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Il tousse en 2022, enchaîne scanner et PET Scan en 24 heures : aujourd’hui en rémission, Florent Pagny passe encore un contrôle tous les trois mois

Publié par Hannah Maline le 05 Nov 2026 à 14:11

Un scanner, une IRM, un tube étroit, et des minutes qui n’en finissent pas. Pour beaucoup, ça suffit à serrer la gorge. Florent Pagny, lui, a dû y retourner encore et encore depuis 2022. Dans un documentaire diffusé sur M6, il avoue l’étape qu’il appréhende le plus, et surtout le petit stratagème qui l’aide à tenir.

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2022 : une toux, un scanner « dramatique » et un rendez-vous à 8h30

Tout est parti d’un détail presque banal. En 2022, Florent Pagny tousse, et cette toux ne passe pas. Il pense d’abord à un Covid. Puis il finit par prendre rendez-vous chez un médecin.

Le chanteur raconte la suite dans le documentaire Cancer : la vie devant, diffusé le mardi 3 novembre 2026 sur M6. « Mon premier scanner est dramatique », dit-il. Le verdict tombe : un cancer du poumon.

Le rythme s’accélère aussitôt. Le lendemain matin, à 8h30, il est déjà allongé pour un autre examen : « Je suis en train de faire un PET Scan. » Pas le temps de souffler, pas le temps de digérer.

Commence alors un long combat, mené loin de la scène. Il s’appuie sur son épouse, Azucena, et sur leurs deux enfants. Ce parcours, le chanteur l’a déjà évoqué à plusieurs reprises, comme dans cette confession aux accents glaçants sur sa maladie.

Aujourd’hui, il est en rémission. Et pourtant, sa façon d’en parler surprend : il ne se contente pas de décrire la peur. Il parle de ce que la maladie lui a laissé, et ce n’est pas ce qu’on imagine.

« Cette maladie m’a plus apporté qu’elle ne m’a enlevé »

C’est la phrase qui ouvre une autre lecture de son histoire. « C’est fou mais c’est comme ça. D’un seul coup, ce cancer a boosté tout ce qu’il y avait autour de moi », confie-t-il. Pas de discours héroïque, plutôt un constat presque étonné.

Cela ne veut pas dire que tout est derrière lui. Le chanteur reste lucide sur la fragilité de sa situation. « Je suis toujours dépendant de cette bêtise-là ! », lançait-il à Gala.

Il ajoutait que la maladie peut réapparaître à tout moment et que « ce n’est jamais terminé ». Il précisait aussi qu’il ne suivait alors aucun traitement : selon ses mots, l’immunothérapie n’a pas marché, mais cela ne lui fait pas plus peur que ça.

Cette lucidité se retrouve dans ses mots sur le suivi. Ses nouvelles, parfois mauvaises, il les a déjà partagées, comme dans cet aveu sur un traitement qui n’a pas fonctionné.

Vivre en rémission, pour lui, c’est vivre avec une sorte d’épée de Damoclès. On apprend à la regarder en face. Reste à savoir ce qui, dans ce quotidien de contrôles, lui coûte vraiment le plus.

Car dans la longue liste des examens, il y en a un qui revient comme une appréhension. Il le dit lui-même, sans détour, dans le documentaire.

La réponse tient en un mot, et il n’a rien à voir avec la maladie elle-même.

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« Je suis claustro » : l’angoisse de la machine et le truc pour l’oublier

Voici donc ce qui le tracasse. Scanners, IRM : le chanteur n’y échappe pas, et c’est sans doute ce qu’il redoutait le plus. Florent Pagny est claustrophobe, et se retrouver coincé dans ces grosses machines médicales est loin de le rassurer.

Il ne le cache pas : « La seule chose que j’appréhende, c’est que je suis claustro, donc rentrer dans des IRM ou des scanners… » La phrase reste en suspens, comme si le reste allait de soi.

Face à cette peur, il a trouvé sa parade. « Je mets des trucs sur les yeux, je ne regarde même pas la machine », explique-t-il. Une solution toute simple : ne pas voir le tunnel pour ne pas le sentir se refermer.

Ce détail humanise un parcours souvent raconté sous l’angle de la voix et de la scène. Derrière le chanteur, il y a un patient qui se prépare mentalement à chaque examen, un cache sur les yeux et le calme comme seule arme.

Le plus frappant tient peut-être à ceci : cette angoisse, il la raconte avec légèreté. Ni drame ni pose. Comme s’il avait décidé de ne pas laisser la peur gagner du terrain.

Reste une question : combien de temps encore devra-t-il retourner dans la machine ?

Des contrôles tous les trois mois, pour « une bonne dizaine d’années »

La réponse, il l’a donnée en décembre lors d’une interview à Sept à Huit. Le suivi est strict : un examen tous les trois mois. « On sait tous que ce truc-là ne te quitte pas définitivement. Ce n’est pas une bronchite. »

Il ajoutait qu’il aurait encore des contrôles « pendant une bonne dizaine d’années ». Autrement dit, les scanners et les IRM font désormais partie de son calendrier, comme les concerts.

Car il a retrouvé la scène. La reprise n’a pas été sans accroc : une extinction de voix en pleine tournée l’a déjà rattrapé, il en parlait dans ce témoignage sur le pire des cauchemars pour un chanteur.

Ce quotidien rythmé par la surveillance dit quelque chose de la rémission : elle n’est pas une ligne d’arrivée. C’est un état, qu’on apprivoise trimestre après trimestre.

Et pour ceux qui traversent la même épreuve, le message est discret mais clair. On peut redouter un examen, trouver sa propre technique, et continuer à avancer. Florent Pagny l’a fait sans grand discours.

Son parcours a aussi nourri des annonces plus joyeuses, comme celle évoquée dans cette grande annonce après son combat.

Et la suite ? Elle se joue entre deux contrôles, loin des projecteurs, avec le soutien de ses proches.

Ce que ce documentaire laisse derrière lui

Le documentaire de M6 ne se contente pas de revenir sur la maladie. Il montre un homme qui a retrouvé le chemin des scènes sans oublier ce qu’il a traversé. La rémission, ici, n’a rien d’une victoire bruyante.

Ce que retient le public, c’est surtout la franchise. Un chanteur qui avoue sa claustrophobie, sa technique pour ne pas regarder la machine, et la certitude que les contrôles dureront longtemps.

Il rappelle aussi qu’il reste dépendant de la maladie, et que rien n’est jamais acquis. Cette honnêteté tranche avec les promesses de guérison définitive. Elle laisse une place à l’espoir sans le forcer.

Pour les prochains mois, le rendez-vous est déjà pris : un examen tous les trois mois, sans date de fin annoncée. Et d’ici là, le chanteur continue de se produire, d’après ce qu’il confie.

Quant à ceux qui voudraient comprendre comment un diagnostic s’annonce à ses proches, les confidences rassurantes qu’il avait livrées donnent un autre éclairage sur son état d’esprit.

Un cache sur les yeux, des contrôles tous les trois mois et un moral qui tient : voilà la recette d’un chanteur en rémission. Et si sa claustrophobie vous a marqué, l’histoire de ce jeune homme qui pensait juste être constipé vous glacera autrement. Quant à la voix qui l’a lâché en pleine tournée, la décision radicale qui a fait trembler ses fans vaut le détour.

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