« C’est la mort dans l’âme » : Antoine de Caunes perd l’un de ses « bébés » à cause de la canicule
Solidays devait ouvrir ses portes ce week-end à l’hippodrome de Longchamp. Quelques heures avant le coup d’envoi, la préfecture de police de Paris a tout annulé. Antoine de Caunes, parrain historique du festival, a livré un message poignant sur Instagram — et ce qu’il y révèle dit beaucoup sur l’état d’un secteur culturel en surchauffe.

Solidays 2026 : une 28e édition sacrifiée à quelques heures de l’ouverture
Ce vendredi 26 juin 2026, le couperet est tombé. La préfecture de police de Paris a ordonné l’annulation pure et simple de la 28e édition de Solidays, le festival emblématique organisé par Solidarité Sida. En cause : une vague de chaleur d’une violence rare, avec des températures attendues proches de 40 °C dans la capitale.
Les organisateurs avaient pourtant anticipé. Aménagements spécifiques, dispositifs de rafraîchissement, ajustements logistiques : rien n’a suffi à convaincre les autorités. Quand la canicule frappe avec cette intensité, les services de secours sont déjà saturés. Impossible de garantir la sécurité de centaines de milliers de festivaliers sous un soleil de plomb.
Le festival devait générer des fonds essentiels pour les actions de Solidarité Sida à travers le monde. Des artistes programmés, des stands montés, 3 000 bénévoles mobilisés dans des conditions éprouvantes : tout s’est arrêté d’un coup. Et pour Antoine de Caunes, c’est un crève-cœur qui dépasse la seule question météo.
Le message d’Antoine de Caunes qui en dit long sur son attachement viscéral
L’animateur n’a pas attendu pour réagir. Sur Instagram, il a posté un texte sans fard, lourd de déception. « C’est la mort dans l’âme que nous devons annuler, sur l’ordre de la préfecture de police, la 28e édition de Solidays », a écrit celui qui considère ce festival comme l’un de ses « bébés ».
Le mari de Daphné Roulier, impliqué dans l’aventure Solidarité Sida depuis des années, refuse pourtant de baisser les bras. « C’est un gros coup dur, mais, bien évidemment, on n’en restera pas là », a-t-il poursuivi. Une phrase qui sonne comme un serment. Il a tenu à s’adresser directement aux festivaliers, aux permanents de l’association et aux bénévoles qui avaient œuvré sous une chaleur écrasante pour monter le site.
Sa conclusion ? Un « We’ll be back ! » combatif. Trois mots qui résument l’attachement viscéral d’un homme pour qui Solidays n’est pas un simple événement musical, mais une cause de toute une vie. L’enjeu humanitaire est colossal : sans cette édition, ce sont des programmes de lutte contre le sida dans de nombreux pays qui se retrouvent amputés de financements cruciaux.

Concerts annulés, festivals bouleversés : un été culturel sous haute tension
La vague de chaleur ne se contente pas de frapper Solidays. Dans toute la France, le secteur culturel vacille. En Eure-et-Loir, le concert de Larusso prévu à Champrond-en-Gâtine a été annulé samedi. L’humoriste Panayotis Pascot a reporté plusieurs représentations parisiennes de son spectacle Entre les deux.
Dans le Lot-et-Garonne, le festival Garorock a dû revoir toute son organisation face à des prévisions de 42 °C. Ouverture du camping décalée, activités sportives supprimées, vente d’alcool limitée, dispositif de secours renforcé. Les concerts de Bigflo & Oli, Quentin Mosimann et Gims restent maintenus, mais sous haute surveillance.
Un été qui s’annonçait festif se transforme en parcours d’obstacles. Les organisateurs jonglent entre sécurité sanitaire, contraintes préfectorales et attentes d’un public qui a payé ses billets. La canicule ne fait pas que tordre les thermomètres : elle met à genoux tout un écosystème culturel, des têtes d’affiche aux bénévoles anonymes.
Antoine de Caunes a promis que Solidays reviendrait — reste à savoir si les étés qui viennent lui en laisseront la chance. Quand la chaleur dicte le calendrier culturel d’un pays, c’est peut-être le signe que quelque chose de plus profond a changé. Et vous, seriez-vous prêts à assister à un festival en plein air par 40 °C ?