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Adriana Karembeu accusée par son ex : la décision de justice qui change tout pour sa fille

Publié par Hannah Maline le 03 Sep 2026 à 9:50
La suite après cette vidéo

Il y a des communiqués qu’on écrit avec les mains qui tremblent. Celui-là, on le devine relu vingt fois, pesé mot à mot, corrigé jusqu’à la dernière virgule. Parce qu’après des mois de silence forcé, une femme a enfin quelque chose à dire.

Ce mercredi-là, l’ancienne top-modèle sort de sa réserve. Pas pour se défendre. Pas pour attaquer. Pour annoncer une décision de justice qui vient de tout rebattre.

Depuis des mois, elle encaissait. Les accusations, les plaintes, les articles, les regards. Et surtout, cette question qui plane au-dessus de tout : allait-elle garder sa fille auprès d’elle ?

Ce qui suit, c’est l’histoire d’un divorce qui a dérapé bien au-delà de tout ce qu’on imaginait. Et d’un verdict que personne n’attendait sous cette forme.

« Contenus pornographiques » : le mari d'Adriana Karembeu porte plainte contre elle et Marc Lavoine

Une plainte déposée en plein été, et tout bascule

Début juillet. La France est en mode vacances, les rédactions tournent au ralenti, les plages se remplissent. C’est exactement le moment que choisit un homme pour déposer une plainte au tribunal judiciaire de Paris.

Pas une simple plainte. Une plainte avec constitution de partie civile. En clair : la procédure qui oblige la justice à ouvrir une information judiciaire, même si le parquet a déjà classé l’affaire.

Le plaignant s’appelle André Ohanian. Homme d’affaires, ancien mari de la célèbre mannequin, et père de leur petite fille de sept ans.

Ce qu’il reproche à son ex-épouse ? Rien de moins que d’avoir mis en péril la sécurité et la santé mentale de leur enfant.

Et il ne vise pas qu’elle. Il vise aussi son compagnon actuel, une figure ultra-connue de la chanson française. Un nom que tout le monde reconnaît dès la première syllabe.

Autant dire que quand l’information sort, l’été médiatique se réveille d’un coup.

Les mots de la plainte, ceux qui font froid dans le dos

Il faut lire la liste des chefs d’accusation pour comprendre le niveau de violence de ce dossier. Ce n’est pas une histoire de pension alimentaire ou de week-ends mal répartis.

Premier chef : « manquement aux obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation d’un enfant mineur ». Une formule juridique qui, traduite en français courant, veut dire : vous êtes un danger pour votre enfant.

Deuxième chef : « corruption de mineur ». Là, on change de dimension. C’est une accusation qui, en France, peut envoyer quelqu’un devant un tribunal correctionnel pour plusieurs années.

Et ce n’est pas fini. La plainte évoque également la diffusion de contenus pornographiques. Ainsi que des infractions à la législation sur les stupéfiants.

Quatre chefs d’accusation. Tous graves. Tous visant une mère et son compagnon, à propos d’une fillette de sept ans.

Dans le monde du people, on a connu des divorces houleux. Des règlements de comptes par tabloïds interposés. Mais une plainte pour corruption de mineur, franchement, ça sort du catalogue habituel.

Le détail que tout le monde a raté dans le calendrier

Voilà où l’affaire devient vraiment intéressante. Parce que cette plainte de juillet, elle n’arrive pas de nulle part.

Elle arrive après un premier round. Un round que le plaignant a perdu.

Adriana Karembeu_3

Retour en mars. Un premier signalement est déposé, visant l’ex-mannequin pour soustraction aux obligations parentales. Le dossier atterrit sur le bureau du parquet de Paris.

En mai, ce signalement est complété. De nouveaux éléments sont versés, de nouveaux arguments avancés. La machine judiciaire se met en route.

Et puis le 23 juin tombe. La date que les avocates de la mannequin ont dû entourer en rouge sur leur agenda.

Ce jour-là, le parquet de Paris classe l’enquête sans suite. Sur l’ensemble des points examinés.

« Une issue favorable » : la première victoire discrète

Un classement sans suite, dans une affaire familiale, ce n’est pas rien. Cela signifie que les enquêteurs ont regardé, vérifié, et n’ont pas trouvé de quoi poursuivre.

Les avocates de l’ancienne top-modèle, Mes Maeva Zampori et Nathalie Tomasini, ont qualifié cette issue de « favorable » sur l’ensemble des points examinés.

