« Pour une fois qu’un homme hétéro était ok » : dans l’affaire Bruel, Bérengère Krief se lâche sur scène
L’affaire Patrick Bruel continue de faire des vagues bien au-delà des tribunaux et des plateaux télé. Entre les témoignages accablants et les prises de position en cascade, un nom surprenant s’invite désormais dans le débat : celui de Bérengère Krief. L’humoriste a choisi la scène pour aborder l’un des témoignages les plus troublants de l’affaire, avec une chute qui ne laisse personne indifférent.
Une affaire qui s’invite jusque sur les planches

Depuis plusieurs semaines, Patrick Bruel fait face à une déferlante de plaintes pour viols et agressions sexuelles. L’enquête et les auditions se sont multipliées, révélant des témoignages glaçants provenant de femmes aux profils très divers.
Parmi elles, une masseuse avait déposé plainte dès 2019 pour agression sexuelle après une rencontre avec le chanteur dans un spa de Perpignan. Un récit largement relayé, notamment lors d’un témoignage glaçant accordé à la télévision.
Ce type de récit a suscité de nombreuses réactions dans le monde artistique. Plusieurs personnalités ont pris position, entre soutien aux plaignantes et prudence face aux accusations, dans un climat où chaque parole compte.
C’est dans ce contexte que Bérengère Krief a décidé d’intégrer ce témoignage précis à son nouveau spectacle, transformant un fait divers douloureux en matière à sketch. Un choix qui n’a rien d’anodin tant le récit original est déjà, en lui-même, particulièrement dérangeant.
Le récit d’une masseuse au cœur du sketch
Pour comprendre la scène jouée par l’humoriste, il faut revenir sur les propos originaux de la plaignante. Selon son témoignage accordé à TF1, le chanteur lui aurait demandé un massage très spécifique lors de leur rencontre au spa.
« Il commence à me dire : j’ai mal aux fesses et donc de masser son fessier », avait-elle raconté, avant de préciser une demande encore plus troublante : « Il commence à me dire : j’aimerais que tu mettes vraiment ton coude dans la raie de mes fesses ».
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Ce détail précis, presque absurde dans sa formulation, n’a pas échappé à Bérengère Krief. Sur scène, elle a repris l’anecdote mot pour mot avant de la disséquer avec son humour habituel, s’interrogeant à voix haute sur la logique même de la demande.
« Vous avez entendu ce témoignage d’une victime de Patrick Bruel qui était masseuse et qui raconte qu’il lui aurait demandé de lui masser l’anus avec son coude. Ça ne s’invente pas, le coude ! », a-t-elle lancé, provoquant les rires d’une salle visiblement conquise par l’absurdité de la scène. Reste que la chute qui a suivi allait bien plus loin, comme le montre un extrait partagé sur les réseaux sociaux.
Une chute qui divise les internautes
C’est là que le sketch prend une tournure inattendue. Après avoir questionné la logique anatomique de la demande, l’humoriste s’interroge : « La vraie question c’est qui est excité par le coude ? Parce que c’est quand même la partie la moins érogène de notre corps. Et puis d’un point de vue pratique on fait comment ? Tu tournes dans quel sens ? ».
Puis vient la chute, celle qui a fait réagir bien au-delà du public présent ce soir-là : « Pour une fois qu’un homme hétéro était ok pour découvrir son plaisir prostatique… c’est quand même con. Après tu n’as pas besoin d’agresser sexuellement quelqu’un pour ça… fait comme tout le monde, fait du vélo sur les pavés ».
Une pirouette qui a immédiatement enflammé les commentaires sous l’extrait vidéo. « Tu fais du vélo sur les pavés. La réf du siècle, excellentissime », s’est amusé un internaute. « Oh merci pour le rire », a ajouté un autre, tandis qu’un troisième résumait sobrement : « Elle y va fort ».
Une réaction qui rappelle que cette affaire, aussi grave soit-elle, s’invite désormais partout, jusque dans les registres les plus inattendus. D’autres personnalités ont d’ailleurs choisi la satire plutôt que le commentaire classique, à l’image de la Une choc de Charlie Hebdo publiée récemment, ou encore d’un chanteur ayant pris sa défense de manière tout aussi controversée.
Entre humour noir et malaise assumé, Bérengère Krief confirme qu’aucun sujet ne lui fait peur, quitte à s’aventurer sur un terrain miné. Reste à savoir si son spectacle continuera d’aborder l’affaire à mesure que de nouveaux témoignages émergeront. Une chose est sûre : le rire, ici, ne fait taire personne.