Alice Taglioni sur la mort de Jocelyn Quivrin : « C’est pas possible que j’aie survécu »
Il y a des drames qu’on n’imagine pas pouvoir traverser. Alice Taglioni en a vécu un, et elle en parle rarement avec autant de sincérité qu’aujourd’hui. Seize ans après, les mots peinent encore à sortir.

Dans une interview accordée au média Les Lueurs, la comédienne s’est livrée sur la disparition de Jocelyn Quivrin, le père de son fils Hugo. Un souvenir qui la hante encore.
Un accident qui a tout basculé en une nuit
Novembre 2009. Jocelyn Quivrin perd la vie dans un accident de la route. Leur fils Hugo n’a que huit mois.
Le plus troublant : Alice Taglioni se trouvait elle-même sur cette même route, un peu plus loin, dans un autre véhicule, au moment du drame.
Une proximité géographique qui rend l’histoire encore plus vertigineuse. Elle aurait pu, elle aussi, être happée par ce même soir funeste.
« C’est pas possible que j’aie survécu »
Seize ans après, la phrase reste brute, presque incrédule. « Quand j’y repense, je me dis : ‘c’est pas possible que j’aie vécu ça. Et c’est pas possible que j’aie survécu’ », confie-t-elle à Les Lueurs.
Un aveu rare, loin des éléments de langage habituels. La comédienne ne cherche pas à enjoliver ni à minimiser ce qu’elle a traversé.
Elle poursuit avec une lucidité désarmante sur ce que signifie réellement « s’en sortir » après un tel choc.
Ce qu’elle a appris de l’inacceptable
« Les épreuves, je sais pas ce qu’elles viennent raconter, mais en tout cas, il faut les vivre », explique-t-elle. Pas de recette miracle, juste une nécessité brute.
« Les surmonter, c’est autre chose, mais il faut accepter, en fait. Et c’est accepter l’inacceptable », ajoute Alice Taglioni. Une phrase qui résonne, tant elle refuse toute facilité.
Du jour au lendemain, elle se retrouve seule avec un bébé de huit mois. Pas de préparation possible à ça.
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Un livre écrit sans douleur, avec de l’amour
En avril dernier déjà, dans l’émission En aparté sur Canal+, elle avait évoqué cette période. « Je veux toujours que les choses soient belles et légères, même dans le tragique », avait-elle confié.
Cette philosophie, elle l’a posée noir sur blanc dans Un papa vivant, un livre largement inspiré de sa propre histoire.
« Je l’ai écrit avec une grande légèreté et pas de douleur, j’ai voulu y mettre beaucoup d’amour, beaucoup de légèreté », avait-elle précisé. Une façon de transformer le deuil en transmission plutôt qu’en fardeau, un peu comme d’autres proches endeuillés ont pu écrire pour aider leurs enfants à faire leur deuil.

La reconstruction, loin des caméras
Le temps a fait son œuvre. Alice Taglioni a fini par retrouver l’amour, cette fois aux côtés de Laurent Delahousse, présentateur du 20 heures de France 2 le week-end.
Ensemble, ils ont eu deux enfants, formant une famille recomposée où Hugo occupe évidemment une place à part.
Et selon la comédienne, Laurent Delahousse s’investit pleinement, malgré des horaires de présentateur qui ne laissent pas toujours beaucoup de répit.
« Un papa extrêmement investi »
En mai dernier, dans La Tribune Dimanche, Alice Taglioni avait salué l’implication de son compagnon auprès des enfants. « Il passe énormément de temps avec eux », avait-elle assuré.
Elle était même allée plus loin dans la confidence. « Je vais être très honnête : c’est un papa extrêmement investi et dont j’aurais rêvé enfant », avait-elle révélé.
Une phrase qui en dit long sur le chemin parcouru depuis 2009. De la sidération d’une jeune mère seule à la stabilité retrouvée d’une famille recomposée, l’histoire d’Alice Taglioni illustre une reconstruction rare, faite d’acceptation plutôt que d’oubli.
