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« On l’oubliera bien assez vite » : Charles III accusé d’avoir méprisé Diana morte

Publié par Hannah le 20 Sep 2026 à 5:34

Vingt-neuf ans après la mort de Diana, une phrase attribuée à son ex-mari refait surface et met le feu aux poudres. Charles Spencer, frère de la princesse, s’apprête à publier ses mémoires. Et un extrait dévoilé ce mercredi contient une accusation que Buckingham Palace ne pouvait pas laisser passer sans réagir.

Charles III ému lors de son hommage filmé à Elizabeth II depuis la bibliothèque du château de Balmoral

Un appel téléphonique qui hante Charles Spencer depuis 1997

Tout commence quelques jours après le décès de Lady Diana, le 31 août 1997. Charles Spencer raconte dans Swan Song: Diana, My Sister un coup de fil tendu avec celui qui n’était alors que le prince de Galles. Le sujet de la dispute : fallait-il que William et Harry, âgés de 15 et 12 ans, marchent derrière le cercueil de leur mère.

Cette scène rappelle à quel point les décennies suivantes ont été traversées de tensions familiales rarement digérées, un peu comme d’autres règles familiales méconnues qui éclatent parfois au grand jour des années plus tard. Le prince Harry lui-même avait évoqué ce désaccord dans ses mémoires Spare, publiées en 2023, citant son oncle Charles horrifié par l’idée.

William, de son côté, avait déjà abordé le sujet dans le documentaire de la BBC Diana, 7 Days en 2017, parlant d’une décision familiale collective difficile. Mais c’est la suite de l’échange, selon Charles Spencer, qui change tout. Un peu comme certaines révélations tardives peuvent bouleverser une image installée depuis des années, ce nouveau récit remet en question la version officielle du deuil royal.

La phrase choc qui aurait été prononcée par Charles III

Selon Charles Spencer, la conversation aurait dérapé. Charles III, alors prince, aurait laissé exploser au téléphone ce que le comte interprète comme du mépris envers Diana. « J’ai cru que ce silence signalait un effort pour se ressaisir, mais il a alors laissé exploser dans le combiné ce que j’ai toujours interprété comme un mépris contenu pour Diana », écrit-il.

La phrase rapportée est glaçante : « Rassure-toi, on l’oubliera bien assez vite ! » Un propos qui, s’il est avéré, jetterait une lumière crue sur les relations entre le roi et son ex-épouse au moment le plus douloureux imaginable.

Ce genre de révélation posthume rappelle que les silences de Buckingham Palace cachent parfois des vérités plus complexes, à l’image de certaines affaires où la vérité met des années à émerger. Le palais, fidèle à sa doctrine de ne jamais commenter les ouvrages consacrés à la famille royale, a pourtant choisi de répondre. Un geste rarissime qui traduit la gravité perçue de l’accusation, comparable à d’autres sorties officielles exceptionnelles réservées aux crises majeures.

Combiné téléphonique décroché sur un bureau en bois dans une pièce sombre

La réponse ambiguë du palais et l’ombre d’un vol suspect

Face à une accusation aussi lourde, la riposte de Buckingham Palace est mesurée mais pointue. Un porte-parole a déclaré que « Sa Majesté est consciente que la douleur du deuil fraternel peut obscurcir la raison, affecter le jugement et colorer la mémoire de manières que d’autres ne reconnaissent pas, même de nombreuses années après une telle perte ».

Sans démentir frontalement les propos, le palais renvoie ainsi Charles Spencer à sa propre douleur, près de trente ans après le drame. Une manière de disqualifier le témoignage sans jamais prononcer le mot « faux ».

L’affaire prend une tournure encore plus trouble avec un vol survenu la veille de la publication de l’extrait. Quatre exemplaires du livre ont disparu d’un camion aux Pays-Bas, alors que le chauffeur dormait avant la livraison. Une source proche de l’édition a qualifié l’incident de « hautement suspect », précisant : « Rien de tel ne s’était jamais produit. C’est probablement le livre le plus attendu de l’année et sa sécurité était extrêmement stricte. »

Swan Song: Diana, My Sister sort le 22 septembre. Charles Spencer assure vouloir « dire la vérité sur Diana du point de vue de son frère », dans un hommage qu’il qualifie lui-même de « simple ». Il n’empêche : cette phrase attribuée à Charles III, si elle se confirme, risque de rouvrir une plaie que la couronne pensait cicatrisée.

Trente ans après, un simple livre suffit à faire vaciller le silence royal. La vraie question, désormais : combien d’autres souvenirs enfouis referont surface d’ici l’anniversaire de la mort de Diana ?

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