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Présidentielle 2027 : ce retournement de situation que personne n’avait vu venir

Publié par Elodie le 15 Juin 2026 à 10:09
Présidentielle 2027 : ce score du RN que personne à gauche ne semble pouvoir rattraper
Jordan Bardella en gros plan, souriant légèrement, regard vers le haut

À moins d’un an du scrutin, les premiers sondages pour la présidentielle 2027 tombent. Et ils dessinent un paysage politique où la gauche peine à exister face à un Rassemblement national écrasant. Le dernier baromètre Opinionway pour le Journal du Dimanche révèle un duel inattendu… mais surtout un gouffre que personne ne comble.

Présidentielle 2027 : le RN survole, Édouard Philippe résiste

Les chiffres sont sans appel. Dans les trois configurations testées par l’institut Opinionway les 10 et 11 juin, le candidat du Rassemblement national domine systématiquement le premier tour. Qu’il s’agisse de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella, le parti récolte entre 33 % et 35 % des intentions de vote. Un niveau qui ferait passer n’importe quel adversaire pour un figurant.

Derrière ce mastodonte, un seul nom parvient à tirer son épingle du jeu côté bloc central : Édouard Philippe. L’ancien Premier ministre se stabilise à 19 % dans les deux hypothèses où il est testé. C’est suffisant pour rester le principal challenger du RN, mais encore très loin du compte pour imaginer un vrai bras de fer au second tour.

L’institut a d’ailleurs fait un choix notable. À trois semaines de la décision de la Cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires européens du RN, Opinionway n’a pas tranché entre Le Pen et Bardella. Un « candidat du RN » générique, donc. Comme si le nom importait peu, seul le sigle comptant désormais.

Quand Gabriel Attal remplace Philippe comme représentant du bloc central, le tableau ne change pas fondamentalement. Le secrétaire général de Renaissance plafonne à 14 %, et le RN grimpe même d’un cran à 35 %. La fracture entre le macronisme et l’électorat populaire semble plus profonde que jamais.

Mélenchon-Glucksmann : le duel à gauche qui ne mène nulle part

Voilà le vrai feuilleton de ce sondage. Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann arrivent au coude-à-coude dans chaque scénario. Treize pour cent chacun face à Philippe, 13 % contre 14 % face à Attal. Ils sont interchangeables dans les urnes, et c’est précisément le problème.

Car cette parité ne signifie pas une force partagée. Elle traduit une gauche fracturée qui n’arrive pas à dégager un leader capable de rivaliser avec le RN. Le candidat de La France insoumise et celui, encore non officiellement déclaré, de Place publique se neutralisent mutuellement. Glucksmann a pourtant réuni ses soutiens lors d’un meeting à Paris la veille de la publication du sondage.

La troisième hypothèse testée est peut-être la plus révélatrice. Sans Fabien Roussel ni Marine Tondelier dans la course, Mélenchon et Glucksmann grimpent tous les deux à 16 %. C’est mieux, mais le RN reste à 34 % — soit plus du double. Même en concentrant les voix de gauche, le fossé reste abyssal.

Ce sondage rappelle une réalité arithmétique cruelle. La gauche ne perd pas seulement face au RN, elle perd aussi contre le bloc central. Et le temps presse : à moins d’un an du scrutin, les lignes bougent rarement de façon spectaculaire.

Journal avec graphiques de sondages électoraux posé sur une table en bois

Ce que ce sondage révèle sur l’état réel de la présidentielle 2027

La recomposition politique engagée depuis la dissolution n’a visiblement pas profité à la gauche. Le sondage Opinionway, réalisé auprès de 901 personnes inscrites sur les listes électorales, affiche une marge d’erreur de 1,4 à 3,3 points. Même en poussant les curseurs au maximum en faveur de Glucksmann ou Mélenchon, aucun ne dépasse les 20 %.

Le vrai enseignement, c’est la solidité du socle RN. Que le bloc central présente Philippe ou Attal, que la gauche aligne deux, trois ou quatre candidats, le parti de Marine Le Pen ne descend jamais sous les 33 %. Ce plancher est devenu un plafond pour tous les autres.

L’absence de candidature unique à gauche pourrait devenir le sujet brûlant des prochains mois. Tant que Mélenchon et Glucksmann se partagent le même électorat, ni l’un ni l’autre n’a les moyens d’accéder au second tour. Et le camp d’en face le sait très bien.

À moins d’un an de l’échéance, un seul chiffre résume tout : 33 % contre 13 %. Le RN pèse deux fois et demie le poids du premier candidat de gauche. Si rien ne change, la présidentielle 2027 pourrait ressembler à un couronnement plus qu’à une élection.

Reste une question que tout le monde se pose à gauche sans oser la formuler à voix haute : qui acceptera de se retirer pour laisser une chance à l’autre ?

7 commentaires

  • M
    Minou 59
    17/06/2026 à 16:43
    Français, réveillez-vous! Laisser le RN prendre la direction de notre pays, ce serait une pure catastrophe pour notre démocratie aux yeux du monde! Pouah!
  • M
    Minou 59
    17/06/2026 à 16:40
    Français, réveillez-vous! Laisser le RN prendre la direction de notre pays, ce serait une catastrophe pour notre démocratie aux yeux du monde! Pouah!
  • M
    Minou 59
    17/06/2026 à 16:37
    Français, réveillez-vous! Laisser le RN prendre la direction de notre pays, ce serait perdre notre image de la démocratie aux yeux du monde! Réfléchissez sur les enjeux qu'amènerait ce choix!Pouah!

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