« Elle envisageait d’en finir » : le frère de Lady Diana révèle ce qui a sauvé la princesse
Presque trente ans après sa disparition, Lady Diana continue de fasciner. Son frère, Charles Spencer, publie un livre intime qui rouvre des blessures que la famille royale aurait préféré garder scellées. Il y raconte une détresse bien plus profonde que ce que le grand public imaginait, et révèle enfin ce qui a empêché le pire.

Un livre qui règle ses comptes avec Buckingham
Le 9e comte Spencer publie en France, chez Flammarion, Diana ma sœur : le chant du cygne. À 62 ans, il y raconte l’enfance des Spencer, le divorce de leurs parents, et la célébrité fulgurante tombée sur sa sœur cadette. Un éclairage rare, signé par celui qui a grandi à ses côtés avant qu’elle ne devienne princesse de Galles.
Avant la sortie de l’ouvrage, Charles Spencer avait accordé une interview exclusive à la BBC. Il y assure avoir voulu honorer la mémoire de Diana, mais aussi rétablir sa vérité sur ce qu’elle a vécu au sein de la famille royale.
Il évoque des propos qu’il qualifie de « monstrueux » tenus par le roi Charles III le soir du drame, et une réaction cinglante de la reine Elizabeth II, comme le rapportait déjà une autre affaire people qui a fait grand bruit récemment.
Le récit décrit une femme de plus en plus isolée dans son mariage avec celui qui était alors le prince Charles. Diana se serait sentie « piégée », tantôt délaissée par un mari trop occupé, tantôt blessée par sa froideur. Un mal-être que d’autres révélations récentes sur des figures publiques permettent de mesurer, tant l’écart entre l’image et la réalité peut être vertigineux.
Beachy Head, la falaise du « funeste dessein »
C’est dans un passage précis de son livre que Charles Spencer va le plus loin. Selon des extraits dévoilés par le média américain RadarOnline, l’aristocrate écrit que Diana s’est rendue « plus d’une fois » à Beachy Head, la plus haute falaise de craie d’Angleterre, dans les dernières années de sa vie.
« C’est un fait et c’est si triste », écrit l’oncle des princes William et Harry. Il précise que sa sœur « envisageait d’en finir » lors de ces visites. Une confidence glaçante, qui replace sous un jour nouveau les années les plus sombres de la princesse, loin des photographes et des sourires officiels rappelés dans certains témoignages people récents sur le décalage entre vie publique et intime.
Mais Charles Spencer apporte aussitôt la clé du récit : « Son amour pour ses fils l’a empêchée d’aller plus loin. » William et Harry, encore enfants à l’époque, auraient constitué le rempart invisible qui a retenu leur mère. Une phrase qui, à elle seule, éclaire des années de silence familial et qui pourrait bien, comme d’autres révélations tardives dans des affaires marquantes, rendre Buckingham nerveux à la sortie du livre.

Les confidences que Diana avait déjà livrées, en secret
Ces révélations font écho à des confidences enregistrées bien avant que le grand public ne les découvre, celles que Diana avait confiées au biographe Andrew Morton. Elle y parlait sans détour de sa santé mentale, de ses troubles alimentaires et des tensions de son couple.
Elle racontait notamment son séjour à Balmoral, entre août et octobre, période durant laquelle son état physique s’était dégradé. « J’ai terriblement, terriblement maigri », confiait-elle, ajoutant que son entourage remarquait le changement : « Les gens ont commencé à faire des remarques : on voit vos os. »
« En octobre, j’allais très mal », poursuivait-elle, avant d’évoquer un geste grave qui l’avait conduite à rentrer précipitamment à Londres pour se faire soigner. Elle décrivait aussi sa relation avec Charles, marquée par l’ombre constante de Camilla : « C’était chaud et froid, chaud et froid.
On ne savait jamais de quelle humeur il allait être. » Des mots qui, aujourd’hui encore, résonnent comme le rappel que certaines détresses restent longtemps invisibles avant d’éclater au grand jour.
Une phrase de frère aura suffi à changer le regard sur une princesse qu’on croyait connaître par cœur. Reste une question, presque trente ans après : combien d’autres confidences dort-il encore, verrouillées dans les archives de Kensington ?