Alain-Fabien Delon se confie sur ses finances : l’accusation qui vise directement son frère et sa sœur

Depuis la mort d’Alain Delon le 18 août 2024 à Douchy, l’ambiance entre ses trois enfants ne s’est jamais vraiment apaisée. Anthony, Anouchka et Alain-Fabien se déchirent autour de l’héritage, parfois jusque devant les tribunaux. Le benjamin, lui, a décidé de tout poser sur la table dans un entretien accordé à Paris Match. Chiffres à l’appui, il raconte une situation financière bien plus fragile qu’on ne l’imaginait.
Une avance sur héritage vite envolée
Chaque enfant d’Alain Delon aurait touché, selon les propos rapportés, une avance de 100 000 euros suivie de 10 000 euros mensuels pendant trois mois. Une somme confortable en apparence, mais largement absorbée par les frais de justice liés aux conflits familiaux. Alain-Fabien chiffre ses seuls honoraires d’avocat en Suisse à 64 500 euros, une facture salée pour quelqu’un qui affirme ne plus percevoir de revenus stables.
La raison de ce trou financier remonte à 2019. Cette année-là, son père est victime d’un AVC doublé d’une hémorragie cérébrale, et Alain-Fabien s’installe à Douchy pour l’accompagner au quotidien.
Un choix familial qui a mis sa carrière entre parenthèses, alors qu’il devait justement adapter à l’écran son livre De la race des seigneurs, sorti la même année.
Cette actualité rappelle d’autres drames familiaux où le deuil s’accompagne de complications financières inattendues, tout comme les tensions autour des successions peuvent parfois évoquer les conflits observés chez d’autres familles de personnalités.
« Ils veulent m’assécher financièrement »
C’est la phrase choc de l’entretien. Alain-Fabien accuse frontalement son frère Anthony et sa sœur Anouchka de jouer la carte de l’usure judiciaire. Selon lui, leur stratégie serait limpide : parier sur son incapacité à financer une procédure longue pour le pousser à céder du terrain sur l’héritage.
« Ils se disent : vu qu’il ne va pas payer ses frais de justice, on va l’avoir à l’usure », confie-t-il aux journalistes. Une accusation grave, qui illustre à quel point la succession de la star du Guépard a viré au bras de fer.
Alain-Fabien affirme être prêt « à tout essayer » pour défendre sa position, y compris saisir la justice si les discussions n’aboutissent pas. Il évoque même une plainte au pénal, avec une échéance vertigineuse : une procédure qui pourrait, dit-il, s’étirer sur quinze années, période durant laquelle les biens familiaux resteraient gelés.
Le climat rappelle celui d’autres disparitions marquantes où l’héritage cristallise les tensions bien après les obsèques.
200 000 euros par an pour la maison de Douchy
Au cœur de ce conflit, il y a un lieu chargé de sens : la propriété de Douchy, dans le Loiret, où repose désormais Alain Delon. Paradoxe révélé par son fils, c’est la moins onéreuse des propriétés de l’acteur à l’achat, mais celle qui coûte le plus cher à entretenir, avec une facture annuelle de 200 000 euros. De quoi alimenter un peu plus les désaccords entre héritiers sur son avenir.
Car les trois enfants ne s’entendent toujours pas sur ce qu’il faut faire de ce domaine de 47 500 mètres carrés. Alain-Fabien, lui, a un projet précis en tête : transformer les lieux en studios de cinéma, avec une médiathèque, un espace muséal et un lieu de recueillement ouvert aux admirateurs.
« Ça enverrait du lourd », s’enthousiasme-t-il, imaginant la fratrie réunie « sur le perron de la chapelle pour accueillir les fans ». Un rêve qui, selon lui, pourrait transformer la rivalité en projet commun : « On pourrait être énormes au lieu de s’entre-tuer et d’être misérables… ».
Une ambition qu’il détaille davantage dans son entretien accordé à Paris Match.
Derrière les chiffres et les accusations, c’est une famille entière qui cherche encore comment honorer la mémoire d’un monstre sacré sans se déchirer davantage. Le projet de studios tiendra-t-il face aux rancœurs, ou l’histoire des Delon restera-t-elle celle d’un héritage qui divise plus qu’il ne rassemble ?