Ariana Grande s’insurge : Donald Trump détourne sa chanson pour un TikTok anti-trans
Une chanson d’amour détournée en message politique, ça vous choque ? C’est exactement ce qui vient d’arriver à Ariana Grande. Sa musique s’est retrouvée collée à un discours anti-trans dans une vidéo publiée sur les réseaux du président américain. Et la chanteuse n’a pas mis longtemps à réagir.

Un TikTok qui détourne les paroles de sa chanson
Tout commence par une vidéo publiée sur les réseaux sociaux liés à Donald Trump. On y voit le président se déplacer sur une scène, pendant qu’un texte défile en haut de l’écran. Ce texte, ce sont les paroles de We Can’t Be Friends, le titre d’Ariana Grande : « me and my truth, we sit in silence ».
Sauf que la vidéo ne s’arrête pas là. Juste après ces mots, une autre phrase apparaît, bien plus clivante : les hommes ne pourraient pas avoir d’enfants et ne devraient jamais participer à des compétitions sportives féminines. Un message anti-trans assumé, habillé avec la musique d’une artiste qui n’a jamais donné son accord.
Ce genre de récupération n’est pas isolé. Les tensions autour des enjeux de genre traversent régulièrement l’actualité américaine, un peu comme d’autres sujets de société suivent des annonces politiques qui impactent directement le quotidien des citoyens. Mais utiliser la voix d’une star pour porter un message qu’elle réprouve, c’est une autre paire de manches.
La réponse cash d’Ariana Grande
Face à ce détournement, Ariana Grande n’a pas laissé passer. Elle a commenté directement le post concerné, avec une phrase qui ne souffre d’aucune ambiguïté : « Ne réutilisez plus jamais ma musique. En plus, vos propos sont faux ».
Un message sans détour, qui vise autant l’utilisation non autorisée de son travail que le fond du propos tenu dans la vidéo. Depuis, la publication reste en ligne sur les réseaux, mais le son a disparu. La chanson, elle, a été retirée.
Ce n’est pas la première fois que la chanteuse s’oppose frontalement à l’équipe du président. En juin dernier déjà, elle avait réagi à une vidéo TikTok publiée par la Maison Blanche, qui utilisait cette fois son titre Bye pour accompagner la promotion du Secure America Act, un texte signé par Trump destiné à financer l’ICE et la police aux frontières.
Deux prises de bec en quelques mois, sur des sujets bien différents mais avec le même point commun : une musique récupérée sans consentement pour appuyer un message politique.
De quoi rappeler que les artistes gardent un droit de regard sur l’usage fait de leurs œuvres, même face à la plus haute fonction du pays, un peu comme certains contenus en ligne échappent parfois au contrôle de leurs créateurs, à l’image de cette vidéo devenue virale sans que personne ne l’ait vraiment anticipé.
Une longue liste d’artistes excédés
Ariana Grande est loin d’être un cas isolé dans cette affaire. Ces derniers mois, une véritable liste d’artistes a exigé le retrait de vidéos utilisant leurs morceaux sans autorisation. On y retrouve des noms aussi lourds que Taylor Swift, Sabrina Carpenter, Olivia Rodrigo, SZA, ou encore les légendaires Rolling Stones.
Le phénomène ne date d’ailleurs pas d’hier. En 2024, Céline Dion avait vertement condamné l’usage non autorisé de son titre My Heart Will Go On dans un clip de campagne. La même année, Beyoncé avait vécu une mésaventure identique avec son morceau Freedom, utilisé sans son feu vert.
Ce qui frappe, c’est la répétition du schéma : une chanson choisie pour son impact émotionnel, détournée de son sens original, puis une riposte publique qui force le retrait ou la suppression du son. Un bras de fer qui touche autant la propriété intellectuelle que le message politique porté malgré les artistes.
Un peu comme certaines communications officielles finissent par créer des remous inattendus, à l’image des sorties surprenantes de dirigeants qui font aussi parler d’elles bien au-delà de leur intention initiale.
Reste une question simple : jusqu’où une chanson peut-elle être utilisée sans l’accord de celle qui l’a écrite ? Ariana Grande, elle, a tranché en quelques mots secs. Et la playlist des artistes excédés continue, visiblement, de s’allonger.
Une chanson d’amour, un message politique, et une artiste qui refuse qu’on parle en son nom : voilà le résumé de cette nouvelle passe d’armes. Combien d’autres stars devront encore hausser le ton avant que la musique redevienne, tout simplement, de la musique ?