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« C’est du sérieux » : Bardella se confie sur sa vie avec Maria Carolina — et règle ses comptes

Publié par Elsa Fanjul le 22 Avr 2026 à 22:27
Jordan Bardella interviewé sur le plateau de CNews et Europe 1, s'exprimant sur sa vie avec Maria Carolina

Depuis que Paris Match a dévoilé leurs photos en Corse, Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles sont au centre de toutes les attentions. Ce 21 avril, sur le plateau de CNews et Europe 1, le président du RN a décidé de jouer cartes sur table face à Laurence Ferrari. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a esquivé aucune question — pas même celles qui fâchent.

Des photos en Corse qui ont tout déclenché

Tout a basculé le 9 avril dernier. Ce jour-là, Paris Match publie des clichés exclusifs montrant Bardella et la princesse en balade romantique dans la baie d’Ajaccio. Deux silhouettes décontractées, loin des caméras parlementaires, immortalisées en pleine escapade corse. En quelques heures, les images font le tour des rédactions et des réseaux sociaux.

Jordan Bardella et la princesse Maria Carolina se promènent main dans la main sur la promenade d'Ajaccio face au golfe

Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, 22 ans, héritière d’une des plus anciennes dynasties européennes, n’a pas commenté publiquement ces photos. Le silence de la jeune femme contraste avec l’avalanche médiatique qui s’est abattue sur le couple. Côté Bardella, la discrétion n’était plus une option. Chaque passage en plateau ou en studio devenait l’occasion d’une question sur sa vie sentimentale.

Et c’est précisément ce qui s’est produit face à Laurence Ferrari, dans un entretien censé porter sur le pouvoir d’achat et la politique internationale. Mais la journaliste n’allait pas laisser passer l’occasion de poser LA question.

« Nous avons décidé de ne plus nous cacher »

Bardella n’a pas botté en touche. Bien au contraire. Le président du RN a d’abord posé le cadre, celui d’un homme politique de 30 ans confronté à une exposition permanente. « Au niveau où je fais de la politique, il est très compliqué pour moi de conserver une vie privée », a-t-il confié. « La pression, elle est toujours là. »

Le député européen ne se plaint pas. Il constate. Et situe cette pression dans une perspective plus large : celle d’une éventuelle candidature à la présidentielle. « Compte tenu des responsabilités que j’ai aujourd’hui, de celles que j’aspire à avoir dans les prochains mois si nous gagnions les élections, la pression sera d’autant plus forte », a-t-il ajouté, avant de glisser : « Je m’y suis habitué et ça fait partie des mauvais côtés. »

Jordan Bardella en gros plan, souriant légèrement, regard vers le haut

Puis le ton change. Plus personnel, plus direct. « Nous avons décidé de ne plus nous cacher, d’assumer. C’est du sérieux, comme dirait l’autre. » En une phrase, celui qui avait longtemps entretenu le flou sur sa vie amoureuse officialise sans ambiguïté sa relation avec Maria Carolina. C’est net, c’est assumé, et c’est rare chez un homme politique de ce niveau en France.

Mais assumer un couple au grand jour ne signifie pas tout accepter. Et la suite de l’interview a pris un tour nettement plus combatif.

Le Monde, le jet privé et « n’importe quoi »

Laurence Ferrari a mis sur la table un épisode qui avait agité les médias quelques jours plus tôt. Le journal Le Monde avait publié un article affirmant que Bardella s’était rendu en Corse en jet privé. Problème : l’information était fausse. Le quotidien a dû publier non pas un, mais deux rectificatifs.

Sur le plateau, Bardella n’a pas retenu ses coups. « N’importe quoi ! Je n’ai jamais voyagé en jet privé de toute ma vie », a-t-il lancé, visiblement agacé. L’épisode est révélateur d’un mécanisme bien rodé : une information non vérifiée circule, elle est reprise en boucle, puis corrigée discrètement — alors que le mal est fait.

Le président du RN en a profité pour élargir le tir. « Ce que je ne comprends pas de la part de la presse de gauche en l’occurrence, c’est qu’on utilise mes sentiments, en tout cas une relation amoureuse, pour m’attaquer personnellement. » Une accusation frontale, assumée en direct, qui dépasse le simple cas du Monde.

