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Décès de Bruno Salomone : Guillaume de Tonquédec raconte les ultimes jours de l’acteur : « Il voulait même que ça s’arrête, il n’en pouvait plus »

Publié par Hannah Maline le 30 Oct 2026 à 17:54
« Il voulait même que ça s’arrête » : Tonquédec raconte les derniers jours de Bruno Salomone

Pendant des années, ils se sont donné la réplique dans Fais pas ci, fais pas ça. Mais c’est tout à la fin que Guillaume de Tonquédec et Bruno Salomone sont vraiment devenus amis. Invité de Laurent Baffie, le comédien raconte leur dernière rencontre, les mots prononcés ce jour-là et le projet qui a tenu l’acteur debout jusqu’au bout.

Un cancer resté secret, une amitié née sur le tard

La mort de Bruno Salomone, annoncée le dimanche 15 mars 2026, a pris beaucoup de monde de court. Le comédien avait gardé son état de santé loin du public. Son combat contre le cancer était resté discret pendant longtemps.

Parmi ses proches, Guillaume de Tonquédec a choisi de raconter. Invité par Laurent Baffie dans Coloscopie, sur YouTube, il a évoqué les dernières semaines de son partenaire de jeu, emporté par une maladie que très peu de personnes connaissaient.

Les deux hommes se donnaient la réplique depuis 2007. Pourtant, leur relation ne s’est vraiment resserrée que bien plus tard, lors de l’épisode spécial Y aura-t-il Noël à Noël ?, tourné en 2020.

« Lui et moi, on est très pudiques », reconnaît Guillaume de Tonquédec. Cette pudeur explique un détail troublant : Bruno Salomone ne lui a jamais parlé directement de sa maladie. « Je l’ai su par Valérie Bonneton », confie-t-il.

Après le tournage, les deux acteurs avaient commencé à se voir autrement que dans un cadre professionnel. « On est devenus vraiment copains assez récemment en fait. On s’appréciait beaucoup », ajoute-t-il. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le comédien se livre sans filtre : il avait déjà brisé le silence sur la maladie de sa mère.

Mais de tous leurs souvenirs communs, un seul semble l’habiter vraiment : le dernier rendez-vous.

Leur dernière rencontre : ce que Bruno Salomone lui a avoué ce jour-là

Guillaume de Tonquédec se souvient précisément de ce moment. Il savait déjà où menait la maladie. Et selon lui, son ami le savait tout autant.

Pour comprendre ce qui se joue ce jour-là, il faut revenir sur le parcours médical que décrit le comédien. Le cancer de Bruno Salomone aurait été découvert tardivement, alors qu’il avait déjà métastasé. « Il a bataillé pendant des années », explique-t-il.

Quand les solutions médicales classiques se sont épuisées, l’acteur aurait accepté de tester des protocoles expérimentaux. Le verdict de son ami, sans détour : « Ça l’a plutôt défoncé que ramené ».

Des années de traitements, donc, et un corps épuisé. Guillaume de Tonquédec n’est pas homme à enjoliver : quand il parle de ses proches, il le fait avec une émotion qu’on avait déjà vue quand il a raconté, en larmes, ce qu’il vivait auprès de sa mère.

Alors, que s’est-il dit lors de cette ultime visite ? Le comédien le rapporte tel quel : « Je savais qu’il allait mourir, il le savait aussi, il voulait même que ça s’arrête, il n’en pouvait plus, il me l’a dit ce jour-là. »

Des mots durs, dits sans détour entre deux hommes réputés pudiques. Il fallait que la fin soit toute proche pour qu’ils sortent. Et pourtant, cette conversation ne s’arrête pas là.

Car dans la même scène, Guillaume de Tonquédec a glissé autre chose à son ami : un projet à lui, et une question.

« Sois toi-même » : le conseil, et la BD qui l’a remis debout

Planches de bande dessinée et crayons sur un bureau près d'une fenêtre d'hôpital

Quand une personnalité disparaît, les proches ont souvent besoin de dire les derniers instants, comme l’avait montré l’émotion autour de la mort de Loana. Ici, ce témoignage a une particularité : il ne parle pas que de la fin.

Ce jour-là, Guillaume de Tonquédec évoque devant son ami le seul en scène qu’il prépare. Il lui demande même conseil. La réponse de Bruno Salomone tient en trois mots : « Sois toi-même ».

Une phrase simple, restée gravée dans sa mémoire. Il l’associe aujourd’hui à son propre spectacle, Ta mère et moi, joué depuis le 26 octobre au Théâtre de Paris.

Mais le détail le plus touchant est ailleurs. Malgré l’épuisement, Bruno Salomone a continué à travailler sur un projet personnel jusqu’à la fin : avec son cousin dessinateur, il voulait transformer une partie de sa vie en bande dessinée.

Selon Guillaume de Tonquédec, ce travail lui a redonné de l’énergie en phase terminale. « Il s’est mis à retravailler sur ce projet à l’hôpital en phase terminale et il allait beaucoup mieux », raconte-t-il.

Plus surprenant encore : « Il s’est remis à marcher alors qu’il était alité les derniers mois avant de chuter définitivement. Il est allé au bout de l’écriture du scénario. » Voilà la réponse : un homme qui voulait en finir, et qui a pourtant écrit jusqu’au bout.

Ce que ces confidences laissent derrière elles

Ce témoignage change la façon de regarder les derniers mois de Bruno Salomone. Le comédien discret qu’on connaissait n’était pas un homme qui se laissait aller : il a bataillé pendant des années, testé des traitements lourds, puis cherché dans l’écriture un souffle de plus.

Il laisse aussi une trace concrète : un scénario écrit jusqu’au bout, que son ami n’évoque pas comme un simple souvenir mais comme un acte de vie. La source ne précise pas ce que deviendra ce projet de bande dessinée.

Pour Guillaume de Tonquédec, l’héritage est plus intime. Chaque soir sur la scène du Théâtre de Paris, la consigne de son ami résonne dans son spectacle. Cet homme est aussi un habitué des histoires de famille et de mémoire, comme le rappelle l’histoire du château breton qui porte son nom.

D’autres familles font le choix inverse : parler, pour que la maladie serve à comprendre. C’est le cas de celle de Bruce Willis, qui envisage de donner son cerveau à la science.

Reste cette image : un acteur alité, qui se remet à marcher parce qu’il a une histoire à finir. C’est peut-être ça, le plus beau message de cette confidence.

Entre la fatigue et le scénario terminé, Bruno Salomone aura écrit jusqu’au bout, et son ami le dit avec ses mots. Et si vous cherchez une autre histoire qui a fait parler, savez-vous ce que Léa Salamé a fini par avouer ? Autre sujet, autre tension : que s’est-il passé à Lyon après une simple piqûre de moucheron ?

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