Édouard Philippe sans filtre : « Mon truc, ce sont les poitrines un peu rondes », l’ancien chef du gouvernement s’exprime dans un texte coquin
Il a dirigé le gouvernement, il dirige Le Havre, et il se prépare pour l’Élysée en 2027. Pourtant, une autre ligne figure sur le parcours d’Édouard Philippe : romancier. Une phrase tirée de son livre de 2011 circule aujourd’hui, et elle ne ressemble pas à l’homme des plateaux télé. Reste à savoir qui parle vraiment dans ces pages.

Édouard Philippe, candidat 2027 : le pas de côté d’un homme réputé si rigoureux
Premier ministre d’Emmanuel Macron entre 2017 et 2020, maire du Havre, Édouard Philippe s’est construit l’image d’un responsable carré, au verbe mesuré. Il est désormais candidat à la présidentielle de 2027 et multiplie les passages à la télévision. Il se positionne, comme on dit, dans une course où les profils inattendus se bousculent.
Au Point, il a résumé son état d’esprit : « Je me prépare pour proposer des choses aux Français. Ce que je proposerai sera massif. Les Français décideront. » Un ton ferme, une trajectoire claire, aucun flottement.
Les électeurs le connaissent pour ses prises de position et ses interventions publiques. Peu l’imaginent en auteur de fiction. C’est pourtant ce qu’il a été, bien avant de viser l’Élysée.
En 2011, il a publié un livre coécrit avec Gilles Boyer, alors député. Le roman s’intitule Dans l’ombre et plonge le lecteur dans les coulisses du pouvoir.
Selon la source, l’ouvrage ne se contente pas de décrire des couloirs et des conseils. Il s’attarde aussi sur la vie privée de ses personnages, avec des passages qui tranchent nettement avec le ton posé de l’ancien chef du gouvernement. Mais que raconte exactement ce livre ?
Ambitions, rivalités et un héros qui se confie : ce que contient Dans l’ombre
Dans l’ombre est un récit politique. Il met en scène les ambitions, les rivalités et les relations personnelles qui gravitent autour des responsables, avec le pouvoir en toile de fond.
Rien d’un manuel de science politique, donc. Plutôt un monde où l’on calcule, où l’on se méfie, et où l’intime se mêle sans cesse aux affaires publiques. Au fil des pages, la vie privée des personnages prend même une place importante.
Dans la réalité aussi, l’ambition présidentielle pousse certains à se dévoiler et d’autres à se retirer. François Bayrou a ainsi renoncé à 2027 en expliquant ses raisons.
Revenons au roman. Comme le souligne NextPlz, le récit s’aventure aussi sur le terrain des conquêtes amoureuses et des préférences physiques du personnage principal. Un détail que les lecteurs de l’époque n’attendaient peut-être pas d’un livre signé par deux hommes politiques.
Dans l’intrigue, il est question de Marilyn, la maîtresse du héros. C’est à son sujet que celui-ci se confie.
Voici la réplique, telle que rapportée : « Marilyn a des petits seins. Normalement je n’aime pas ça. Mon truc, je l’avoue, ce serait plutôt les poitrines un peu rondes ». Une phrase qui a de quoi surprendre quand on connaît surtout Édouard Philippe pour ses discours. Mais à qui faut-il l’attribuer ?

L’auteur ou son personnage : le détail qui change la lecture de cette phrase
Un homme qui avance vers 2027 pèse chaque mot, et chaque phrase est scrutée : même François Hollande ne se prépare qu’en posant ses conditions. Une réplique sortie de son contexte tourne donc très vite.
Voilà pourquoi le détail décisif compte. Ces mots appartiennent à un personnage de fiction. Ils ne constituent pas, en eux-mêmes, une confession personnelle d’Édouard Philippe.
Le livre est un roman, coécrit avec Gilles Boyer. D’après la source, rien n’indique qui des deux a écrit ce passage, ni dans quelle mesure il refléterait un vécu quelconque. Prétendre le contraire reviendrait à confondre l’auteur et son héros.
C’est le principe même du genre : un romancier prête à ses personnages des désirs, des défauts et des phrases qu’il ne signerait peut-être jamais en son nom propre. Le lecteur qui cherchait un aveu intime repart donc avec autre chose.
Il repart avec un extrait de roman daté de 2011, remis sous les projecteurs par le contexte politique actuel. Et ce n’est pas la première fois qu’un responsable public se retrouve sous le feu des projecteurs pour une page de fiction.
Pourquoi cette phrase ressurgit en pleine campagne, et qui d’autre a écrit des pages osées
Édouard Philippe n’est pas le seul homme politique à s’être essayé à la littérature avec des allusions coquines. Bruno Le Maire a écrit, dans l’un de ses ouvrages, un passage nettement plus cru, que nous ne reproduirons pas ici.
La différence tient au ton. Chez Philippe, la réplique relève des préférences physiques d’un personnage. Chez l’autre, la description est beaucoup plus explicite.
Dans cette présidentielle, les profils atypiques se multiplient : Francis Lalanne a officialisé sa candidature à l’Élysée, avec un discours de rupture. La campagne offre décidément des angles que les discours ne montrent pas.
Quant à Édouard Philippe, il poursuit sa route. Candidat déclaré, il continue de sillonner les plateaux pour convaincre. Le roman de 2011 restera ce qu’il est : un livre sur les coulisses du pouvoir, signé à quatre mains.
Le calendrier, lui, reste un sujet sensible : Bruno Retailleau s’est dit furieux contre les dates retenues pour la présidentielle. Ce sont ces enjeux-là qui occuperont les mois à venir.
Reste à surveiller si l’intéressé réagit un jour à ces lignes. À ce stade, la source ne mentionne aucune réaction de sa part, et la prudence reste de mise.
Une réplique de roman n’est pas un aveu : voilà l’essentiel de l’histoire. Pour qui aime les coulisses, ce que Brigitte Macron lâche sur ceux qui « ne méritaient pas » son mari a de quoi relancer la curiosité. Et côté sondages, ce retournement de situation que personne n’avait vu venir pour 2027 mérite aussi un détour.