Le nom de Nathalie Tomasini, à lui seul, dit quelque chose du niveau du combat. C’est une avocate réputée, connue notamment pour avoir défendu Jacqueline Sauvage dans l’une des affaires judiciaires les plus médiatisées de la décennie.

Autrement dit : la mannequin n’a pas confié son dossier au premier venu. Elle a sorti l’artillerie lourde.

Mais voilà : un classement sans suite, ce n’est pas une relaxe. Ce n’est pas un jugement. C’est une décision administrative du parquet, qui peut être contournée.

Et il existe une porte de sortie pour le plaignant mécontent. Elle s’appelle la constitution de partie civile. Exactement ce qui a été utilisé en juillet.

Une mère tenant tendrement la main de sa fille

Pourquoi cette deuxième plainte a tout changé d’atmosphère

Il faut comprendre le mécanisme pour saisir l’enjeu. Quand un parquet classe une affaire, la victime présumée peut forcer la main à la justice.

En se constituant partie civile, elle déclenche automatiquement la désignation d’un juge d’instruction. Le dossier repart à zéro, cette fois entre les mains d’un magistrat indépendant.

C’est une arme redoutable. Elle permet de relancer une procédure enterrée. Elle permet aussi, dans les faits, de maintenir la pression pendant des mois, voire des années.

Du côté de la défense de la mannequin, la lecture est sans ambiguïté. Ses avocates parlent d’« acharnement judiciaire ».

Selon elles, leur adversaire a choisi de relancer une procédure fondée sur exactement les mêmes allégations que celles déjà classées. Rien de nouveau. Juste la même partition, rejouée plus fort.

De l’autre côté, on ne l’entend évidemment pas de cette oreille.

La version d’en face : « l’intérêt supérieur de l’enfant »

L’avocate d’André Ohanian, Me Najwa El Haïté, a pris la parole auprès de l’AFP pour expliquer la démarche de son client.

Adriana Karembeu Marc Lavoine

Sa ligne est simple et imparable sur le plan de la communication : la plainte vise à faire toute la lumière sur des faits susceptibles de nuire à l’intérêt supérieur de l’enfant.

C’est la formule magique de tous les contentieux familiaux. Personne ne peut être contre l’intérêt supérieur de l’enfant. C’est le bouclier parfait.

Et on se retrouve donc avec deux camps qui disent, en substance, la même chose. Chacun affirme se battre pour la petite. Chacun accuse l’autre de lui nuire.

Deux versions. Un même enjeu. Une seule enfant au milieu, qui n’a rien demandé à personne.

Et pendant que les avocats s’écrivent, elle, elle a sept ans. Elle va à l’école. Elle fait des dessins. Elle ne sait probablement pas encore que son nom circule dans des dépêches d’agence.

Comment on en est arrivé là : le mariage qui semblait parfait

Pour comprendre l’ampleur du crash, il faut revenir au décollage. Et le décollage, à l’époque, avait tout du conte de fées.

Après une première union très médiatisée avec un champion du monde de football, la Slovaque avait refait sa vie. Loin des projecteurs du sport, cette fois.

Son nouveau compagnon était un homme d’affaires. Discret, installé, appartenant à ce monde des affaires internationales où l’on ne fait pas la une des magazines.

Le couple s’installe. Le mariage suit. Puis, quelques années plus tard, arrive une petite fille.

Une naissance que la mannequin avait longtemps espérée, elle qui avait évoqué publiquement, à plusieurs reprises, son désir profond de devenir mère.

Sur les photos de l’époque, tout respire l’équilibre. Une famille, une vie entre plusieurs pays, une carrière télé qui tourne bien. Rien ne laissait deviner le champ de bataille à venir.

Monaco, la ville qui devient un enjeu juridique

Il y a un élément dans ce dossier que la plupart des lecteurs survolent sans y prêter attention. Et c’est pourtant l’un des plus décisifs.

Le couple était installé à Monaco. Pas la France. Pas la Slovaquie. La Principauté.

Monaco, c’est deux kilomètres carrés, un rocher, des yachts, et surtout : un système judiciaire totalement indépendant de celui de la France.


Ses propres tribunaux. Ses propres juges. Son propre droit de la famille. Et ses propres délais.

Résultat : dans ce dossier, deux justices avancent en parallèle. La française, saisie des plaintes pénales. La monégasque, compétente sur la vie de famille.

