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Météo 22 juin : Brest frôle les 40°C sous les nuages — une ville du Sud-Ouest franchit un cap encore plus extrême

Publié par Elsa Fanjul le 22 Juin 2026 à 7:01

La France entre dans une séquence de chaleur qui n’a plus rien d’anodin. Ce lundi 22 juin, le thermomètre explose dans des villes où personne ne l’attendait à ce niveau. Bordeaux et Toulouse flirtent avec les 40°C, c’est presque devenu banal — mais quand Brest affiche 37°C sous un ciel couvert, on change de registre.

Et ce n’est que le début. Mardi, une grande ville du Sud-Ouest pourrait franchir la barre des 42°C. Pendant ce temps, Marseille continue de jouer un rôle à part dans cette fournaise nationale.

Ce lundi, la Bretagne entre dans la fournaise

Oubliez les clichés sur la pluie bretonne. Ce lundi, Brest grimpe à 37°C — sous un ciel couvert, ce qui rend la chaleur encore plus étouffante. Le vent à 21 km/h apporte un semblant de souffle, mais ça reste la ville la plus ventée du jour, sans que ça suffise à rafraîchir quoi que ce soit.

Habitant breton essuyant la sueur par forte chaleur

À Paris, le mercure atteint 38°C avec un ciel partiellement nuageux. Lyon fait encore plus fort avec 39°C sous un soleil sans filtre. L’indice UV grimpe à 8 dans le Sud et la vallée du Rhône : crème solaire obligatoire dès 10 heures du matin.

Le duo Bordeaux-Toulouse mène la danse : 41°C pour la première, 40°C pour la seconde, toutes deux sous un ciel dégagé. Mais une ville refuse de jouer le jeu de la surchauffe.

Marseille, encore et toujours en dessous

Pendant que le reste du pays cuit, Marseille plafonne à 33°C. C’est chaud, oui — mais c’est 8°C de moins que Bordeaux. La cité phocéenne est la ville la plus « fraîche » du panel ce lundi, un phénomène qu’on observe depuis plusieurs jours déjà.

Vieux-Port de Marseille sous un ciel couvert et frais

L’explication tient en un mot : la mer. Le mistral et les brises marines maintiennent un couvercle sur les températures côtières. Son ciel couvert ce lundi empêche aussi le soleil de chauffer les surfaces au maximum. Résultat : un écart de 8°C avec Bordeaux, et même 7°C avec Lyon.

Strasbourg aussi reste en retrait avec 36°C, mais sous un ciel couvert et un vent timide à 11 km/h. L’Est étouffe sans exploser. Lille, la plus fraîche au réveil avec 20°C, grimpe tout de même à 32°C l’après-midi. Ce qui semblait impensable il y a dix jours est devenu la norme. Et mardi promet pire.

Mardi 23 juin : Bordeaux fonce vers les 42°C

C’est le chiffre qui va dominer la journée de mardi. Bordeaux vise 42°C sous un ciel parfaitement dégagé, avec un vent quasi nul à 11 km/h. La chaleur va stagner, sans la moindre perspective de répit. Les nuits ne refroidiront pas non plus : 25°C au lever du jour.

Toulouse suit de près avec 41°C sous un ciel principalement clair. Paris franchit les 39°C pour la première fois de la séquence, cette fois sous une couverture nuageuse qui piège la chaleur comme un couvercle. L’indice UV reste à 7, ce qui veut dire que même sous les nuages, les UV passent.

Le vrai choc vient du Nord. Lille atteint 34°C mardi — un niveau exceptionnel pour la capitale des Flandres. Brest pousse encore plus loin que la veille avec 38°C, toujours sous les nuages. Le vent tombe à 10 km/h, rendant l’air encore plus lourd qu’il ne l’était lundi.

Marseille, fidèle à son rôle de dissidente thermique, redescend même à 32°C mardi. Seule ville en dessous de 33°C dans tout le pays. Et mercredi va encore rebattre les cartes.

Mercredi 24 juin : Brest pourrait atteindre 41°C

C’est le chiffre le plus spectaculaire de la semaine. Brest — oui, Brest — vise 41°C mercredi, sous un ciel couvert et un vent soutenu à 21 km/h. La pointe bretonne à plus de 40°C, c’est le genre de donnée qui force à reconsidérer ses repères.

Paris atteint 40°C mercredi avec une trace de pluie — 0.1 mm, autant dire symbolique. Lille bondit à 38°C sous un ciel partiellement dégagé. L’ensemble du territoire passe au-dessus des 34°C, sans exception.

Bordeaux et Toulouse restent au-dessus de 40°C pour le troisième jour consécutif. Lyon, en revanche, recule légèrement à 38°C avec de faibles averses (0.4 mm). C’est la seule ville où la pluie est un tant soit peu mesurable mercredi — mais pas de quoi mouiller un trottoir.

Marseille remonte à 34°C sous un ciel qui s’éclaircit enfin. Elle reste malgré tout la ville la plus clémente du pays, avec un écart de 7°C par rapport à Brest. La Bretagne plus chaude que la Provence en plein mois de juin : on en est là.

Trois jours sans répit : ce qu’il faut retenir

Cette séquence du 22 au 24 juin cumule trois journées consécutives au-dessus de 38°C pour la majorité des grandes villes. L’UV reste entre 7 et 8 partout, ce qui impose une vraie vigilance même sous les nuages. La pluie est quasi inexistante : seuls Paris et Lyon voient quelques gouttes mercredi.

Le vent ne sauve personne. Même Brest, la plus ventée avec 21 km/h, ne profite d’aucune fraîcheur. Les nuits chaudes s’installent : aucune ville ne descend sous 20°C au lever du jour sur les trois jours. Pensez à protéger vos plantes si vous avez un jardin — et à vous hydrater avant d’avoir soif.

La vraie surprise de cette séquence, c’est la géographie inversée. Quand Brest dépasse Marseille de 7°C, c’est que la canicule n’a plus de frontières régionales. Restez à l’ombre, fermez les volets, et gardez un œil sur les prochains jours : rien n’indique que la chaleur va faiblir.

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