Car derrière la polémique du jet privé, c’est toute la couverture médiatique de son couple que Bardella conteste. Non pas le fait d’en parler — il vient de l’officialiser — mais la manière dont certains médias instrumentalisent cette relation à des fins politiques, selon lui.

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https://twitter.com/j_bardella/status/2046488422257242419

« Je m’érigerai toujours en bouclier »

C’est sans doute le passage le plus ferme de l’interview. Jordan Bardella a tracé une ligne rouge, clairement et publiquement. « Je le dis, je ne tolérerai pas qu’on attaque mon entourage, la personne qui partage ma vie », a-t-il déclaré face caméra.

Le ton était celui d’un avertissement, pas d’une plainte. « Je m’érigerai toujours en bouclier contre ça, parce que je considère qu’on peut être en désaccord politiquement avec quelqu’un sans s’attaquer aux gens qui sont autour. » Une position que tout le monde ne partage pas dans la classe politique, où les proches des élus sont parfois considérés comme des cibles légitimes par la presse.

Cette déclaration intervient dans un contexte particulier. Maria Carolina, par son nom et son lignage, cristallise les fantasmes. Princesse héritière du trône de Naples, issue de la maison de Bourbon des Deux-Siciles, elle incarne un monde que la gauche française associe volontiers à un entre-soi aristocratique. De quoi alimenter les critiques, mais aussi la fascination du grand public pour ce couple improbable entre un fils de Seine-Saint-Denis et une descendante de rois.

Ce que Bardella dit vraiment de Maria Carolina

Interrogé sur la manière dont sa compagne vit cette exposition médiatique permanente, Bardella a livré un portrait intime, chose rare chez lui. « Elle le vit très bien », a-t-il d’abord assuré. Puis il a développé, avec des mots choisis.

« C’est une femme extrêmement courageuse, intelligente, extrêmement élégante et qui a des qualités certaines. » Jusque-là, le compliment classique. Mais la phrase suivante révèle davantage : « Elle a cette solidité, un nom, un héritage, une histoire qui l’a peut-être conditionnée dès le plus jeune âge à une forme d’exposition. »

Autrement dit, Maria Carolina n’est pas une inconnue propulsée sous les projecteurs par hasard. Sa famille, habituée aux obligations dynastiques et aux événements publics depuis des générations, lui a donné des outils que la plupart des compagnes d’hommes politiques n’ont pas. Ses parents, eux, voient les mois à venir avec un mélange de confiance et d’inquiétude, conscients de ce qu’implique une potentielle campagne présidentielle.

Bardella a conclu sur une note personnelle, presque tendre pour un homme d’habitude très maîtrisé à l’antenne : « On arrive encore à se protéger. En tout cas, on est très heureux. »

Le calcul politique derrière l’officialisation

Faut-il voir dans ces confidences un simple élan sincère ? Peut-être. Mais en politique, rien n’est jamais gratuit. En officialisant sa relation avec une princesse, Bardella façonne aussi son image. Celle d’un homme stable, amoureux, protecteur — des qualités que les Français recherchent chez un candidat à l’Élysée, si l’on en croit les études sur les critères de vote.

Le parallèle avec d’autres couples politiques médiatisés est inévitable. Un élu au sommet de l’État, une compagne issue d’un univers radicalement différent, une presse partagée entre fascination et critique. La recette n’est pas nouvelle, mais elle fonctionne toujours auprès du grand public.

Reste une question ouverte : jusqu’où Maria Carolina acceptera-t-elle cette exposition ? Pour l’instant, la princesse de 22 ans n’a pas pris la parole publiquement. Son silence est peut-être sa meilleure arme. Ou simplement le signe qu’elle observe, avant de décider elle-même du rôle qu’elle veut tenir dans cette histoire qui ne fait que commencer.

Certains proches évoquent déjà des projets de mariage. D’autres rappellent que Bardella a toujours affirmé pouvoir partager sa vie avec quelqu’un qui ne pense pas comme lui. Quoi qu’il arrive, le couple le plus scruté de la politique française en 2025 a décidé d’avancer à découvert. Le plus dur, sans doute, reste à venir.

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