Deux horloges qui ne tournent pas à la même vitesse. Deux terrains, deux batailles. Et une seule question qui compte vraiment.

Le divorce qui traîne, et la pression qui monte

Le mot « divorce » revient dans tous les articles consacrés à l’affaire. Avec, à chaque fois, la même précision : ils sont en instance.

En instance, ça veut dire que rien n’est réglé. Ni le partage des biens. Ni les questions financières. Ni, surtout, la garde de l’enfant.

Un divorce contentieux, c’est déjà une épreuve pour n’importe qui. Un divorce contentieux quand vous êtes une personnalité publique reconnue de tous, c’est autre chose.

Chaque audience devient un événement. Chaque conclusion d’avocat risque de fuiter. Chaque silence est interprété.

Et quand un divorce s’éternise, il y a un moment où les procédures se multiplient. Les plaintes deviennent des armes de négociation. Les accusations deviennent des leviers.

C’est exactement le stade qu’a atteint cette affaire au début de l’été.

Le nouveau compagnon, ce chanteur qui n’avait rien demandé

Il y a un personnage dans cette histoire qui n’est ni parent, ni plaignant, ni témoin. Et qui se retrouve pourtant nommément visé.

Le nouveau compagnon de la mannequin est l’un des chanteurs les plus installés du paysage français. Une voix reconnaissable entre mille, une carrière de plusieurs décennies, des tubes que tout le monde a chantés au moins une fois.

Il est aussi acteur. Aussi écrivain. Aussi ancien juré d’un télécrochet à très forte audience.

Autant dire : un homme dont la réputation compte, et qui n’avait aucun intérêt à se retrouver mêlé à un contentieux familial qui ne le concernait pas au départ.

Sauf que la plainte le vise. Explicitement. Au même titre que la mère de l’enfant.

Marc Lavoine et Adriana Karembeu @paris match

Et dans le monde médiatique français, être cité dans une plainte évoquant la corruption de mineur, ce n’est pas un détail qu’on efface d’un communiqué.

Quand une histoire d’amour devient une pièce du dossier

La relation entre l’ex-mannequin et le chanteur avait été officialisée sans tapage particulier. Deux adultes, deux parcours, une nouvelle page.

Dans n’importe quelle autre configuration, l’affaire se serait résumée à quelques photos volées et trois articles de magazine.

Mais quand un divorce est en cours, l’arrivée d’un nouveau conjoint change tout. Sur le plan émotionnel d’abord. Sur le plan juridique ensuite.

Parce qu’en droit de la famille, le juge s’intéresse à l’environnement dans lequel évolue l’enfant. Et cet environnement inclut le nouveau compagnon du parent.

C’est ce mécanisme, froid et implacable, qui a transformé une histoire d’amour en élément de procédure.

Et c’est probablement l’un des aspects les plus violents de toute cette affaire : plus personne n’est un simple individu. Chacun devient une pièce du dossier.

L’escalade : quand les accusations deviennent publiques

Il existe une règle non écrite dans les divorces de personnalités : tant que ça reste dans les bureaux d’avocats, ça peut encore se réparer.

Le jour où ça sort dans la presse, c’est terminé. On ne revient plus en arrière.

Cette ligne rouge, elle a été franchie dans ce dossier. Les accusations sont sorties du cadre judiciaire pour atterrir dans les médias grand public.

Dès lors, chaque camp a dû gérer deux batailles simultanées. La bataille juridique, devant les juges. Et la bataille de l’opinion, devant les lecteurs.

Or, ces deux batailles n’obéissent pas aux mêmes règles. Devant un juge, il faut des preuves. Devant l’opinion, il suffit d’une bonne phrase.

Et c’est précisément là que le dossier a pris une tournure spectaculaire.

Les accusations réciproques, ce jeu où personne ne gagne

Adriana Karembeu_10

Ce dossier ne fonctionne pas à sens unique. Il ne s’agit pas d’un homme qui accuse et d’une femme qui subit en silence.

Les accusations ont circulé dans les deux sens. Des plaintes croisées. Des versions opposées. Des révélations sur leur vie de couple passée.

Certaines de ces révélations ont été décrites comme glaçantes par ceux qui les ont relayées. On parle ici de l’intimité d’un couple, exposée sur la place publique.

