« C’est du gros foutage de gueule » : Booba et Sam Zirah démontent Ayem Nour après ses injections filmées
Une publication, et c’est tout un petit monde qui s’embrase. Ayem Nour a partagé ses dernières injections esthétiques sur les réseaux sociaux, sans se douter que cette vidéo allait déclencher une avalanche de critiques. Sam Zirah dégaine le premier, Booba relaie aussitôt. Reste une question qui dépasse la simple polémique people : ce genre de contenu est-il seulement légal ?

Une publication qui ne passe pas inaperçue
Sur les réseaux sociaux, le Far West d’antan a laissé place à un cadre légal strict. Booba le rappelle régulièrement, lui qui traque depuis des années ceux qu’il surnomme les « influvoleurs ». Cette fois, c’est Ayem Nour qui se retrouve dans son viseur, après avoir montré ses injections esthétiques en détail devant sa communauté.
La séquence circule vite. Trop vite pour passer sous les radars des vigies de l’influence commerciale, un secteur désormais scruté de près par les autorités comme par certains influenceurs eux-mêmes. Un simple partage « spontané », dira Ayem Nour pour se défendre. Sauf que ce mot-là ne convainc personne, et surtout pas certaines figures médiatiques habituées à décortiquer ce genre de coup marketing déguisé.
Car derrière l’image d’un geste beauté banalisé se cache, selon ses détracteurs, une opération bien plus problématique : la promotion indirecte d’un praticien esthétique. Et c’est précisément ce point qui va mettre le feu aux poudres.
Sam Zirah dégaine, Booba amplifie
L’animateur Sam Zirah ne fait pas dans la demi-mesure. Face caméra, il livre une réaction cash, sans filtre, qui va vite devenir virale : « Ayem Nour qui fait des injections, qui montre tout… C’est go back en 2015 quand c’était le Far West sur les réseaux sociaux », lance-t-il.
Sa charge continue, plus mordante encore : « Elle fait la promotion d’un médecin ou d’un chirurgien esthétique auprès de sa communauté et elle ose nous dire que c’est un partage spontané. C’est du gros foutage de gueule ! ». Le ton est donné, et il ne s’arrête pas là.
« Personne t’a demandé ce que tu avais fait à ta gueule, et on n’a pas envie de savoir ce que tu fous dans ta gueule parce que la promotion de ce que tu mets dans ta gueule c’est complètement illégal, tu n’as pas le droit de le faire », ajoute-t-il, sans filtre.
Booba relaie immédiatement l’extrait sur X, offrant à la sortie de Sam Zirah une caisse de résonance considérable auprès de ses millions d’abonnés.
Le duc, fidèle à son combat contre les dérives de l’influence, ne commente pas. Il n’en a pas besoin : le clash se propage tout seul, alimenté par des internautes déjà échaudés par de précédentes affaires similaires.

Ce que la loi interdit vraiment
Depuis l’entrée en vigueur de la loi du 9 juin 2023, encadrer l’influence commerciale n’est plus une option. Ce texte a mis fin, sur le papier du moins, à des années de flou juridique où tout ou presque était toléré sur les réseaux.
Son article 4 est limpide : il interdit à toute personne exerçant une activité d’influence commerciale de promouvoir, directement ou indirectement, certains actes esthétiques présentant des risques pour la santé. La chirurgie esthétique figure explicitement dans cette liste noire.
Autrement dit, montrer ses injections en tag mentionnant un praticien, ou en laissant deviner son identité, peut basculer dans l’illégal si le contenu s’apparente à une promotion. La frontière entre « partage personnel » et « publicité déguisée » reste ténue, mais la loi, elle, ne l’est pas.
C’est cette ambiguïté qu’Ayem Nour tente d’exploiter en évoquant un geste spontané. Un argument que Sam Zirah balaie d’un revers de main, estimant que la mise en scène du contenu ne laisse guère de place au hasard. Reste à savoir si les autorités compétentes se saisiront du dossier, comme cela a déjà pu arriver pour d’autres créateurs de contenu épinglés ces dernières années.
Le clash aura au moins eu ce mérite : rappeler que la vigilance autour de l’influence commerciale ne faiblit pas. Et si ce genre de polémique vous intrigue, les tensions ne manquent pas non plus du côté du gouvernement, où les prises de parole cash se multiplient également ces derniers mois.