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« On ne se doutait pas » : Harry Roselmack lâche un aveu glaçant sur PPDA après 40 témoignages

Publié par Hannah le 16 Juil 2026 à 12:17

Cinq ans que l’affaire Patrick Poivre d’Arvor secoue le paysage médiatique français. Depuis les premières accusations de Florence Porcel, plus de quarante femmes ont témoigné contre l’ancien présentateur du 20H de TF1. Un de ses anciens collègues, Harry Roselmack, vient de livrer un témoignage rare sur l’ambiance qui régnait à l’époque dans la rédaction.

Harry Roselmack

Une affaire qui a éclaté après des années de silence

Tout commence il y a cinq ans, quand Florence Porcel accuse Patrick Poivre d’Arvor de l’avoir violée à deux reprises, en 2004 puis en 2009. Le journaliste, figure incontournable de l’audiovisuel français pendant des décennies, dément aussitôt et porte plainte pour dénonciation calomnieuse.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Au fil des mois, d’autres femmes sortent du silence. Aujourd’hui, ce sont plus de quarante témoignages qui pèsent sur l’ancien présentateur, un chiffre qui a transformé une affaire isolée en dossier tentaculaire suivi de près par la justice française.

Le parquet de Nanterre a confirmé en juin dernier deux nouvelles plaintes pour agressions sexuelles, portant sur des faits datant de 2001 et 2011. Deux périodes différentes, deux plaignantes distinctes, mais un même nom qui revient sans cesse dans les dossiers judiciaires. Une situation qui rappelle d’autres affaires récentes où plusieurs plaintes s’accumulent avant que la vérité n’émerge vraiment.

Harry Roselmack décrit un homme connu pour sa vie amoureuse riche

Invité du podcast Vyraje animé par Sarah Bardin, Harry Roselmack a accepté d’évoquer son ancien collègue, qu’il a côtoyé pendant plusieurs années sur le plateau de TF1. Le présentateur de Sept à huit n’élude pas la question, mais il choisit ses mots avec prudence.

« Patrick était connu comme quelqu’un de séducteur, mais ça, c’était de notoriété publique », confie-t-il au micro. Selon lui, tout le monde savait que le journaliste menait une vie sentimentale « assez riche, assez fournie ». Rien d’inhabituel en apparence, dans un milieu où les réputations de séducteur circulent facilement.

Le compagnon de Jennifer Galap insiste pourtant sur un point crucial : cette réputation de charmeur ne laissait deviner aucune violence sous-jacente. Aucun signal, aucun bruit de couloir, aucune rumeur ne mentionnait des faits susceptibles de constituer des actes aussi graves que ceux évoqués aujourd’hui devant la justice.

Microphone de plateau télé vintage et documents judiciaires posés sur un bureau en bois

« Une contrainte, une violence » que personne n’avait vue venir

Comme dans d’autres affaires marquantes, c’est justement l’écart entre l’image publique et les accusations qui trouble le plus. Harry Roselmack va plus loin dans son témoignage, en livrant une phrase qui résume tout le malaise de l’époque.

« À aucun moment, on a pu se douter qu’il y avait des choses qui étaient faites sous la contrainte, sous la violence et incluant un irrespect du droit de la personne », affirme-t-il. Une déclaration lourde, qui distingue clairement la réputation de séducteur assumée publiquement, et les faits beaucoup plus graves aujourd’hui reprochés par la justice.

Ce témoignage arrive alors que Patrick Poivre d’Arvor, déjà mis en examen pour le viol de Florence Porcel, doit répondre de deux nouvelles plaintes. La première concerne des faits survenus en 2001, quand il présentait encore le journal le plus regardé de France. La deuxième porte sur 2011, soit deux ans après les faits dénoncés initialement par Florence Porcel.

Le contraste entre l’homme perçu en coulisses et celui décrit par les plaignantes illustre à quel point la frontière entre séduction assumée et emprise reste, pour l’entourage professionnel, presque impossible à percevoir de l’extérieur.

L’affaire PPDA continue son instruction, et chaque nouveau témoignage, qu’il vienne d’anciennes collègues ou de plaignantes, ajoute une pièce à un puzzle judiciaire encore loin d’être complet. Reste une question qui traverse toute la profession : combien d’autres témoins savaient sans jamais vraiment savoir ?

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