Chaque nouvelle sortie appelait une réponse. Chaque réponse appelait une contre-attaque. Un cycle infernal, où l’escalade devient la norme.

Ceux qui ont suivi le dossier depuis le début décrivent une mécanique bien connue des avocats spécialisés : le divorce total.

Celui où plus rien n’est négociable. Où chaque camp veut non seulement obtenir gain de cause, mais aussi démontrer que l’autre avait tort depuis le début.

Une plainte pour menaces de mort dans le décor

Parmi les épisodes qui ont ponctué ce feuilleton, il y en a un qui a fait particulièrement grimper la température.

L’ex-mannequin a évoqué publiquement s’être sentie en danger. Une plainte a été évoquée dans ce contexte, dans un climat déjà saturé de tensions.

Quand une femme publique déclare craindre pour sa sécurité, le dossier change immédiatement de catégorie dans l’esprit du public.

On ne parle plus d’un divorce compliqué. On parle d’une situation où la peur est entrée dans l’équation.

Et à partir de là, chaque déclaration publique de l’un ou de l’autre a été lue à travers ce prisme.

Ce qui n’a pas simplifié la tâche des juges, chargés eux de trancher froidement, sans se laisser emporter par le vacarme.

Le mot « chantage » qui apparaît dans le dossier

Un autre chapitre a fait parler : celui où la question du chantage a été soulevée dans le cadre du divorce.

Le terme est lourd. En droit français, le chantage est un délit défini avec précision : obtenir quelque chose sous la menace de révélations.

Dans un divorce à fort enjeu financier et médiatique, ce genre d’accusation n’est jamais anodin. Elle suggère que le rapport de force a dépassé le cadre légal.

Elle suggère aussi que quelqu’un détenait quelque chose. Des documents, des images, des informations.

Ce type d’épisode explique pourquoi l’affaire a autant fasciné. On était loin du divorce classique de personnalités.

On était dans un scénario que même les scénaristes de séries auraient jugé trop chargé.

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Sept ans, l’âge où l’on comprend tout

Au milieu de ce fracas, il y a une petite fille. Sept ans.

Les pédopsychiatres le répètent : sept ans, c’est un âge charnière. L’enfant sort de la petite enfance, développe une conscience aiguë du monde social qui l’entoure.

À sept ans, on comprend les non-dits. On perçoit les tensions dans une voix. On sait très bien quand les adultes mentent pour « protéger ».

À sept ans, on entend aussi ce qui se dit dans la cour de récréation. Et les enfants, eux, répètent ce qu’ils ont entendu à la maison.

C’est probablement pour ça que la protection de sa vie privée est devenue un point central du discours maternel.

Parce que le vrai danger, dans ce genre de dossier, ce n’est pas seulement la décision du juge. C’est ce que l’enfant en retiendra dans dix ans.

Ce que dit la justice monégasque sur la garde d’enfant

Puisque la famille était installée dans la Principauté, c’est le tribunal de Première instance de Monaco qui s’est retrouvé compétent sur la question centrale.

Un tribunal moins médiatisé que ses homologues français, mais qui applique un droit de la famille structuré, avec une jurisprudence solide.

Comme partout en Europe, le principe directeur est l’intérêt de l’enfant. Pas le confort des parents. Pas la répartition « équitable » entre adultes.

Le juge examine la stabilité du cadre de vie. La disponibilité réelle de chaque parent. La proximité géographique. La capacité à maintenir le lien avec l’autre parent.

Et il examine, évidemment, tout élément susceptible de mettre l’enfant en danger.

Autrement dit : les accusations portées à Paris n’étaient pas hors sujet dans la procédure monégasque. Elles planaient au-dessus.

Le calvaire silencieux d’une audience de garde

Ceux qui sont passés par là le racontent tous de la même façon. Une audience de garde d’enfant, c’est une expérience d’une brutalité rare.

Illustration - Adriana Karembeu harcèlement ex-mari

On y entend son ex-conjoint expliquer, devant un magistrat, pourquoi on serait un mauvais parent. Avec des exemples. Des dates. Des détails.

Il faut rester impassible. Ne pas réagir. Laisser son avocat parler. Encaisser en silence.

Pour une personnalité publique habituée aux plateaux télé, à l’aisance, aux caméras, l’exercice est particulièrement humiliant.

Parce qu’il n’y a rien à contrôler. Aucun script. Aucune image à soigner. Juste un juge, et un dossier.

