« Une grossesse sur quatre s’arrête » : la révolte de Gennifer Demey, épouse d’Éric Antoine, après son deuil périnatal
Elle présente la météo sur M6, il fait de la magie à la télévision. Depuis leur mariage, Gennifer Demey et Éric Antoine semblaient filer le parfait amour. Mais derrière le sourire, la jeune femme a traversé une épreuve dont on parle trop peu. Elle raconte aujourd’hui ce qu’elle a ressenti, ce qui l’a mise en colère et la phrase qu’elle emploie pour décrire son mari.

Du mariage à l’église à une épreuve que personne n’avait vue venir
Tout allait vite, et bien. Le couple s’est officialisé il y a bientôt deux ans. En août 2025, Gennifer Demey et Éric Antoine se mariaient civilement.
En avril dernier, rebelote, mais à l’église cette fois. Familles, amis et proches du milieu étaient réunis pour les voir s’unir une seconde fois. Une belle fête, et un projet en tête : fonder une famille.
C’est là que le scénario a déraillé. Alors qu’elle attendait leur premier enfant, la présentatrice météo de M6 a vu sa grossesse s’arrêter. Elle l’a d’abord annoncé sur Instagram, sobrement, sans en dire beaucoup plus.
Ce lundi 19 octobre, elle a choisi de se confier davantage auprès de TV Mag. Selon le magazine, elle y parle sans filtre du deuil périnatal, parce qu’elle l’a vécu dans sa chair.
Et ce qui la révolte le plus n’est pas forcément ce que l’on imagine. Il y a un détail, un chiffre qu’elle répète, qui change complètement la façon de voir cette épreuve. On y vient.
Avant cela, un mot sur l’homme qui l’accompagne, Éric Antoine, qui avait déjà brisé le silence sur ses propres fragilités. Le couple a décidément le goût des confidences.
Choc, sidération, colère : ce que ressentent les femmes dont la grossesse s’arrête
Gennifer Demey ne parle pas seulement pour elle. Elle parle au nom de toutes celles qui ont connu la même chose. « Nous ressentons un choc suivi d’une tristesse énorme, il y a de la sidération et de la colère également », déclare-t-elle.
La colère, justement. Elle a un objet précis : ne pas avoir été informée ni préparée à cette issue. Personne ne lui avait dit que cela pouvait arriver, ni à quel point cela pouvait faire mal.
Et puis il y a ce mot, « fausse couche », qu’elle n’aime pas. Elle préfère parler d’arrêt de grossesse. Selon elle, l’expression courante laisse entendre que cette grossesse et ce bébé n’étaient pas vraiment réels.
Elle le dit sans détour : dès que les deux barres apparaissent sur le test, « on bascule dans le concret ». Un projet de vie se met en place, des images se forment, un avenir se dessine. Quand tout s’arrête, c’est un deuil, pas un simple incident.
Ce choix de vocabulaire n’a rien d’anodin. Il dit beaucoup de la façon dont ces épreuves sont perçues, minimisées, parfois passées sous silence. Mais le plus dur, d’après elle, est ailleurs : dans les questions qui tournent en boucle une fois que tout est fini.
Et ces questions, elle les énumère une par une, sans rien épargner.

« Une grossesse sur quatre s’arrête » : le silence qu’elle juge alarmant
Voilà le chiffre. « Une grossesse sur quatre s’arrête. Pourtant on n’en entend pas plus parler et je trouve ce silence alarmant », affirme Gennifer Demey. C’est tout le moteur de sa prise de parole.
Son constat est simple : une épreuve aussi répandue devrait être connue, expliquée, anticipée. Or, dit-elle, on découvre souvent l’arrêt de grossesse au moment où il arrive, seule face à ses doutes.
Parmi ces doutes, la culpabilité, qu’elle décrit avec franchise. Elle a ressenti « presque un peu de honte de ne pas avoir assuré ». Comme si son corps avait failli à une mission.
Les interrogations s’enchaînent alors. « Est-ce que j’ai fait quelque chose de mal ? Mangé quelque chose d’interdit ? Peut-être n’ai-je pas pris les bons compléments alimentaires ? » Puis : un problème d’incompatibilité avec son compagnon ? Son corps ne fonctionne-t-il pas ? Pourquoi ?
Cette litanie de « pourquoi » est peut-être la partie la plus universelle de son témoignage. Beaucoup de femmes s’y reconnaîtront, et c’est précisément ce qu’elle espère provoquer : que celles qui traversent cela se sentent moins seules.
Reste une question que le lecteur se pose forcément : comment tient-on après ça ? Sa réponse tient en quelques mots, et elle concerne son mari.
Éric Antoine, « l’homme 3.0 » qui « vient du futur »
Aujourd’hui, Gennifer Demey va mieux. « Je me sens apaisée de parler de tout ça, de mettre la lumière sur le deuil périnatal, sur ce que les femmes vivent », confie-t-elle. Parler, pour elle, fait partie de la guérison.
Pour traverser l’épreuve, elle a pu compter sur ses proches. Et surtout sur son époux. « C’est un mari exceptionnel », dit-elle. « Il me soutient dans tout ce que j’entreprends, m’accompagne et croit en moi. »
Le portrait qu’elle dresse d’Éric Antoine est plus que flatteur. Selon elle, c’est quelqu’un qui a « la parole libérée », une « écoute exemplaire », qui « communique merveilleusement bien ». Il donnera, assure-t-elle, la lumière dont elle a besoin sur ses combats.
Puis vient la formule, celle qui résume tout : « C’est un peu l’homme 3.0. Je crois qu’il vient du futur. » Une déclaration d’amour, mais aussi un portrait d’homme qui sait accompagner sans minimiser.
On comprend mieux pourquoi le magicien était, de son côté, capable de se confier sur des périodes bien plus sombres. La parole libre semble être une vraie valeur chez eux.
Ce que son témoignage pourrait changer, et ce qu’elle réclame
Gennifer Demey n’a pas parlé pour susciter la pitié. Son message est clair : faire de la place à ce sujet dans le débat public. Informer, préparer, accompagner, voilà ce qui, selon elle, manque aujourd’hui.
Son point de départ reste personnel. Elle regrette de ne pas avoir été préparée, et c’est cette absence qu’elle voudrait combler pour les autres. Parler du deuil périnatal, c’est déjà commencer à lever le tabou.
Le couple, lui, continue d’avancer, soudé. Éric Antoine, déjà passé par d’autres épreuves, notamment un divorce aux conséquences lourdes, trouve dans ce mariage un nouveau souffle, si l’on en croit les mots de son épouse.
Ce témoignage rejoint aussi celui de nombreuses personnalités qui, ces dernières années, ont choisi de prendre la parole sur des sujets intimes. La différence ici, c’est le ton : ni plainte ni règlement de comptes, mais un appel à regarder en face ce que beaucoup vivent en silence.
Reste à voir si cette parole aura un écho, et si d’autres femmes oseront à leur tour raconter. Les mots de Gennifer Demey, eux, ont déjà fait leur chemin.
Une chose est sûre : derrière le sourire de la météo, il y avait une histoire qu’elle a décidé de ne plus taire. Et si les confidences d’Éric Antoine vous touchent, sa phrase prononcée avant de partir pour l’hôpital raconte un tout autre moment de sa vie. Quant à ceux qui aiment les histoires de femmes qui parlent sans tabou, ce qu’Hélène Ségara a perdu en plus de son œil pourrait bien vous faire réfléchir.