« Il faut le comprendre » : Aurélie Preston choque en défendant les pédophiles chez Sam Zirah

Ancienne candidate de télé-réalité devenue aspirante pasteure, Aurélie Preston ne s’attendait probablement pas à un tel raz-de-marée. Invitée par Sam Zirah pour évoquer son parcours spirituel, elle a livré des propos qui ont immédiatement fait le tour des réseaux sociaux. Ce qu’elle a dit sur le traitement judiciaire réservé aux pédophiles dépasse largement le cadre d’un simple témoignage de foi.
Une candidate marquée par des années de tempêtes personnelles
Le grand public a découvert Aurélie Preston dans Les Marseillais en Thaïlande, où sa rivalité avec Jessica Thivenin avait déjà fait couler beaucoup d’encre. Cette dernière s’en prenait régulièrement à son physique, un climat de tension qui ne s’est pas arrangé lors de son passage dans Les Anges de la télé-réalité, où elle a subi le harcèlement de ses camarades.
Après avoir quitté ce milieu pour se consacrer à la musique, sa vie privée a pris le dessus dans les médias. Une tentative de suicide, puis une affaire de home-jacking visant son ex-compagnon, dans laquelle elle a été suspectée d’implication : le parcours de la candidate a été chaotique, loin des paillettes de la téléréalité marseillaise.
C’est dans ce contexte de reconstruction personnelle qu’Aurélie Preston s’est tournée vers la religion. Elle affirme aujourd’hui aspirer à devenir pasteure, une reconversion spirituelle qui l’a conduite face à Sam Zirah pour un échange filmé et diffusé le 18 août 2026.
« On ne libère pas les êtres en les enfermant » : la sortie qui fait polémique
C’est au cours de cet échange filmé qu’Aurélie Preston a développé sa vision de la justice pénale appliquée aux pédophiles. Sa thèse : l’incarcération ne réglerait rien, faute d’accompagnement adapté. « Encore une fois c’est un être qui vit à l’intérieur de lui (…) quand tu condamnes les êtres aujourd’hui, que tu les mets en prison, tu leurs donnes quoi comme clé pour se libérer ? », interroge-t-elle.
Selon elle, la prison sans réhabilitation créerait un cercle vicieux. « Au final, ils ressortent, cette force en eux n’a tellement pas été nourrie qu’ils vont recommencer directement ! », affirme-t-elle, avant de préciser vouloir malgré tout un cadre : « Il faut l’arrêter mais il faut lui donner une structure et un cadre ». Une nuance qui n’a pas suffi à calmer la polémique, tant l’ensemble du propos a été perçu comme une forme de relativisation.
Cette prise de position rappelle d’autres déclarations chocs qui ont récemment agité le petit monde des célébrités françaises, où des figures publiques prennent position sur des affaires sensibles avec des mots qui divisent profondément l’opinion.

Le vrai malaise : une comparaison qui interroge tout un système
Le contexte judiciaire actuel autour des violences sexuelles rend ces propos d’autant plus explosifs. Aurélie Preston insiste sur le fait que la condamnation seule ne suffirait pas à traiter le problème de fond. « Le problème c’est qu’on les condamne. On les enferme dans quelque chose. Il peut être aussi vécu par des forces, il faut comprendre tu vois (…) la personne est frustrée au quotidien, ce sont des forces », développe-t-elle, employant un vocabulaire spirituel qui déroute une partie du public.
Elle va plus loin en établissant un parallèle personnel troublant avec sa propre garde à vue, présentée comme un moment fondateur de sa reconversion religieuse. « En général le chemin que tu peux avoir avec Dieu on te met dans tout l’inverse, c’est voulu par la société. Il y a plein d’êtres dans le regret mais qui ne savent pas comment faire, ils ont des moments de lucidité et ils replongent car ils n’ont pas été libérés », insiste-t-elle.
Sa conclusion résume à elle seule toute la controverse : « Il leur faut une nouvelle structure. Il n’y a pas de solution ». Une phrase qui a suffi à déclencher une vague de commentaires indignés, beaucoup y voyant une minimisation dangereuse des crimes pédocriminels, loin des enjeux réels soulevés notamment par des affaires comme celle évoquée dans certains scandales médiatiques récents.
Entre foi retrouvée et maladresse assumée, Aurélie Preston a rallumé un débat que personne n’attendait de sa part. Reste à savoir si l’ancienne candidate reviendra sur ses propos ou si elle assumera pleinement cette sortie médiatique qui colle déjà à son nom.