Et à la fin, une décision qui va déterminer combien de matins on verra son enfant se réveiller.

Une femme qui avait toujours tout maîtrisé

Il y a une ironie particulière dans cette affaire. Parce que la femme au centre du dossier a bâti toute sa carrière sur la maîtrise.

Arrivée d’Europe centrale dans les années 1990, elle s’est imposée dans un milieu de la mode réputé impitoyable, où l’on jette les visages comme des saisons.

Elle a duré. Là où d’autres disparaissaient après deux campagnes, elle est restée.

Puis elle a fait ce que très peu de mannequins réussissent : la transition vers la télévision. Une deuxième carrière, entièrement construite sur sa personnalité.

Elle a appris le français, apprivoisé le public, gagné une popularité durable dans un pays qui n’était pas le sien.

Une trajectoire de battante. Et pourtant, face à un juge des affaires familiales, cette expérience ne sert absolument à rien.

Le prix médiatique d’une vie exposée

Il y a un contrat tacite dans la célébrité. On expose une partie de sa vie, et le public s’y attache.

Le problème, c’est que ce contrat n’a pas de clause de sortie. Quand tout va bien, on partage. Quand tout s’effondre, le public estime avoir droit à la suite.

Et cette affaire l’a montré de façon presque caricaturale. Chaque rebondissement judiciaire est devenu un article. Chaque article, une vague de commentaires.

Adriana Karembeu Habitudes

Sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes qui n’ont jamais rencontré ni l’un ni l’autre ont tranché en trois lignes.

Les uns défendant la mère. Les autres soutenant le père. Tous convaincus de détenir la vérité d’un dossier qu’ils n’ont jamais lu.

C’est dans ce climat qu’il a fallu attendre. Semaine après semaine. En sachant que le verdict, lui, allait tomber sans prévenir.

Les mois de silence, cette stratégie payante

Pendant une grande partie de la procédure, la mannequin s’est faite discrète. Pas de longue interview télé. Pas de contre-attaque médiatique tonitruante.

Une stratégie qui peut sembler contre-intuitive quand on est accusé publiquement. L’instinct pousse à se défendre, fort et vite.

Mais les avocats spécialisés le savent : parler pendant une procédure, c’est offrir des munitions à l’adversaire.

Chaque phrase peut être versée au dossier. Chaque emportement peut être présenté comme un signe d’instabilité.

Alors on se tait. On serre les dents. On laisse les autres raconter votre histoire à votre place.

Et on attend le jour où l’on pourra enfin ouvrir la bouche avec, en main, quelque chose de solide.

Le climat au moment où le tribunal se prononce

Faisons le point sur la situation juste avant le verdict. Parce qu’elle était, disons-le, particulièrement chargée.

D’un côté : une plainte avec constitution de partie civile déposée à Paris, visant quatre chefs d’accusation extrêmement graves.

De l’autre : un classement sans suite obtenu quelques semaines plus tôt sur des faits présentés comme similaires.

Au milieu : un divorce non finalisé, un nouveau compagnon célèbre visé lui aussi, et une avalanche d’articles.

Dans ce contexte, personne ne pouvait prédire avec certitude ce que le tribunal monégasque allait décider concernant la garde de l’enfant.

Adriana Karembeu photo @AFP

Certains observateurs s’attendaient à une décision prudente. Une garde principale confiée au père, le temps que les procédures pénales s’éclaircissent.

Ce que les juges regardent vraiment quand ça sent la poudre

Il faut savoir une chose sur les magistrats des affaires familiales : ils voient passer des dossiers explosifs à longueur d’année.

Les accusations spectaculaires ne les impressionnent pas. Ce qui compte, ce sont les éléments matériels versés au dossier.

Les attestations. Les rapports scolaires. Les évaluations éventuelles. Les faits vérifiables.

Un juge expérimenté repère aussi très vite un autre phénomène : le parent qui instrumentalise la procédure pour atteindre l’autre.

C’est même l’un des critères pris en compte. Un parent qui multiplie les procédures sans fondement peut voir cela se retourner contre lui.

La question, ce jour-là, était donc simple. De quel côté le tribunal allait-il pencher ?

L’attente, ce moment où tout peut basculer

Entre la fin des débats et le prononcé de la décision, il y a le délibéré. Une période où l’on ne peut plus rien faire.

Les arguments ont été exposés. Les pièces déposées. Les plaidoiries prononcées. Il ne reste plus qu’à attendre.

