Icône menu hamburger Icône loupe de recherche
  1. TDN >
  2. People

« Fais-nous b*nder » : la phrase d’un patron de chaîne qu’Agathe Lecaron, 52 ans, avait prise pour un compliment

Publié par Hannah Maline le 24 Oct 2026 à 11:08
Agathe Lecaron

Elle anime aujourd’hui Télématin, la suite sur France 2, et elle a vu la télévision changer de visage. Dans un long entretien à Paris Match, Agathe Lecaron remonte pourtant à ses débuts, quand certaines phrases passaient pour des compliments. L’une d’elles, lâchée par un patron de chaîne dont elle taire le nom, ferait bondir n’importe qui en 2026. Et sa réaction du moment dit tout du chemin parcouru.

Pourquoi Agathe Lecaron s’est longtemps crue épargnée par le sexisme de la télé

À 52 ans, l’animatrice raconte sans filtre les remarques sexistes qui jalonnaient ses premières années à l’écran. Dans Paris Match, en kiosque cette semaine, elle assure pourtant avoir été relativement préservée. Son arme : un sens aiguisé de la repartie.

Elle le reconnaît volontiers : issue de la génération X, elle a longtemps été aveugle au sexisme ambiant. Pendant des années, elle a vu ce milieu très masculin évoluer, mais lentement, presque sans bruit.

Ses premiers pas, elle les a faits à la télévision belge, dans le téléachat, avant de seconder Jean-Pierre Foucault dans Sacrée Soirée sur TF1. Un parcours qui l’a plongée très tôt dans l’univers des chaînes privées, où les règles du jeu étaient limpides. Elles tenaient en une phrase que l’animatrice cite aujourd’hui avec ironie.

Cette ambiance, elle la résume sans détour, et on retrouve la même franchise chez d’autres figures du petit écran, comme Sylvie Tellier et ses vérités sur les coulisses de Miss France. Mais chez Agathe Lecaron, un détail intrigue : elle dit avoir trouvé flatteuses des remarques qu’elle jugerait aujourd’hui inacceptables.

« Il fallait être jolie et sexy » : les codes d’une époque qu’elle n’a pas vu venir

« Pour être repérée sur les chaînes privées, il fallait être jolie et sexy. Si en plus on avait du talent, c’était mieux », ironise-t-elle. Voilà le décor planté. Longtemps, elle a tenté de coller à ces critères avant de lâcher l’affaire.

Elle se décrit aujourd’hui comme « le clown de service » et préfère mille fois cette étiquette. « Je ne suis pas dans la séduction », affirme-t-elle. Selon elle, cette personnalité l’aurait protégée.

« Je suis une grande gueule, je ne plaisais pas aux hommes, je n’étais pas une cible », glisse-t-elle. Elle estime avoir échappé aux violences, tout en ayant assisté à des scènes qui la révolteraient désormais. Un aveu qui ne la dédouane de rien à ses yeux.

D’ailleurs, une remarque du quotidien, presque anodine, l’illustre : « Dis donc, tu as maigri, p’tit cul ! » Elle confie à Paris Match qu’elle n’en était pas choquée, mais flattée. Cette confession en rappelle une autre, celle d’Agathe Lecaron sur son image corporelle et son rapport au botox.

Reste l’anecdote la plus saisissante, celle qui donne son titre à l’entretien. Elle vient d’un homme qui dirigeait une chaîne.

agathe lecaron

La phrase du patron de chaîne : « Tu es mignonne, montre-le-nous, fais-nous bander »

Avant d’en arriver là, il faut savoir que l’on connaît mal le contexte exact : l’animatrice ne donne ni le nom du dirigeant ni la chaîne concernée. Tout repose sur son témoignage dans Paris Match. Seule certitude, elle le rapporte entre guillemets.

Voici donc la phrase, telle qu’elle la raconte : « Un patron de chaîne m’a même dit : ‘Tu es mignonne, montre-le-nous, fais-nous bander’ ». Crue, frontale, sans aucune ambiguïté. Et pourtant, sa réaction d’alors est ce qui frappe le plus.

« Au lieu de juger ça inapproprié, j’ai trouvé ça chouette, qu’il me considère comme mignonne », admet-elle. Elle l’avait donc reçue comme une marque de reconnaissance. Un renversement total par rapport au regard qu’elle porte aujourd’hui sur la scène.

Ce décalage résume la thèse de l’entretien : ce qui passait pour un compliment était une pression, et il a fallu des années pour le voir. Selon Paris Match, cette liberté de parole s’est acquise dans le sillage de #MeToo. Et c’est sur un autre plateau que sa conscience a vraiment basculé.

Ce qui l’a fait basculer, et ce qu’elle dit désormais aux jeunes femmes

Sa conscience féministe, elle la doit surtout à La Maison des maternelles, qu’elle a présentée de 2016 à 2025 sur France 2. « J’étais aux premières loges des témoignages des victimes de violences. Ça m’a bouleversée. Et poussée à m’engager », explique-t-elle.

Même son couple n’a pas échappé aux inégalités. Mariée à François Pellissier, directeur général adjoint de TF1 chargé du business et des sports, elle se souvient que son mari « a eu du mal à prendre son congé paternité ». Un détail du quotidien qui montre que le sujet dépasse les plateaux.

Aujourd’hui, elle s’habille comme elle veut et garde « toujours le dernier mot », assure-t-elle. Une revanche tranquille sur les années de remarques. Son parcours croise d’ailleurs celui d’autres animatrices qui tracent leur voie, à l’image de Léa Salamé et sa décision attendue à la rentrée.

Elle n’efface pas pour autant un regret : avoir attendu ses 40 ans pour devenir mère, par peur d’être oubliée. Maman de Gaspard, 12 ans, et de Félix, 10 ans, elle conseille aux jeunes femmes de ne pas renoncer à un enfant à cause du travail. Un message que l’on peut aussi lire à travers la réplique de Marion Rousse face aux critiques sur son couple.

Du « fais-nous bander » à ce conseil, la distance est immense. Agathe Lecaron avait pris une humiliation pour un compliment, et c’est cette lucidité tardive qui donne à son récit sa force.

Et si les coulisses de la télé réservent d’autres confidences, ce qui s’est passé en plein JT d’Anne-Claire Coudray montre qu’un plateau peut basculer en quelques secondes. Quant à l’argent et à l’ambition, la façon dont Karine Le Marchand assume sa fortune sans tabou prolonge ce goût du franc-parler.

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *