Céline Dion et Goldman réunis : « Dansons », le slow écrit pendant le confinement qui relance tout
Dix ans après Encore un soir, la chanteuse québécoise retrouve la plume de Jean-Jacques Goldman pour un titre inédit. Dansons, dévoilé ce vendredi 17 avril à minuit, est une ballade lente née en plein confinement — et elle n’est que le premier chapitre d’un retour bien plus ambitieux qu’un simple single.
Un titre qui dormait depuis six ans
Jean-Jacques Goldman a écrit et composé Dansons en 2020, alors que la planète entière vivait confinée. Dans un communiqué accompagnant la sortie, le compositeur explique le contexte : « C’était en 2020, le monde s’arrêtait et des gens dansaient, confinés chez eux. Six ans plus tard, plus de virus mais nul besoin de changer un mot, le monde ne tourne pas plus rond, et nous dansons toujours au-dessus des abîmes. » Pas un mot n’a été modifié entre la version de 2020 et celle publiée en 2026.
Pourtant, la voix qu’on entend est bien celle d’aujourd’hui. Céline Dion a enregistré le morceau ces derniers mois à Las Vegas, où elle réside. Sa voix, inévitablement marquée par la maladie qu’elle combat, se fait plus doucereuse, parfois susurrée, plongeant dans des graves qu’on ne lui connaissait pas sur les anciens tubes du duo. Ceux qui attendaient l’énergie de J’irai où tu iras ou de Pour que tu m’aimes encore découvriront un registre radicalement différent — plus proche d’un slow intime que d’un hymne.
C’est d’ailleurs la première chanson en français de Céline Dion depuis Encore un soir, sortie le 24 mai 2016. Presque dix ans jour pour jour.
Des indices glissés sur Instagram, puis la fuite des fans
La sortie n’a surpris personne — ou presque. Dès fin mars, Le Parisien avait révélé l’existence d’un nouveau titre signé Goldman. L’équipe de Céline Dion n’avait rien confirmé, mais les indices s’accumulaient. Le mardi 14 avril, la chanteuse a publié une vidéo de 13 secondes sur Instagram : pas une seule note de musique, juste un couple dansant dans le bruit ambiant de Paris — les quais de Seine, le métro Saint-Lazare, le Café de la Paix près de l’Opéra Garnier.
Un clin d’œil à la « ville lumière » qui accueillera ses 16 concerts à la Défense Arena cet automne, mais aussi au titre même de la chanson. Les fans les plus acharnés, regroupés sous le nom de Red Heads, n’ont pas attendu minuit : des extraits ont fuité sur les réseaux sociaux quelques heures avant la sortie officielle.
Mais le clip, lui, réservait d’autres surprises que ces images parisiennes.
Lola Dubini, Marie s’infiltre et Esther Abrami dans le clip
Selon Le Parisien, le clip devait être diffusé vendredi après-midi. Ni Céline Dion ni Jean-Jacques Goldman n’y apparaissent. En revanche, trois visages familiers y font une apparition : la comédienne et chanteuse Lola Dubini, l’humoriste Marie s’infiltre et la violoniste Esther Abrami. Les trois partagent la même manageuse que Céline Dion, ce qui explique leur présence dans ce petit film tourné dans les rues de Paris.

Le choix d’un clip sans les deux stars principales tranche avec la tradition Goldman-Dion. Il renforce l’idée que Dansons est avant tout une invitation collective, pas un exercice de promotion classique. Mais cette modestie apparente cache un projet d’une tout autre envergure.
Un album en préparation — et Goldman n’est pas seul aux commandes
L’équipe de la chanteuse a confirmé lors d’une présentation presse le lundi 13 avril ce que Le Figaro et Le Parisien avançaient depuis plusieurs jours : un album est bel et bien en chantier. Dansons n’en est que la première pierre. Céline Dion a repris le chemin des studios ces derniers mois, pas uniquement pour ce single, mais pour enregistrer plusieurs titres signés par des artistes différents.
Car contrairement aux albums mythiques D’eux ou S’il suffisait d’aimer, entièrement pilotés par Goldman, ce prochain opus sera un projet collectif. « Céline voulait au départ ne sortir que quelques chansons et, au fur et à mesure, la confiance revenant après ses problèmes de santé, elle est vraiment partie sur un projet d’album », confie un producteur musical de premier plan au Parisien.
Les fans historiques, eux, n’en doutaient pas une seconde. « Céline a toujours, toujours sorti un album avant de remonter sur scène », rappelle Line Basbous, présidente des Red Heads à Montréal, au Figaro. Avec 16 dates parisiennes programmées à partir du 12 septembre, le timing colle parfaitement.
Angèle, Santa, Charlotte Cardin : les noms qui circulent
Qui d’autre que Goldman a envoyé des textes à la diva québécoise ? Selon Le Parisien, plusieurs artistes sont dans la course pour figurer sur la sélection restreinte. Parmi eux : Santa, ancienne membre du groupe Hyphen Hyphen, dont l’énergie pop pourrait apporter un souffle nouveau. La Belge Angèle, qui emmènerait potentiellement Céline Dion dans un univers très éloigné de Goldman. Et la Canadienne Charlotte Cardin, fan déclarée de sa compatriote.

Un deuxième single, réalisé cette fois avec l’artiste Ycare, devrait sortir avant l’été. Un troisième titre pourrait même être dévoilé le soir du premier concert, le 12 septembre à La Défense Arena. Quant à l’album complet, il ne serait pas prêt avant fin 2026, voire 2027. La patience sera de mise pour les 9 millions de fans qui se sont inscrits pour les concerts.
Pourquoi ce slow change la donne pour la suite
Le dernier album en date de Céline Dion, Courage, remonte à 2019. Depuis, seuls cinq titres inédits avaient vu le jour, utilisés pour la bande originale du film Love Again en 2023. Dansons marque donc un véritable retour en studio, pas un simple geste promotionnel.
Le choix d’un slow plutôt que d’un morceau éclatant n’est pas anodin. Le tempo lent permet à Céline Dion de ménager sa voix tout en prouvant qu’elle n’a rien perdu de son talent d’interprétation. Goldman, de son côté, renoue avec les accords qui ont fait le succès de leur duo, tout en demandant à la chanteuse de « déchanter » — cette technique vocale qui l’avait distinguée dès leur première collaboration.
Avec un single en avril, un deuxième avant l’été, un troisième en septembre et un album potentiel en fin d’année, Céline Dion ne revient pas pour un coup d’éclat. Elle revient pour rester. Reste à savoir si les places à 900 € en tarification dynamique seront à la hauteur de ce que la scène promet.
