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Ce phénomène météo rare, observé 10 fois depuis 1900, pourrait ramener les 30°C dès aujourd’hui

Publié par Elsa Fanjul le 25 Sep 2026 à 11:17
Thermomètre extérieur affichant 30 degrés parmi feuilles d'automne

Le short traîne encore dans le tiroir, la coupe-vent reste au placard : et si l’été n’avait pas vraiment tiré sa révérence ? Depuis début septembre, le calendrier affiche pourtant l’automne. Mais le thermomètre, lui, semble hésiter à suivre le mouvement, entre coup de frais brutal et nouvelle poussée de chaleur qui pourrait faire grimper le mercure jusqu’à 35°C dans certaines régions.

Un été qui refuse de partir malgré l’automne officiel

La France vient de connaître une chute spectaculaire des températures, avec une perte de 8 à 12 degrés en seulement 24 heures sur une grande partie du territoire. En cause : un affaissement temporaire de l’anticyclone atlantique, remplacé par un flux plus frais venu du nord-ouest.

Ce répit, plutôt bienvenu après les fortes chaleurs de l’été 2026 record, n’aura été que de courte durée. La chaleur, repoussée vers le sud et la Méditerranée, n’a pas disparu : elle a simplement changé d’adresse quelques jours.

Dès le retour des hautes pressions, un flux plus doux remontant d’Afrique du Nord et de la péninsule ibérique devrait relancer les températures, plus nettement dans le sud que dans les régions du nord. Un épisode qui rappelle celui décrit dans cette deuxième vague de chaleur de juillet, où le même schéma s’était déjà produit.

Symboliquement, l’équinoxe marque le moment où le Soleil franchit le plan équatorial céleste. Le sol reçoit alors moins d’énergie et se réchauffe moins facilement, même quand l’air reste doux, tandis que les nuits plus longues favorisent un refroidissement nocturne plus marqué.

Une quatrième vague de chaleur qui n’était pas prévue au programme

Une masse d’air capable de produire 35 à 38 degrés en juillet ne donne donc plus les mêmes valeurs une fois l’automne installé. Pourtant, plusieurs modèles météorologiques envisagent cette année une remontée sensible du mercure durant la dernière décade de septembre.

Certains météorologues évoquent même la possibilité d’une quatrième vague de chaleur à l’échelle nationale, avec un indicateur thermique dépassant 23,4 degrés plusieurs jours d’affilée. Un scénario qui rappelle celui déjà envisagé avec ce scénario redouté par Météo France en juillet dernier.

De quoi bousculer les habitudes de celles et ceux qui avaient déjà rangé leurs affaires de plage et repris leurs séances de sport en salle par anticipation. La comparaison avec la vague de chaleur historique de mai montre à quel point 2026 s’inscrit dans une tendance thermique inédite.

La moyenne nationale des températures depuis janvier dépasse d’ailleurs largement celles de 2022 et 2025, confirmant une année particulièrement chaude sur le long terme, bien au-delà de simples pics ponctuels.

Coureur souriant en short sous soleil d'automne

Le scénario des 30°C qui inquiète les modèles pour le 24 septembre

Le scénario qui fait le plus parler concerne un possible dépassement des 30 degrés sur une partie de la France autour du 24 septembre. C’est un peu comme cette bombe météorologique annoncée le même mois : les modèles s’affolent sans être toujours d’accord entre eux.

Certains modèles, dont un scénario du centre européen ECMWF, envisagent un nouveau franchissement de ce seuil symbolique, avec des pointes pouvant dépasser 35 degrés dans le sud du pays. Le nord pourrait lui aussi flirter avec les 30 degrés selon les zones concernées.

L’incertitude reste de mise : les modèles ne sont pas unanimes sur l’ampleur exacte de cette chaleur ni sur son extension géographique. Mais un consensus se dégage autour d’un nouveau regain thermique, particulièrement sensible sur la moitié sud du territoire.

Un tel dépassement des normales de saison de plus de 2 degrés reste rare : il n’a été observé qu’une dizaine de fois depuis la fin du XIXe siècle. Pour les sportifs du dimanche, c’est peut-être une dernière session en extérieur avant les frimas, à condition de s’hydrater et d’éviter les heures les plus chaudes.

Un dicton populaire veut d’ailleurs qu’un mois de septembre anormalement chaud annonce un hiver plus doux. Une croyance que certains climatologues cherchent encore à vérifier statistiquement, faute de données assez solides pour trancher.

Entre coup de frais éclair et nouvelle poussée de chaleur, l’automne 2026 s’annonce résolument capricieux. Les prévisionnistes rappellent que la baisse des températures ne deviendra vraiment marquée qu’à partir d’octobre. En attendant, la penderie sportive n’a visiblement pas fini de faire des allers-retours entre tenues d’été et premières couches d’automne.

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