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« Je me suis vu mourir le jour de mes 25 ans » : Adrien de Koh-Lanta brise un an de silence et révèle sa maladie

Publié par Hannah le 11 Juin 2026 à 10:38

Il avait disparu sans un mot, laissant des milliers d’abonnés sans nouvelles. Adrien, candidat phare de Koh-Lanta, La revanche des 4 terres, vient de briser un an de silence total sur Instagram. Crâne rasé, regard lucide, il raconte un combat que personne ne soupçonnait : un trouble bipolaire qui l’a conduit en réanimation le jour de ses 25 ans.

Un aventurier débordant d’énergie que rien ne semblait pouvoir arrêter

Sur le camp de Koh-Lanta, diffusé sur TF1 en 2025, Adrien avait marqué les esprits. Hyperactif, redoutable sur les épreuves physiques, complice avec sa camarade Naïs, il incarnait l’archétype du compétiteur insatiable. Rien, dans cette énergie débordante, ne laissait deviner la fragilité tapie en coulisses.

Les téléspectateurs se souviennent aussi d’un moment troublant. Alors que tout le monde espérait le revoir en jeu depuis la résidence du jury, Denis Brogniart avait annoncé qu’une décision médicale l’en empêchait. Adrien n’avait jamais digéré ce verdict. « Je ne l’ai pas acceptée sur place ni à mon retour en France », confiait-il alors.

Puis le silence. Plus aucune publication, plus aucun signe de vie numérique pendant un an. Ses abonnés s’interrogeaient, certains s’inquiétaient. D’anciens candidats comme Gustin ou Cassandre n’avaient eux-mêmes aucune nouvelle. Le mystère restait entier, jusqu’à ce mercredi 10 juin 2026.

Le diagnostic qui a tout fait basculer : trouble bipolaire

Dans sa publication Instagram, Adrien retrace avec une lucidité désarmante le moment précis où son monde s’est fissuré. C’est pendant la diffusion de sa saison que les premiers signes sont apparus. « J’aimais pas me voir à la télé, je me suis renfermé sur moi-même, j’ai stressé, j’ai commencé à mal dormir, à être angoissé, très angoissé », écrit-il.

La mécanique des réseaux sociaux, les commentaires, le fait de se revoir à l’écran semaine après semaine : autant de déclencheurs que le jeune homme identifie aujourd’hui. Le diagnostic de trouble bipolaire a été posé, une pathologie qu’il décrit comme vécue « surtout par des grosses phases dépressives ainsi que des phases d’excitation d’euphorie ».

Le contraste est saisissant. D’un côté, l’aventurier que des millions de téléspectateurs avaient vu briller. De l’autre, un garçon de 24 ans qui perdait pied dans l’intimité de son appartement. La pression médiatique, souvent sous-estimée, a agi comme un révélateur brutal. Plusieurs personnalités du petit écran ont d’ailleurs raconté des combats similaires ces derniers mois.

Adrien ne cherche pas à minimiser. « Je me suis perdu, tout allait vite dans la tête, je savais plus quoi faire, j’ai commencé à décompenser. » Des mots bruts, sans filtre, qui résonnent bien au-delà de la sphère télévisuelle. Le mal-être post-médiatisation reste un sujet encore largement tabou dans le milieu.

Smartphone posé sur une table de chevet d'hôpital affichant un réseau social

En réanimation le jour de ses 25 ans : le récit glaçant de sa chute, puis de sa renaissance

Comme d’autres figures publiques avant lui, Adrien a choisi de ne rien cacher de la gravité de ce qu’il a traversé. Après les insomnies et les angoisses, l’engrenage s’est accéléré. « Tout s’est aggravé, jusqu’à m’emmener à finir au fond de mon lit sans plus bouger, sans me nourrir, pour ensuite aller en réanimation le jour de mes 25 ans, le 26 octobre 2025, où je me suis littéralement vu mourir. »

La phrase glace. Le garçon qui courait plus vite que tout le monde sur les épreuves ne pouvait plus se lever. L’image du crâne rasé, dans sa publication de retour, porte à elle seule le poids de ces mois de lutte silencieuse.

Mais Adrien a aussi voulu rassurer. Il se dit « en phase de guérison », suivi par le psychiatre qui l’avait accompagné lors d’une première dépression mélancolique deux ans plus tôt. « Je suis en confiance, je me sens mieux depuis peu de temps, j’avance », écrit-il. Pour conclure, il cite René Goscinny : « Quand on n’aime pas rire, il n’y a pas de guérison possible. » Puis un « LET’S GO » qui lui ressemble. La vague de soutien a été immédiate, portée notamment par d’anciens candidats de l’émission et des milliers de messages d’anonymes.

En quelques lignes, Adrien a fait plus pour la visibilité des troubles bipolaires que bien des campagnes de sensibilisation. Il rappelle que derrière l’énergie d’un écran, la détresse peut être totale. Et que revenir, crâne rasé et regard droit, est peut-être sa plus belle épreuve d’immunité. Combien d’autres candidats de télé-réalité traversent la même chose en silence ?

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