Pour un parent, cette attente est une forme de torture douce. On repasse chaque phrase dans sa tête. On refait l’audience en boucle.

On se demande si l’on a dit ce qu’il fallait. Si le juge a compris. Si l’on a eu l’air trop dur, ou pas assez.

Et pendant ce temps, la vie continue. Il faut aller chercher l’enfant à l’école. Sourire. Faire comme si de rien n’était.

Puis un jour, le téléphone sonne. C’est l’avocat. Et en une phrase, tout se joue.

Façade du tribunal de la Principauté de Monaco

Le communiqué qui met fin au suspense

Ce mercredi 2 septembre, la nouvelle sort par la voie la plus contrôlée qui soit : un communiqué.

Pas d’interview larmoyante. Pas de plateau télé. Un texte, court, précis, manifestement travaillé avec ses conseils.

Et dès les premières lignes, on comprend que la balance a penché de son côté.

Le tribunal de Première instance de la Principauté de Monaco a tranché. Adriana Karembeu obtient la garde de sa fille Nina la moitié du temps.

Illustration - Adriana Karembeu harcèlement ex-mari

Une garde alternée. La reconnaissance pleine et entière de sa place de mère, malgré tout ce qui avait été déposé contre elle.

« Le rôle essentiel que je joue dans la vie de ma fille Nina a été reconnu en m’accordant sa garde la moitié du temps », déclare-t-elle.

« Ma place auprès d’elle est pleine et entière »

La suite du communiqué est encore plus frontale. Elle évoque directement ce qu’elle a traversé ces derniers mois.

Elle parle de « toutes les vaines tentatives d’intimidation, de déstabilisation et de mensonges opérées au préjudice de ma vie privée ».

Trois mots pèsent lourd : intimidation, déstabilisation, mensonges. Trois mots choisis, dans un texte relu par des avocates aguerries.

Elle insiste ensuite sur sa ligne de conduite depuis le début. « Chacune des décisions que j’ai prises l’a été en pensant à son bien-être et à son épanouissement. »

Puis vient la phrase qui résume tout, celle qui claque comme un soulagement après des mois de tension.

« Cette décision confirme qu’aux yeux de la justice, ma place auprès d’elle est pleine et entière. »

Et maintenant ? Le feuilleton n’est pas terminé

Attention, cependant. Cette victoire monégasque ne règle pas tout, loin de là.

La plainte déposée à Paris en juillet suit son propre calendrier judiciaire. Elle est totalement indépendante de la décision sur la garde.

Deux justices, deux terrains, deux horloges. La procédure pénale française continue d’avancer à son rythme.

Et une constitution de partie civile peut occuper un juge d’instruction pendant de longs mois avant qu’une orientation ne soit décidée.

L’ex-mannequin, elle, a choisi de fermer la porte. Elle précise qu’elle ne fera « aucun autre commentaire ».

Et elle appelle au respect strict de la vie privée de sa fille, âgée de seulement sept ans.

La seule chose qui compte vraiment dans cette histoire

Au bout du compte, ce dossier laisse une impression étrange. Deux adultes qui se déchirent, chacun persuadé de protéger la même enfant.

Le tribunal a tranché : la fillette partagera son temps entre ses deux parents. Une décision équilibrée, sur le papier.

Reste à savoir si cet équilibre juridique se traduira par un apaisement réel dans le quotidien de la famille.

Parce que dans dix ans, quand elle sera adolescente, elle pourra taper son nom dans un moteur de recherche. Et lire tout ce qui s’est écrit.

C’est peut-être ça, la vraie question posée par ce dossier. Pas de savoir qui a gagné devant quel tribunal.

Mais de savoir combien de temps il faudra pour que les deux camps décident, enfin, de se taire.

4 commentaires

  • L
    Lili
    04/09/2026 à 19:44
    Une maman reste une maman.
  • U
    Unknown
    04/09/2026 à 11:32
    Adriana, peut etre elle est nomee en tant qu'un... top model...Mais, actuellement, elle n'est pas ni un model d'une epouse, ni d'une maman. Elle parle de liberte, mais elle confonde la liberte avec la frivolite, avec l'obstination.
  • C
    Canari
    03/09/2026 à 20:46
    Elle aurait dû s'abstenir de se comporter comme 1 ado avec son chanteur, ils sont ridicules !

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