partout ?
Ce qu’il faut retenir pour la semaine
Lundi, on se couvre le matin, et on enlève une couche l’après-midi. Mardi, on garde un oeil sur Brest et sa bruine dense, mais le reste du pays reste sec. Mercredi, on sort le grattoir pour la voiture à Toulouse et Lyon, et on évite les terrasses marseillaises.
La phrase à garder en tête : cette semaine, ce n’est pas la pluie qui fait la différence, c’est le thermomètre du matin. Un bonnet dans la poche, et vous aurez déjà gagné la partie.
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